Où je vous parle de mon amour pour Being Human. (Attention, spoilers)

J’en ai parlé un peu par ici, beaucoup là et encore plus là. Si vous me suivez sur l’un ou l’autre, vous y avez eu droit : j’ai fait une rechute Being Human.
La faute à la nouvelle saison sans doute.
Ou pas.

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C’est drôle quand même, parce qu’au fond, cette série n’a rien d’exceptionnel. Elle est même pleine de défauts – très inégale surtout (il y a de très bons épisodes, comme de très mauvais)(enfin non, pas mauvais, juste moins bien). Le budget effets-spéciaux est limité tandis que le budget hémoglobine décolle à chaque saison. Mais elle a tout de même quelque chose qui la rend formidable : ses personnages. 

Je ne sais pas si c’est dû aux personnages en eux-mêmes ou plutôt aux acteurs qui les incarnent, aux scénaristes ou à la mise en scène mais cette série, je l’aime.

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Luther – Saison 1 et 2 [ BBC ]

Je ne sais plus pourquoi j’ai commencé à regarder cette série. Je crois que c’est parce que j’aimais les images que je voyais sur Tumblr, tout simplement. Je ne connaissais rien de la série, juste le nom du (anti) héros et le fait qu’il ne respectait pas toujours les règles en faisant son job.

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Pour être franche, le premier épisode m’a ennuyée. Je l’ai trouvé long et lent. J’ai attendu un mois au moins avant de m’y remettre. J’ai regardé l’épisode 2 et puis le 3. Et puis c’est bon, j’étais dedans. A la fin de la saison 1, Luther était déjà entrée au panthéon de mes séries préférées !

Luther, pour John Luther, inspecteur de police aux méthodes peu conventionnelles mais qui parvient toujours à ses fins pour arrêter les tueurs en séries. Car oui, John s’est un peu perfectionné dans la capture de tueurs en séries. Ce qui fait la merveille de cette série c’est qu’à la différence d’autres séries du genre, comme par exemple Esprits Criminels, où on cherche en même temps que l’équipe qui est le coupable, dans Luther, on le sait souvent depuis le début et on le voit même commettre ses crimes.

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La série se veut réaliste et c’est réussi. L‘atmosphère est lourde sans être sombre, les crimes sont crédibles, sans être sanglants (un épisode fait office d’exception qui confirme la règle) à tel point qu’ils pourraient s’apparenter à de simples faits divers – si on fait abstraction du fait que ce sont des crimes en série.

Tout l’intérêt réside alors dans le fait de voir John rentrer dans la tête de ces tueurs, à la façon d’un profiler, pour savoir, non pas qui ils sont, mais où ils vont attaquer ensuite, et surtout pourquoi. Et souvent, c’est le pourquoi le plus violent (oh le double épisode final de la saison 2! Vous n’en ressortirez pas indemne). John Luther, c’est un peu le Sherlock Holmes des tueurs en séries. A la différence qu’il est encore plus intelligent que Sherlock (si si, c’est possible, le double épisode final de la saison 2 vous le prouvera !)

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La série ne serait rien sans ses personnages. Certaines séries misent tout sur l’intrigue ou la réalisation au détriment des personnages. Ce n’est pas le cas dans Luther (ni dans la majorité des séries britanniques que je regarde d’ailleurs). Tout le long de la série, l’accent est mis sur les personnages, sur leur personnalité, leur rapport aux évènements, et puis surtout sur les relations entre eux.

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Il y a tout d’abord l’amitié entre John et Justin Ripley, sergent qui a fait pression pour devenir son équipier, en envoyant trois lettres par semaine pendant 9 mois. Et puis la relation de jet’aimemoinonplus avec Zoe, sa (future ex) femme qui aura profité de leur séparation et de sa mise à pied pour se trouver un autre compagnon. Il y a la relation tendue entre John et Mark North, le nouveau copain de sa femme, qui finira par passer de la haine à un mutuel respect profond, pour ne pas dire à l’amitié. Et puis il y a Jenny, la jeune fille rebelle qui réussira malgré tout à rendre John un peu plus humain. Et bien sûr, il y a la fascination mutuelle entre John et Alice Morgan, victime et meutrière de ses parents, celle qui aura réussi le crime parfait et que John n’aura pas réussi à confondre (l’aurait-il fait s’il avait pu ?)

