La frustration de la connaissance

Le savoir et la connaissance, c’est merveilleux.

Mais c’est aussi frustrant.

Savoir que les choses existent, mais ne pas être en mesure de les expérimenter et découvrir, c’est frustrant.

Savoir que les choses existent dans un lieu étranger, mais ne pas être en mesure de les retrouver là où on vit, c’est frustrant.

De la connaissance naît le manque et du manque naît la frustration.

Quand je vais au Portugal ou en Angleterre, il n’y a pas un jour sans que je me dise « Pourquoi on n’a pas ça en France ? ».

Je me fais la même réflexion quand je regarde un film américain ou un drama coréen. Parce que je ne suis pas en mesure d’aller à Target au milieu de la nuit, ni de manger des Bungeo-ppang à tout moment de la journée.

Et c’est frustrant.

Quand je vais à Londres,  je prends rarement le temps de faire de nouvelles découvertes. Pourquoi ? Parce que je ne peux pas aller boire un Cats-accino au Theatre Café, ou déguster un cinnamon social chez Ole & Steen quand l’envie me prend – ils n’existent pas en France. Je ne peux pas non plus aller acheter des livres chez Waterstones à 22h – les librairies n’ouvrent pas aussi tard en France. Ou rentrer à la National Portrait Gallery pour aller aux toilettes et en profiter pour faire le tour du musée – les musées ne sont pas gratuits en France.

Alors quand j’y vais, je profite de mon séjour pour revisiter mes endroits préférés. Pour combler ce manque.

Et c’est frustrant. Parce que j’aimerais pouvoir découvrir de nouveaux endroits.

De la même façon, quand on va au Portugal, on revient toujours avec la voiture chargée de produits qu’on ne trouve pas en France (ou alors beaucoup plus chers). Sauf qu’à bien y réfléchir, c’est bête car aucun de ces produits ne va nous durer éternellement. Mais il nous est difficile de n’en profiter que les quelques semaines qu’on passe là-bas.

Et du coup je me demande : est-ce qu’il ne serait pas mieux parfois de rester dans l’ignorance ? 

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