#Girlboss – Sophia Amoruso

L’arrivée de la série Girlboss sur Netflix était l’occasion idéale de revenir sur le livre dont elle est (vraiment) très librement inspirée.

Plus qu’une autobiographie, #Girlboss de Sophia Amoruso est un vrai manifeste à destination des entrepreneuses, une sorte de mode d’emploi pour devenir une #Girlboss. C’est un livre fascinant et inspirant ! En plus de revenir sur son parcours, Sophia Amoruso a demandé à d’autres #Girlboss de partager leur propre expérience: Christene Barberich, (rédactrice en chef de Refinery29), Jenné Lombardo (fondatrice de The Terminal Presents), Leandre Medine (créatrice de Manrepeller.com) et d’autres encore. Comme elle, ces #Girlboss sont parties de rien et ont réussi là où on ne les attendaient pas.

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iBoy – Kevin Brooks

J’ai découvert il y a peu que Netflix avait adapté ce livre de Kevin Brooks. Je me suis dit que c’était l’occasion de revenir sur ce roman que j’ai lu lors de sa parution en 2011 et qui m’avait laissé un excellent souvenir ! Je me souviens qu’en lisant le résumé, ma première réflexion avait été qu’avec un tel point de départ (un garçon de 16 ans qui se retrouve avec un iPhone dans la tête)le roman ne pouvait qu’être fun.

Je n’aurais vraiment pas pu être plus loin du compte.

Attention, ce qui suit révèle certains éléments de l’histoire.

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Café givré – Suzanne Selfors

Titre : Café Givré
Titre VO : Coffehouse Angel
Auteur : Suzanne Selfors
Editeur : Flammarion (Tribal)

Café Givré

4ème de couverture : « Vous croyez aux signes ? La foudre qui frappe une voiture dont vous sortez à l’instantt, un chat noir qui traverse votre chemin… Vous voyez ce que je veux dire ? Le hasard, peut-être. Moi, je n’y ai jamais cru, à ce genre de trucs. Avant de le rencontrer, lui » Chez Anna est un petit café où le temps s’est arrêté. Katrina y vit paisiblement avec sa grand-mère. Jusqu’au jour où la magie et la poésie s’immiscent dans sa vie.

L’histoire se passe à Nordby, un village scandinavien purement fictif, mais librement inspiré de la vraie ville de Poulsbo (Washington). On y suit Katrina, 16 ans, lycéenne sans talent si ce n’est servir les clients du café de sa grand-mère Anna et faire la conversation aux plus agés. Elle n’a peut-être pas de talent, mais une grande qualité : sa gentilesse. Aussi, lorsqu’un matin avant l’ouverture du café elle voit un jeune homme recroquevillé contre la porte, elle n’hésite pas à lui offrir une boisson chaude et des douceurs – et ce, même si ce type l’effraye un peu… Qu’il soit un psychopathe ou un simple sans domicile, il fait froid dehors, tout le monde devrait avoir droit à un café.

Elle découvrira le lendemain que ce jeune homme n’était ni un psychopathe, ni un sans domicile, juste… un ange. Un messager pour être précise – plus Hermès qu’ange en fin de compte. Malcolm (c’est le nom de l’ange), pour la remercier de sa gentilesse, lui offre ce qu’elle désire le plus au monde. Richesse, célébrité… tout ce qu’elle veut !

Sauf que Katrina est une jeune fille intelligente et réaliste, et elle sait très bien que les grains de cafés enrobés de chocolat ne l’aideront pas à remettre à flots le café de sa grand-mère qui fait de moins en moins de recettes depuis l’ouverture du Java Heaven et ses cafés bios (?) et que le chocolat ne l’aidera pas à réaliser ses rêves.

Mais d’ailleurs, quels sont ses rêves ? Voilà un peu la trame principale du roman : Katrina et ses reflexions sur l’avenir. Vous saviez vous, ce que vous vouliez faire de votre vie à la fin du lycée ? Non ? Moi non plus (encore maintenant je n’ai aucune certitude !). Ses meilleurs amis ont leur avenir tracé : Vincent sera nageur professionnel et Elisabeth vivra de ses nombreux talents artistiques. Mais Katrina, pour quoi est-elle faite ? Cette question, on se l’est tous posée, et c’est ce qui rend ce roman si sympathique : on peut facilement s’identifier à Katrina – qu’on ait 17 ans ou 23 ans.

