1789 – Les Amants de la Bastille | Une révolution ratée ?

Samedi soir (le 29/09), j’ai eu la chance d’assister à la répétition générale de la nouvelle comédie musicale 1789 – Les Amants de la Bastille.

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Peut-être en avez-vous déjà entendu parler, ou peut-être pas, en tout cas, voilà le pitch officiel des flyers :

Nous sommes en France au printemps 1789, la famine, le chômage dévastent les campagnes et les villes. La révolte gronde tandis qu’à Versailles la Cour de Louis XVI, insolente et frivole, continue de dépenser sans compter l’argent de l’Etat. Issus de ces deux mondes qui se redoutent et s’affrontent, Olympe et Ronan n’auraient jamais dû se rencontrer. Lui, jeune paysan révolté par les injustices qui l’ont privé de sa terre, monte à Paris pour conquérir la Liberté. Elle, fille de petite noblesse, gouvernante des enfants royaux à Versailles, se dévoue corps et âme au service de sa souveraine, la reine Marie Antoinette. Et pourtant… Pris dans les fièvres et le tourbillon de la révolution naissante, Olympe et Ronan plongeront ensemble dans les intrigues les plus folles et les plus romantiques. Ils vont s’aimer passionnément, se perdre puis se retrouver. Accompagnant les plus hauts personnages de leur temps tels Danton le magnifique, Camille Desmoulins journaliste fougueux ou Jacques Necker l’austère ministre du Roi, ils connaîtront les soubresauts de la Grande Histoire. Leur amour les mènera jusqu’au matin du 14 juillet 1789, au pied d’une des prisons les plus sombres et les plus mystérieuses de Paris, la Bastille, pour y vivre l’événement qui scellera à tout jamais leur destin mais aussi marquera l’émergence d’un monde nouveau, l’envol de nouvelles promesses de Liberté, et de fraternité entre les hommes.

Qu’en ai-je pensé ? Un peu comme pour Bourne – L’héritage en fait : décevant et frustrant. Les mots sont dits. Vous pouvez arrêter dès à présent de lire, vous vous doutez bien que ce qui vient ne sera pas une suite d’adjectifs qualificatifs positifs. Mais j’espère quand même que vous continuerez, parce qu’un peu d’objectivité ne fait de mal à personne. Je ne cherche pas à détruire le spectacle, juste à pointer les bons et mauvais points. Qui sait, cela donnera peut-être des idées d’amélioration à l’équipe de création.

Une intrigue baclée, une chronologie à revoir :

Le principal défaut du spectacle tient en un mot : le livret (= l’ensemble des tableaux chantés/dansés et des séquences de dialogue). Le livret a été écrit par Dove Attia et François Chouquet, à qui l’on devait déjà ceux de “Le Roi Soleil” et “Mozart, l’Opéra Rock” – ceux ayant assisté à l’un ou à l’autre savent donc que c’est là un gage de qualité. Oui. Mais non. A trop vouloir bien faire, ils se sont plantés.

Deux histoires se mêlent : la romance entre Olympe et Lazare Ronan et le soulèvement du peuple contre le roi. Les deux histoires sont censées être liées, souvenez-vous “Pris dans les fièvres et le tourbillon de la révolution naissante, Olympe et Ronan plongeront ensemble dans les intrigues les plus folles et les plus romantiques.” Sauf que : la romance est ridicule – nos deux tourteraux se voient une fois, plus le lendemain et ça y est, c’est l’amour fou à la vie à la mort. Et quand je dis se “voir” c’est vraiment “se voir”, ils parlent très peu… Je n’ai ressenti aucun amour, aucune alchimie… Je ne demande pas à ce que leur histoire dure 2h mais par, exemple, moins de Ramard et plus de scènes entre nos deux amants aurait été préférable. Le soulèvement, quant à lui, est minime : quelqu’un qui ne serait pas à jour dans son histoire de France (et il y en a !), aura énormément de mal à suivre. Il lui faudra avoir lu en détail le programme pour comprendre qui est qui, qui fait quoi, et quand.

