[Musical] The Last Five Years

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J’ai découvert The Last Five Years en 2016, quand je suis allée voir la production du St James Theatre avec Jonathan Bailey et Samantha Barks. Ça avait été un vrai coup de coeur et la comédie musicale s’est immédiatement classée dans mon top 5 !

Pourtant, ce n’était pas gagné. La veille du spectacle j’avais vu l’adaptation avec Anna Kendrick et Jeremy Jordan, et même si je l’avais regardée sans déplaisir, j’étais quelque peu sceptique.

Heureusement, si le film rend l’ensemble un peu confus, quand on le voit sur scène, tout a beaucoup plus de sens et de force.

Il faut savoir que The Last Five Years est un spectacle assez singulier Tout d’abord, il n’y a que deux personnages – Cathy et Jamie.  Ensuite, ils ont une chronologie inversée : Cathy raconte leur histoire de la rupture jusqu’à leur rencontre, et Jamie au contraire, la raconte du début de leur rencontre, jusqu’à la rupture. Et surtout : les deux acteurs ne sont sur scène, ensemble, que l’espace d’une chanson. Le reste du temps, il n’y a soit que Cathy, soit que Jamie présent sur scène, en train de raconter son moment de l’histoire.

« I’ve got a singular impression things are moving too fast »

Ce que j’aime le plus dans ce spectacle, outre sa construction originale, c’est comment chaque chanson se répond. Par exemple dans Still Hurting, Cathy raconte que son histoire avec Jamie est terminée. Juste après, dans Shiska Godess, Jamie chante son amour pour Cathy. C’est ainsi pendant tout le spectacle : les événements mentionnés dans une chanson sont mis en lumière dans la suivante.

Une autre des nombreuses raisons pour lesquelles j’aime ce spectacle c’est qu’il est difficile, voire impossible de se faire un avis sur les personnages. Peut-on aimer Jamie en sachant ce qu’il a fait à Cathy, même s’il n’a jamais cessé de croire en elle et de la soutenir ? Peut-on aimer Cathy alors qu’elle ne cesse d’en vouloir à Jamie d’avoir réussi quand elle, elle a échoué ? Jason Robert Brown laisse cela à l’interprétation du spectateur. Still Hurting ferait pencher la balance vers Cathy. Mais plus tard vient If I didn’t believe you et là, on doute.

(Je ne résiste d’ailleurs pas à vous mettre la vidéo de l’audition du formidable Jonathan Bailey)

« A moment comes to life / And I’m a part of that »

La construction si particulière fait qu’on a l’impression de voir un tout nouveau spectacle à chaque fois. J’ai vu le spectacle trois fois à ce jour : en 2016 donc, avec Jonathan Bailey et Samantha Barks dans les rôles principaux. J’ai aussi vu la version « lockdown » il y a quelques mois, avec Lauren Samuels et Danny Becker, totalement mise en scène et tournée à distance, avec chaque acteur dans son appartement. C’était vraiment excellent ! 

Et puis en mars dernier, j’ai découvert la version du Southwark Playhouse, avec Lydia White et Oli Higginson. Qui est à ce jour ma préférée d’entre toutes ! J’étais vraiment impatiente de découvrir cette nouvelle production où les deux acteurs étaient ensemble sur scène, pendant toute la durée du spectacle. Et comment vous dire que cette version est somptueuse ! La mise en scène est originale et sublime, les deux acteurs plus qu’excellents – une pure merveille !

Le run du spectacle a été écourté à cause de la pandémie, mais la bonne nouvelle c’est que la merveilleuse version du Southwark Playhouse a été filmée et sera diffusée sur stream.theatre du 26 au 29 novembre. Les billets pour assister au stream coûtent £18.

J’ai déjà mon billet pour le jeudi 26, mais il est fort possible que j’en prenne un aussi pour le 27. Et peut-être le 28. Voire le 29.

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