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L’autre atout majeur de la série est sans conteste son casting. Avec en tête, son acteur principal, Idris Elba. Et le seul mot qui me vient pour le décrire c’est captivant. Il attire, il fascine, il a ce petit_truc_qui_fait_que. Il partage l’affiche avec Warren Brown, le touchant et fidèle Justin (et que certaines ont pu voir en copain délaissé dans Single Father) et Ruth Wilson (la formidable Jane Eyre) en Alice Morgan, génie, psychopathe, capable de tuer quand elle s’attache. Auxquels on peut ajouter, entre tant d’autres, Saskia Reeves (Island at War), Indira Varma (Suzie dans Torchwood), David Dawson (l’adorable Byron de Secret Diary) ou encore Paul McGann (le 8ème Docteur !); et Aimee-Ffion Edwards  dont j’ai une réelle affection pour le personnage que je découvrais véritablement pour la première fois ici.

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En bref, voilà une série captivante dont les personnages et les intrigues ne laisseront personne indifférent. A voir !

Et bonne nouvelle : diffusée tout d’abord sur Canal +, c’est maintenant Jimmy qui reprend la série. La première saison sera diffusée à partir du mercredi 24 octobre, à 20h45 (ce soir donc !), à raison de 2 épisodes par soirée. Je ne sais pas ce que vaut le doublage, mais n’hésitez pas à jeter un oeil !

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My life in film [BBC – 2004]

My life in film est une mini-série créée par Mark Chappell et diffusée en 2004 sur BBC Three (puis sur BBC Two). Et c’est une des séries les plus drôles que j’ai regardé ces dernières années (il faut dire aussi que je regarde peu de séries humoristiques…)

My life in film c’est l’histoire de Art : apprenti scénariste et réalisateur de films à petit budget. Art est un génie. Mais à part lui, personne ne l’a encore remarqué. Aussi, en attendant de voir un jour son génie reconnu et de pouvoir alors réaliser ses propres films, il travaille dans un petit cinéma avec son meilleur ami Jones. Comme si être un génie méconnu de tous ne suffisait pas, Art voit un autre problème se profiler à l’horizon : Beth, la petite copine de Jones – et par extension, son ennemi : elle éloigne Jones de Art. Quelle horreur ! Surtout que Art est allergique à Beth…

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The Promise (Le Serment)

Le Serment réalisée par Peter Kosminsky. Cette mini-série de 4 épisodes de 1h30, nous emmène sur les traces de Erin Matthews (Claire Foy, admirable), jeune anglaise, qui part elle-même sur les traces de son grand-père Leonard « Len » Matthews (Dominic Cooke, magistral), ancien soldat britannique ayant servi pendant la Seconde Guerre Mondiale et envoyé ensuite en Palestine, un territoire qui fut sous mandat britannique de 1923 jusqu’au retrait des troupes, en 1948.

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Monroe – ITV

Monroe (ITV), deux saisons de 6 épisodes, créée par Peter Bowker.
Avec : James Nesbitt (Gabriel Monroe), Tom Riley (Lawrence Shepherd), Sarah Parish (Jenny Bremner), Andrew Gower (Andrew Mullery), Luke Allen-Gale (Daniel Spinger), Michelle Asante (Kitty Wilson), Christina Chong (Sarah Witney) etc.

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La raison pour laquelle j’ai commencé à regarder cette série tiens en deux mots : Tom. Riley.

Oui, je suis faible, il m’en faut peu pour me motiver. Surtout qu’à la base, je ne suis pas une grande adepte des séries médicales : je n’ai jamais regardé Urgences, Grey’s Anatomy, je ne suis pas allée au bout de Mercy Hospital et j’ai dû regarder 3 saisons de Dr House avant de m’en lasser.