1789- les amants de la bastille,dove attia,albert cohen,matthieu carnot,louis delort,rod janois

Voilà un autre point à revoir : la chronologie. Soit on nous montre les souverains à la Bastille (à la limite, leur fuite), soit on ne nous montre rien, mais surtout, on évite la guillotine, laissant croire qu’on est en 1793 ! Peut-être est-ce simplement une mise en scène symbolisant sa déchéance, mais tout le monde peut ne pas le comprendre ainsi. Par ailleurs, je regrette énormément que Louis XVI soit représenté comme un abruti et Marie-Antoinette comme la “reine à la brioche”. Une révision s’impose.

Les tableaux s’enchaînent sans aucune transition convenable – souvent, on ne sait même pas ce qu’ils sont censés représenter. Les tableaux chantés arrivent à l’improviste et les séquences de dialogues sont souvent inutiles. Sur ce dernier point, je pense notamment aux trop nombreux tableaux avec Ramard – mais faites-le donc taire un peu ! Je n’ai rien contre un peu d’humour, mais il ne faut pas en abuser. C’est drôle la première fois, c’est lourd et totalement déplacé dans un tel contexte toutes les fois suivantes. J’aurais trouvé plus intelligent et intéressant d’avoir davantage de scènes entre Ronan et sa soeur Solène. Ou entre Ronan et Olympe comme dit plus haut.

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Une mise en scène minimaliste et peu révolutionnaire :

1789 ! C’est la Fronde révolution ! Le peuple a faim, des gens meurent, la colère gronde ! On veut du sang des cris, des bagarres, de la révolte ! Oui. Mais non. C’est mou, ça manque de rythme. Il n’y a quasiment aucune mise en scène et les décors – bien que très beaux et réussis – manquent quelque peu de “magie” : vu le prix des places, on est en droit de s’attendre à quelque chose de grandiose (le PDS permet de telles extravagances, Dracula l’a clairement démontré !) pas à de simples images symbolisant les lieux, projetées sur des toiles blanches. Pour ne rien arranger, de nombreuses scènes ne sont pas sans rappeler des tableaux de productions précédentes (notamment Le Roi Soleil et Mozart, voire même Dracula qui n’est pourtant pas d’eux !), et ce qui aurait pu être un joli clin d’oeil finit par exprimer un petit manque d’originalité.

On veut du spectacle aussi, pas juste des chanteurs (voire danseurs parfois) plantés au milieu de la scène, limite statufiés. Faites les danser, courir, sauter… bouger ! Et faites les crier surtout ! S’il vous plait, si vous, créateurs du spectacle, me lisez : faites crier Olympe devant la Bastille ! Faites-la crier un bon gros coup – à la limite, faites-la crier une seule fois et passez l’enregistrement après  si vous avez peur qu’elle perde la voix (ce sera toujours mieux que le silence). Donnez-nous de l’émotion, de la passion, on veut frisonner, pleurer, sursauter… On veut y croire, tout simplement.

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Des artistes au point :

Certes, à me lire, on pourrait le croire, mais non, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : tout n’est pas à jeter dans 1789 – Les Amants de la Bastille. Les costumes et décors sont vraiment réussis (je pense notamment à “Je mise tout”), les chansons sont toujours aussi belles, et tous les artistes de la troupe de haut niveau – aussi bien chanteurs que danseurs (même si certains de ces derniers doivent se sentir frustrés de bouger aussi peu). Malgré mon énorme déception en découvrant que Lazare avait disparu au profit de Ronan, je dois avouer que Louis Delort s’en sort relativement bien, dans un style différent. Là où Matthieu Carnot aurait interprété un Lazare révolutionnaire et déterminé, Louis Delort joue un Ronan plutôt naif et bercé d’illusions.

Ma préférence va au premier, c’est certain (j’ai toujours aimé les rebelles ténébreux). Quand on passe des mois à écouter une version spécifique d’une chanson, quand on s’habitue à cette version, il est difficile après d’en apprécier une autre autant que l’original. Je regrette beaucoup le changement qui a été fait sur “Maniaque” (je n’ai d’ailleurs absolument rien compris au tableau, tellement c’est rapide et confus) même si je le comprends, au vu des circonstances. Je suis donc d’autant plus ravie que “ma” chanson (“Le temps s’en va”) ait été supprimée plutôt que reprise par Louis – laissez-moi un peu de magie.