L’arrivée de ce messager en kilt (oui, Malcolm porte un kilt) va bouleverser la petite vie (pas si) tranquille de Nordby – pour le meilleur et pour le pire. Certains habitants voient le passé les rattraper, d’autres voient l’avenir se dérouler devant leurs yeux, il y a des accidents de voiture, un rat géant, des amitiés brisées, des amours contrariés, des rêves réalisés…

La première chose qui me vient à l’esprit pour décrire le roman est « tout doux ». Il se dégage pendant tout le roman un sentiment de « douceur « et de plénitude, avec ce cadre chaleureux (le café donne envie d’y passer ses journées, la ville d’y vivre) et ses personnages vraiment touchants (j’ai énormément d’affection pour Malcolm, l’ange-messager qui se balade en kilt et croule – littéralement – sous de lourdes responsabilités).

Café Givré de Suzanne Selfors est une petite merveille de roman, où se mêlent café, messagers, pardon, recherche de soi, espoir, amitié et amour bien sûr. En résumé, voilà un Café Givré tout à fait délicieux et que je recommande vivement de goûter !

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Son of a witch – Gregory Maguire

Je vous parlais le mois dernier de Wicked de Gregory Maguire, le premier tome des Wicked Years – et bien voila la suite !

Titre : Son of a Witch (Wicked Years 2)
Auteur : Gregory Maguire

Son of a witch

Résumé : After Dorothy kills the Wicked Witch of the West she clicked her heels together and headed home to live happilly ever after. But, back in Oz, one young man isn’t enjoying such a happy ending.
Liir is found bruised and comatose in a gully. Taken to the Cloister of Saint Glinda he is willed back to life by a silent novice. What dark force left Liir in this condition ? Is he really the Wicked Witch’s son ? He has her broom and her cape – but what of her powers ?  In an Oz that is under new and dangerous management, can Liir keep his head down long enough to grow up ?

Son of a Witch se passe près de 10 ans après Wicked. On suit cette fois les aventures de Liir, le prétendu fils de Elphaba. Au début de l’histoire, il est retrouvé agonisant par les soeurs du Cloître de Sainte Glinda, ce même Cloitre où Elphaba s’était refugiée dans le précédent tome. A l’abri, les soeurs mettent tout en oeuvre pour le ramener à la vie, et demandent à une jeune novice Candle de veiller sur lui. Cette dernière ne parle pas beaucoup, mais joue très bien du Domingon, une sorte de guitare originaire de Quadling. Pendant que Candle joue quasi sans interruption, Liir qui est dans une sorte de coma, au son de la musique se souvient des évènements qui l’ont conduit au Cloître.

Nous voila donc repartis dix ans auparavant, juste après la disparition de Ephaba. Liir décide à ce moment-là d’accompager Dorothy, the Tinman, the Scarecrow et the Lion jusqu’à The Emerald City dans l’espoir de renconter le Wizard. Après le départ de Dorothy, et avoir découvert que le Wizard avait pris la fuite après les révélations faites par Elphaba, Liir erre dans les rues, ne sachant que faire ni où aller. Sa rencontre avec le Scarecrow va le motiver à aller à la recherche de Nor, sa possible demi-soeur.  

Le long du chemin, Liir se retrouve embarqué dans les histoires politiques de Oz, tombe amoureux d’une fille, rencontre son oncle, rejoint l’armée de Oz, tombe amoureux d’un garçon, murmure à l’oreille des dragons, vole avec les Oiseaux, ravive la légende de Elphaba et se découvre même un possible enfant (pas forcément dans cet ordre)

Liir étant plongé dans une sorte de coma, pendant les deux tiers du livre, nous oscillons entre passages au Cloître et souvenirs de Liir. Et au fil de ces souvenirs nous découvrons à quel point la situation à Oz est devenue critique et dangereuse. Nous en apprenons aussi sur ce par quoi Liir est passé pendant les 10 dernières années, qui il a rencontré en chemin, ce qu’il a fait et qu’elles en ont été les conséquences sur les autres, mais surtout sur lui. Car voila où réside toute la force de ce second tome : Liir.