D’ailleurs, au vu des premières minutes, j’ai eu peur de tomber sur un nouveau House : un chirurgien totalement non-affecté par les patients, qui se retrouve face à des cas compliqués et qui ne parle que pour lancer des piques cinglantes. Au final, bonne surprise : rien de tout ça. Monroe est justement trop proche de ses patients – contrairement à sa collègue Jenny.

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La série s’appelle Monroe, mais les personnages ont tout autant d’importance les uns que les autres – ce sont d’ailleurs eux qui font tout l’intérêt de la série : Gabriel Monroe bien sûr, mais aussi Jenny Bremner, chirurgien cardiaque qui ne semble avoir de sentiments que pour une personne (et non, ce n’est pas Monroe!); Lawrence Shepherd, anesthésiste et meilleur ami de Monroe (et grand amateur de toasts!); Sally Fortune, infirmière; Lee Bradley, ambulancier et bookmaker a ses heures perdues… Et bien sûr les stagiaires : Daniel Springer et Kitty Wilson en neuro-chirurgie, Andrew Mullery et Sarah Witney en chirurgie cardiaque. Et puis aussi la future ex-femme de Monroe, et son fils, futur étudiant en philosophie qui laisse la voiture en ville quand il a trop bu (Good boy).

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(C’est bon les toasts)

Tout ce petit monde se croise dans les couloirs de l’hôpital, dans la salle de repos pour boire un café et manger de toasts ou chez Monroe, autour d’un partie de poker. Ils sont drôles et attachants, agaçants parfois, suprenants aussi, et avec tellement de défauts – Andrew Mullery et Kitty Wilson sont encore ceux qui ont le moins de choses à se reprocher. On sent que les acteurs ont pris beaucoup de plaisir à tourner et surtout qu’ils ont bien étudié leur sujet : on croirait presque qu’ils comprennent parfaitement tout ce dont ils parlent ! (et qui sait, c’est peut-être le cas !)

Je ne sais pas si la série se veut réaliste, mais en tout cas elle est divertissante et touchante. Et même si en temps normal je suis plutôt du genre à aimer les « tout est bien qui finit mal », là j’avoue que les « tout est bien qui finit bien » me ravissent. Au fond, dans Monroe, ce n’est pas l’acte chirurgical qui compte le plus, mais bien la réaction des proches, le comportement des gens face à la maladie, à l’opération, la relation entre patient et médecin – les médecins essayent de faire comprendre le plus possible les risques aux familles, mais quand les choses se passent mal, ça retombe toujours sur eux. Si Bremner arrive à se détacher quelque peu de tout cela, c’est bien plus compliqué pour Monroe : il n’a pu sauver sa fille, et s’en voudra toute sa vie.

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La série doit aussi beaucoup a sa réalisation. Certains risquent de vite se lasser de ces plans accélérés, de ces fondus enchainés, de ces gros plans sur le grille-pain et les écrans ou de les voir déambuler dans les couloirs de l’hôpital, voire de cette omni-présence de la musique. Personnellement, je trouve que c’est là d’une des qualités : c’est toujours en mouvement, on ne s’ennuie pas. Pour ce qui est de la musique, j’approuve cette omni-présence. Il me plait ce neurochirurgien qui se crée des playlists en fonction des opérations à faire. Ça change des séries (médicales) où la musique n’apparait qu’aux moments larmoyants.

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(Choupi Mullery)

Voilà d’ailleurs un autre bon point : malgré son sujet, la série ne sombre jamais dans le pathos (ni dans le soap malgré les états d’âmes de certains personnages). Bien au contraire, elle se veut positive : tout est clair et lumineux, les opérations se font dans la bonne humeur malgré les risques, il n’y a pas d’animosité entre eux, ils ne se tirent pas dans les pattes et ne cherchent pas à montrer par dessus tout que l’un est plus fort que l’autre. La série cherche à divertir plus qu’à montrer la réalité du milieu, et sur ce point, c’est réussi : elle a un côté optimiste qui la rend captivante.

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