Le solo de Matthieu Carnot (devenu maintenant le Comte de Peyrolles) dans l’acte II vaut à lui seul le déplacement. En fait non : le solo du comte ET les claquettes de Robespierre sur “A quoi tu danses ?” dans ce même acte ! Voilà chers créateurs, c’est ce genre de tableaux qu’on veut ! Demandez donc à Sebastien Agius et Matthieu Carnot de coacher les autres ! Et toi, Rod Janois, laisse-toi donc aller sur Hey Ah !”, rappe si tu le veux. C’est la Révolution, diantre ! Vous êtes des artistes de talents, alors improvisez, montrez que vous croyez en vos idées !

Au final, 1789 – Les Amants de la Bastille s’avère être un spectacle fort peu révolutionnaire, qui manque de cohérence et de rythme. Et de Lazare.

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Malgré mes critiques négatives, je sais que je retournerai voir le spectacle, au moins deux fois même. Parce que c’était la répétition générale et que j’ai envie de croire que, pour cette raison, ils ne se sont pas donnés à fond. Et puis, je n’aime pas rester sur un avis négatif après une seule expérience.

La première au Palais des Sports aura lieu le 10 octobre prochain. Ce qui leur laisse un peu plus d’une semaine pour corriger les défauts. C’est court, mais faisable. Je sais que toute l’équipe peut nous offrir quelque chose de magique. Alors qui sait, mon avis changera peut-être à ce moment-là.

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Travelling Light (Nicholas Wright) – National Theatre

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Parce qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire ! La dernière de la pièce se jouera dimanche au National Theatre, mais tant pis : le texte sans la mise en scène vaut tout de même d’être connu.

Fin 19ème, Europe de l’est, Motl Mendl revient à l’occasion de l’enterrement de son père, et après un exil de 7 ans, dans son village natal. Sur le départ, au moment de rassembler ses affaires, il tombe sur le cinématographe de son père. L’arrivée d’un voisin à ce moment-là et sa proposition inattendue lui feront changer ses plans : il reste. Et il va faire des films.

1936, Hollywood. Maurice Montgomery, réalisateur prolifique et reconnu, raconte l’histoire de Motl. Ou plutôt son histoire.

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The Conquest of the South Pole – Arcola Theatre

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Dirigée par Stephen Unwin et mettant en scène de jeunes acteurs peu connus mais très talentueux, The Conquest of the South Pole de Manfred Karge est une pièce à l’atmosphère mélancolique qui vous fera rire et frissonner. 

On est en 1987. Manfred Karge nous emmène à la rencontre de cinq amis, tous paumés, qui comblent le vide de leur existence de chômeurs en buvant du schnaps et en jouant au flipper.

La pièce s’ouvre sur 3 types qui parlent de chameau à bicyclette, d’un rideau qui n’était pas présent la veille et d’un élan cravaté derrière ce rideau. Ou comment rendre le tragique drôle: l’élan cravaté, c’est Seiffert, qui a décidé de se pendre. Heureusement ses amis sont arrivés à temps et lui font entendre raison : comment peut-il songer à se tuer alors qu’il n’a donné aucune explication au spectateur ? Le spectateur mérite un dernier discours, il mérite d’avoir la morale de l’histoire !

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Sherlock & Steven Moffat chez France 4.

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Et donc comme vous le savez sans doute si vous me suivez sur Twitter et/ou Facebook, j’ai eu la chance d’assister à l’avant-première de Sherlock, à France Télévisions mercredi dernier. Et pour ça, on remercie tout d’abord Elisha qui a gagné des places dimanche, et ensuite on remercie France 4  qui m’informe le lendemain que j’ai gagné des places moi aussi. J’ai profité des deux places bonux pour embarquer Alizée, ma copine dUnion Jacks et sa soeur.