J’aime énormément Liir. Il ne connait pas ses origines (personne ne lui a jamais clairement dit si Elphaba était ou non sa mère), il a vu sa famille adoptive se faire enlever devant ses yeux, il a failli mourir noyé – bref, il n’a pas eu la vie facile. Pourtant, il n’a jamais baissé les bras. Même dans les pires moments, il avait toujours une petite étincelle en lui qui le forcait à continuer. Un « don » de Elphaba ? Possible. Toujours est-il que, même dans les pires moments, Liir ne se plaint pas ! Et pour ça, je l’admire.

Au début de l’histoire, Liir pourrait être qualifié de « simplet ». Lorsqu’on fait sa connaissance dans Wicked, on s’imagine difficilement ce qu’il pourrait devenir en grandissant. C’est un garçon renfermé, très peu sûr et qui n’a jamais eu d’éducation à proprement parler – et ce ne sont pas les années passées auprès de Nor, Manek et Irji, les enfants de Fiyero qui l’auront aidé à en apprendre plus, bien au contraire : ils ne cessaient de se moquer et de lui jouer des mauvais tours. Mais on se rend vite compte dans ce tome que Liir est avant tout patient et observateur. Il ne comprend pas toujours pourquoi les gens agissent de telle façon, mais il sait très bien faire la différence entre le bien et le mal. Liir est aussi un garçon honnête et fidèle. Les épreuves endurées pendant les années passées à rechercher Nor vont le faire grandir et mûrir, et le rendre plus fort.

Mais il est à noter qu’une fois encore, il est difficile de se faire un avis définitif sur les personnages, tellement ils sont changeants et plein de surprises (des fois en bien, souvent en mal).

Concernant l’histoire, on retrouve les élements qui font tout le « charme » du tome 1 : la noirceur du récit, les personnages mystérieux, les problèmes politiques, les tensions raciales… Mais là où le premier tome prêtait à sourire, voire à rire, grâce aux répliques de Glinda, ici c’est l’effet inverse tellement tout est plus sombre et tragique.

Le Oz de Gregory Maguire est toujours aussi peu accueillant mais en même temps si attirant. Les descriptions des régions, des personnages, de la vie à Oz rendent cet endroit si réel et vivant qu’on aimerait juste pouvoir s’y transporter… Une fois encore, j’ai été « ensorcelée » par ce récit. A tel point que vers les 100 dernières pages, j’ai ralenti ma lecture pour retarder le plus possible le moment où je tournerai la dernière page…

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Wicked – Gregory Maguire

En avril dernier je suis allée voir le spectacle musical Wicked adapté du roman du même nom de Gregory Maguire. Après cette soirée d’émerveillement et une discussion twitterienne avec Elisha, je me suis décidée à lire le livre. Et grand bien m’en a pris !

Titre : Wicked – The Life and Times of the Wicked Witch of the West
Auteur : Gregory Maguire

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Résumé : An astonishingly rich re-creation of the land of Oz, this book retells the story of Elphaba, the Wicked Witch of the West, who wasn’t so wicked after all. Taking readers past the yellow brick road and into a phantasmagoric world rich with imagination and allegory, Gregory Maguire just might change the reputation of one of the most sinister characters in literature.

 

Comme l’indiquent le résumé et le sous-titre, Wicked est une sorte de prequel à The Wizard of Oz. En fait non, c’est bien plus que cela: c’est une ré-écriture de l’histoire du point de vue de Elphaba Thropp, la « Wicked Witch of The West ». Et ça change vraiment tout ! Gregory Maguire a réussi là l’exploit de réhabiliter l’un des personnages les plus détestés de la littérature jeunesse. 

