Pourquoi je ne pourrai jamais être minimaliste.

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Je suis actuellement en plein dans les cartons pour mon déménagement et je me suis rendue compte de deux choses :

  • J’ai beaucoup trop de trucs inutiles.
  • Je ne pourrai jamais être minimaliste.

Pendant très longtemps, j’ai fantasmé devant des photos d’appartements à la décoration minimaliste. Je rêvais d’un intérieur épuré aux tons pastels, avec le strict minimum, où chaque chose à sa place. Mais au fil des ans il a fallu que je me rende à l’évidence : je ne pourrai jamais être minimalisme.

Pour une raison assez simple : je suis trop sentimentale.

Certains me qualifieraient plutôt de matérialiste mais non, c’est vraiment une question de sentiments. Selon Le Robert, une personne matérialiste est « une personne qui recherche des jouissances et des biens matériels ».

Me concernant, je ne prends pas plaisir à posséder les biens matériels, et je n’ai rien d’une acheteuse compulsive, ni impulsive. Comme je suis du genre à regretter mes achats, je prends toujours le temps de réfléchir, de me demander pourquoi j’achète ce produit, s’il va vraiment me servir, etc. Cela au grand désarroi parfois des gens qui m’accompagnent : je peux passer une heure dans un magasin avec un produit dans la main pour finir par le reposer et repartir sans rien.

Parce qu’au final, ce n’est pas l’objet en lui-même qui m’intéresse, mais l’histoire, le souvenir qui va avec. J’arrive très facilement à me séparer de vêtements et de livres mais beaucoup moins de mes billets, flyers ou programmes de théâtre. Chacun de ces objets me rappelle un séjour à Londres, une soirée au théâtre, une rencontre à la stage door, un moment partagé avec ma sœur ou une amie.

Il en va de même pour ces achats qu’on pourrait qualifier de futiles comme les Funko Pop, les affiches de films ou les fanarts. Ce sont des souvenirs, des représentations physiques du plaisir que j’ai ressenti en regardant tel film ou en lisant tel livre, de l’attachement que je porte à tel personnage.

J’ai aussi tendance à garder tout ce que l’on m’offre car j’accorde beaucoup de valeur aux cadeaux. Plus que le cadeau en lui-même, c’est son histoire qui a de la valeur pour moi : qui me l’a offert, dans quelles circonstances, ce que j’ai ressenti en l’ouvrant…

C’est comme partir en vacances et prendre plein de photos en souvenir. Je vois ces objets futiles, ces papiers encombrants, ces vieilleries qui prennent la poussière comme les photos-souvenirs de mes sentiments.

1 comment

  1. Je me retrouve tellement dans ton article ! Comme toi, je ne suis pas une acheteuse compulsive ou impulsive, question à la fois de moyens et de caractère : je réfléchis toujours avant d’acheter et il n’est pas rare que je regrette mes rares acquisitions impulsives.
    Et comme toi, je ne pourrais pas être minimaliste car je suis sentimentale et attachée à bien des objets qui se sont accumulés au fil de ma vie. Je garde tous les tickets de cinéma (sauf quand ce sont des tickets, style tickets de course), les prospectus des endroits où je suis allée (sachant que j’accumule les carnets de voyage…), les trucs de quand j’étais petite…
    Par contre, je me détache des livres que je n’ai pas aimé, j’ai également beaucoup trié CD et DVD ces dernières années.
    En tout cas, je partage totalement tes sentiments !

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