19h55 : On retrouve Alizée et sa soeurette au T3 après avoir traversé le pont au pas de course. On avait rendez-vous à 19h45. Mais je ne m’inquiétais pas trop, une telle projection ne peut vraiment commencer sans Queen of the Hub.
20h05 : Qu’est-ce que je disais : les gens font encore la queue pour rentrer ! On en profite pour discuter, couiner sur Andrew Scott et David Tennant et critiquer les over-fans cosplayées.
20H15 : On rentre dans la salle. Et on s’installe… au 2ème rang ! Pendant que le gens se dévissent le cou à essayer d’apercevoir Steven Moffat et Sue Vertue dans le fond, moi je regarde en boucle les bandes-annonces sur l’écran : il y a Mitchell sur écran géant bon sang ! (ahahah)

IMG_20120215_202631.jpg(gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii)

20h35 (environ) : Petit speech de présentation, applaudissements et… ça commence ! Et c’est en VOST ! C’est parti pour 1h30 de A Scandal in Belgravia traduit chez nous par Un Scandale à Buckingham. Ne criez pas au scandale (ahahah bis), c’était un changement obligatoire : demandez donc à un français s’il connait le quartier de Belgravia – Buckingham lui parlera bien plus.

21h45 : Aaaaaaah il n’y a plus d’image ! 20 minutes avant la fin et juste après le « Jumbo Jet » de Moriarty. J’ai toujours dit que Moriarty était fort, mais je ne pensais pas qu’avec une rapide apparition à l’écran il bousillerait tout…

22h30 (environ) : C’est fini. Et c’est toujours aussi bien. Voire mieux sur écran géant. Le public semblait content. Ok, vu les réactions, beaucoup devaient être des fans qui avaient déjà vus l’épisode : suffisait de voir le nombre de fois où les gens rigolaient avant même que quelque chose se passe. C’était chouette, mais d’un autre côté ça gâchait un peu le spectacle… Ok, il y a de l’humour dans Sherlock, beaucoup même, mais souvent c’est un humour dramatique qui fait rire mais pas forcément s’esclaffer. Désolée, mais la scène avec Molly, moi elle ne me fait vraiment pas rire… Pouvaient pas se contenter de faire des coeurs avec la main et de couiner en silence comme moi ? Enfin, ce n’est que mon esprit de contradiction qui me reprend…

Arrive alors le moment tant attendu : questions/réponses avec Steven Moffat ! Je n’ai pas retenu toutes les questions, car pour certaines soit elles ne servaient à rien (Q : Qu’est-ce donc que Sherlock aurait bien pu offrir à Watson pour Noël? R : Rien. C’est Sherlock ! Il s’est probablement levé le matin sans savoir que c’était Noël), soit on connaissait déjà la réponse (Que pensez-vous de la version CBS de Sherlock ? R : No comment)(nan mais genre, vous allez pas sur Twitter ou quoi?)

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(trop gentille, je mets même pas de copyright)

Mais il y en avait des biens. Du genre : Pourquoi un tel Jim Moriarty ? Parce qu’Andrew Scott

Parce qu’il voulait quelqu’un de nouveau, de différent, de méconnaissable. Pas le méchant de la nouvelle ou le cliché qu’on voit déjà dans des tas d’autres films. Et puis au départ, nous ne devions pas découvrir qui était Moriarty dans l’épisode The Great Game. Il prévoyait de nous « présenter » que Gay!Jim et pas Moriarty!Jim. Mais Andrew Scott était tellement bon qu’il a finalement décidé de réécrire la scène finale pour faire apparaître Moriarty!Jim. Et bien moi J’APPROUVE A FOND !

Ou encore : D’où vient l’idée d’afficher les textes à l’écran ?

Et bien ça ne vient PAS de Moffat ! Mais de Paul McGuigan, réalisateur de l’épisode The Great Game () le tout premier épisode à avoir été tourné. Il y a beaucoup de textos dans cet épisode, et Paul McGuigan n’aime vraiment pas faire de plan sur les téléphones, alors il a décidé d’incruster les messages à l’écran. Moffat a trouvé cette idée stupide, jusqu’où jour où il est passé dans la salle de montage et a vu ça en action. Il a trouvé ça tellement bon qu’il a finalement inséré ça dans son épisode de A Study In Pink (dont il n’avait pas encore fini le script). Et depuis, tout le monde reprend sa brillante idée.

Ou bien : Que pensez-vous du Sherlock Holmes de Guy Ritchie ?

Au début, en voyant la bande-annonce, il pensait qu’il allait détester mais finalement il a adoré. Toutes les versions fidèles au canon ont déjà été faites, et quitte à faire une nouvelle adaptation de Sherlock Holmes type blockbuster hollywoodien, c’est la bonne façon de faire. Il n’a absolument rien contre, il trouve ça très bien et tant qu’à faire quelque chose, autant y aller radicalement – ce que Guy Ritchie a bien compris.