Le principal changement est que Wicked, contrairement à The Wizard of Oz, ne sera jamais classé dans le rayon jeunesse. Il est, et de loin, beaucoup plus sombre et « adulte » que le roman de L. Frank Baum. Là où L. Frank Baum nous offre comme un conte de fée, avec ses méchantes sorcières, ses gentilles fées, et ses héroines ingénues, Gregory Maguire lui nous emmène à la découverte d’un tout nouveau monde, une City of Emeralds bien plus sinistre, et dont les héros et héroines ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

Dans le Oz de Gregory Maguire, les Animaux parlent, et enseignent à l’université, les Clubs de Philosophie traitent d’une philosophie très particulière, les marionnettes ambulantes font des spectacles tirés de vies réelles, les filles vont à l’université avec leur chaperon, les princes sont mariés à leurs naissance et ne rencontrent leurs femmes qu’à l’âge adulte, les soeurs deviennent des tyrans, les Animaux sont emprisonnés, les directrices d’école essayent d’embarquer les élèves dans leurs complots et je vous en passe !!!

Le début du livre pourra vous sembler un peu long, mais il est très important pour comprendre la suite des évènements, surtout qu’il est souvent fait référence à des personnages apparaissant à ce moment-là. Chacun des personnages de Wicked est minutieusement étudié et recherché, et toutes leurs actions et réactions s’accordent à leurs personnalités.  

Le personnage le plus important étant bien évidemment Elphaba Thropp, la Wicked Witch of the West, qui on s’en rend vite compte n’est pas si « wicked » que ça. Avant d’être une sorcière, Elphaba est surtout une jeune fille comme les autres – enfin, autant que peut l’être une fille qui est née verte et avec une unique dent très aiguisée – avec ses rêves, ses espoirs, ses désillusions et ses idées politiques. Elphie est une battante qui a fait de sa différence une force et qui l’a utilisée pour essayer de rétablir un peu l’ordre des choses. Le problème c’est que tout le monde, et surtout le Magicien, n’était pas pour ce rétablissement, et les choses se sont malheureusement un peu corsées pour Elphie au point que ses bonnes actions ont eu de mauvaises conséquences – surtout sur son état psychologique. Mais même comme ça,  j’admire Elphaba. Enormément même. Elle est l’un des personnages les plus intéressants, intriguants et fascinants de la littérature fantastique.

Les autres personnages ne sont pas en reste pour autant, spécialement Fiyero et Glinda et j’avoue un faible tout particulier pour le petit Munchkinlander, Boq ^^ Au contact des uns et des autres, ils évoluent tous de façon significative. La psychologie des personnages est tellement profonde qu’il devient extrêmement difficile, voire même impossible, de se faire un avis définitif sur eux.

Tout est beaucoup plus sombre dans le monde de Gregory Maguire, et c’est ce qui rend ce livre si fascinant. Gregory Maguire n’a pas peur de mots, et il n’hésite pas à décrire des scènes intenses psychologiquement parlant – aussi bien pour les personnages que pour le lecteur qui ne laissent personne indifférent. Religion, tensions raciales, politique, humour, économie, mythologie, et même sexe (et oui) se mêlent dans ce roman. Gregory Maguire nous offre là un roman intemporel qui se passe dans un monde fantasmagorique, mais qui en même temps pourrait se transposer à n’importe quel lieu et époque.

Wicked c’est le récit de la vie de la Wicked Witch (on la suit de sa naissance jusqu’à sa mort ,ce qui fait une bonne quarantaine d’années) mais c’est aussi une réflexion poussée sur la capacité d’un humain à être « wicked ».  Le livre doit d’ailleurs son titre à cette réflexion qui se dégage tout le long du roman (et qui est surtout notable dans le musical) : qu’est-ce qu’être « wicked » ? nait-on « wicked » ou le devient-t-on ?  Pour connaître la réponse, il vous faudra lire le livre ^^

EDIT 29/04/2011 : Le roman sortira (enfin) en français le 20 mai prochain chez Bragelonne ! Il est déjà en pré-commande sur Amazon.fr – un prix un peu élevé certes, mais croyez-moi, il les vaut !

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