Lockwood & Co : L’escalier hurleur – Jonathan Stroud

Aujourd’hui le thème du mois anglais c’est « Fantômes » et j’ai le livre parfait pour l’occasion : « L’escalier hurleur » de Jonathan Stroud, le premier tome de la saga « Lockwood & Co ». Un roman pas si jeunesse que ça et bien plus sombre qu’il n’y parait.

Déjà il faut savoir que je suis totalement fan de Jonathan Stroud, sa trilogie de Bartiméus fait partie de mes meilleures découvertes littéraires. C’est donc un réel plaisir à chaque fois de me plonger dans un de ses romans. Lockwood & Co ne fait pas exception à la règle.

Dans cette nouvelle série nous faisons la connaissance de Lucy Carlyle, Anthony Lockwood et George Cubbins, des chasseurs de spectres. En effet, depuis une cinquantaine d’années, le pays subit une attaque sans précédent de fantômes de tous types qui terrorisent les habitants – quand ce n’est pas pire. Des agences psychiques ont alors été créées afin d’aider les britanniques à se débarrasser de ces Visiteurs. Les enfants étant les plus sensibles à ces présences psychiques, les agents étaient alors recrutés dès lors que leur Talent (leur capacité à sentir ces êtres fantomatiques) se manifestait. Lucy intègre l’agence d’Anthony Lockwood après une mission qui ne s’est pas terminée comme elle l’espérait. Et c’est là que commence l’histoire de notre trio de choc.

J’ai retrouvé dans « L’escalier hurleur » ce qui m’avait tant plu avec Bartimeus (les notes de bas de page en moins), à savoir des personnages jeunes mais forts et intelligents, courageux mais pas infaillibles; un Londres moderne et alternatif à l’ambiance victorienne malgré tout, et surtout une absence de romance. Sans oublier l’humour subversif et sarcastique qui fait le charme des personnages de Jonathan Stroud. Il a cette capacité à écrire des personnages jeunes sans les infantiliser, ni les rendre plus héroïques que ne le seraient de vrais adolescents de 15 ans. Bien au contraire, Lucy apparait quelque peu arrogante dans les premiers chapitres, à toujours dénigrer ce pauvre George. Mais au fil des pages on finit inévitablement par s’attacher à ces trois héros qui ne s’en laissent par compter par les spectres assoiffés de sang, ni les agents concurrents qui veulent couler leur entreprise. J’aurais énormément de choses à écrire sur ces trois jeunes chasseurs, notamment Anthony et George, mais je ne voudrais pas vous gâcher la surprise.

Ce premier tome annonce le ton : les fantômes sont violents, cruels, meurtriers. Nos trois héros vont devoir faire face à des spectres sanguinaires et rien ne dit qu’ils ressortiront indemnes de ces affrontements. Je l’avoue : tout le passage dans la chambre rouge m’a donné des frissons. Je n’avais aucun mal à me représenter la scène et c’était terrifiant. J’ai laissé la lumière allumée quelques longues minutes après avoir fini le roman. Jonathan Stroud ne laisse pas un instant de répit au lecteur, les rebondissements et les mystères s’enchainent et vous ne verrez pas le temps passer. Un conseil d’ailleurs : n’accompagnez pas votre lecture d’une tasse de thé, vous risqueriez de l’oublier et de le boire froid tellement vous serez plongés dans le roman.

Lockwood & Co : L’escalier hurleur – Jonathan Stround | Livre de poche | 2016
Un terrible fléau s’abat sur Londres : des fantômes s’introduisent dans les maisons, et terrorisent les occupants. Quand ils ne tentent pas de les assassiner. Lucy, talentueuse chasseuse de Spectres, intègre l’agence du déjanté Anthony Lockwood pour une première mission très périlleuse : neutraliser un sanguinaire Duc Rouge dans un sinistre manoir au fin fond de la campagne anglaise. Ajoutez à cela un Escalier Hurleur, une chambre de torture, des squelettes derrière les portes, des agences concurrentes prêtes à tout pour vous nuire et pas une minute pour prendre le thé !

5 comments

  1. Alizée says:

    J’allais faire un commentaire mais je ne sais pas si tu les as tous lus, donc motus (hello message utile). Hmm. Même mon personnage préféré est un peu un spoiler 🤔Bon, bref, j’aime beaucoup la série, merci pour la découverte !

  2. rachel says:

    oui didonc…cela semble assez noir…pas du romantique a plein nez, comme on en voit trop dans ce style de livre….oui sacre serie…

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