Et une autre question dont j’ai adoré la réponse : Mais pourquoi faire parler Sherlock aussi vite ?

Parce que personne ne réfléchit aussi vite que Sherlock Holmes. Et puis franchement, a-t-on envie d’un long discours d’explication sur le pourquoi du comment, plein de détails, de longueurs… Non ! On veut savoir vite et bien et passer à la suite. Alors Sherlock parle aussi vite qu’il pense. Et il faut féliciter Benedict pour ça. La question avait été posée par le directeur en charge du doublage.. Moffat lui a dit qu’il compatissait avec le doubleur mais que bon… que dire de Benedict qui doit réciter tout ça, à cette vitesse, SANS LE SCRIPT ! Donc voilà, désolé, mais « no taking back ».

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(A ce moment-là, Mr Moffat essaye de déchiffre les hiéroglyphes sur le carnet de l’interprète)

J’ai filmé les questions/réponses et comptait faire un transcript des réponses. Sauf que chez 3xcusemyfrench quelqu’un l’a déjà fait. Aussi, comme je sais que les 3/4 de mes lecteurs comprennent l’anglais, je vous invite à aller lire l’intégralité des questions et réponses LA BAS.

Vers 23h, fin des questions/réponses. On nous invite à rejoindre le bar et le buffet tandis que Steven Moffat reste dans la salle avec les journalistes. Une vingtaine de minutes plus tard, on voit un attroupement près de la porte de la salle de projection : Steven Moffat est de retour ! Vu le monde autour, vu son air fatigué et vu sa façon de signer, je suis restée dans mon coin (qui était pas si mal: sa femme était derrière moi) – avoir un autographe c’est bien, mais que cet autographe ait une histoire c’est mieux. Et là, j’avais vraiment l’impression d’être de retour à la stage door de Much Ado About Nothing, mais avec cette fois Steven Moffat où l’artiste signe tout ce qu’on lui mettait sous le nez sans vraiment faire attention tellement il est fatigué. Et j’avais encore moins envie quand les gens sont retournés lui demander photos et autographes alors que tout ce qu’il voulait c’était partir…

Finalement, Steven Moffat arrive à partir. On reste encore un peu dans le coin, à attendre notre chauffeur et surtout à attendre l’une des gentilles demoiselles qui m’avaient dit qu’on pourrait prendre les affiches promos après le départ de ce cher Moffat. Sauf que ces affiches (réservées, je tiens à le dire) elles nous sont passées sous le nez, malgré mes protestations et explications. Merci aux membres du forum français. Mais bon, je “rouspète” encore (car, en effet, comme me l’a si gentiment fait remarquer une membre, je n’ai pas arrêté de rouspéter). Enfin, j’ai quand même réussi à récupérer une affiche promo. Et sans oublier de remercier l’une des deux demoiselles en partant. (parce que oui, je rouspète, mais au moins je fais pas les choses en douce et je suis polie)

Enfin voilà. Une excellente soirée, un excellent épisode, un excellent Moffat et tout ça, en excellente compagnie.

Merci une fois encore à France Télévisions pour la très bonne organisation et les invitations. On recommence quand vous voulez ! (Pour la prochaine saison de Being Human ??)

Oh et pour info : à partir de demain, France 4 rediffuse la saison 1, avant d’enchaîner sur la saison 2 les 10, 17 et 24 mars ! Juste avant la sortie du DVD prévue pour le 24 avril !

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Richard II – Donmar Warehouse

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J’ai appris en juin dernier que Eddie Redmayne et Andrew Buchan avaient tous deux été choisis pour jouer dans Richard II. Si on fait le calcul, cela fait 7 mois que je bassine tout le monde avec cette pièce. Parce que bon, il faut comprendre : Eddie Redmayne + Andrew Buchan. Sur scène. Dans la même pièce, de Shakespeare. Je n’imaginais déjà pas voir l’un ou l’autre sur scène, encore moins les deux ensemble !

Evidemment, je me devais alors de voir ABSOLUMENT cette pièce. Ce fût chose faite la semaine dernière. Et quelle soirée ce fût !

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