[BBC] The Crimson Petal and the White

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Cette mini-série diffusée en 2011 est l’adaptation du roman du même nom de Michel Faber, traduit chez nous par La Rose Pourpre et le Lys. N’ayant pas (encore) lu le roman, je ne peux dire si c’est une bonne adaptation. Je peux cependant dire que c’est une excellente mini-série.

L’histoire ? Celle du roman :

Londres, 1874. Quelque part dans Church Lane, à l’écart du tumulte de ce quartier sordide, une jeune fille attend. Elle s’appelle Sugar, elle a dix-huit ans. C’est une prostituée d’un genre particulier : sa beauté, sa vivacité, son intelligence – elle sait lire, écrire et pratique l’art de la conversation – semblent la promettre à un destin différent. Elle est remarquée par un riche parfumeur, William Rackham, qui fait d’elle sa maîtresse. William Rackham est ambitieux. Pour maintenir son train de vie et échapper aux humiliations financières que lui inflige son père, il doit encore gravir quelques échelons. Et puis il y a sa femme, Agnes, une grande bourgeoise neurasthénique qui ignore tout du mal qui la ronge. Ensemble, Sugar et William décident de braver les interdits et de vivre une vie plus conforme à leurs grandes espérances, loin du bordel et de la médiocrité petite-bourgeoise.

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The Promise (Le Serment)

Le Serment réalisée par Peter Kosminsky. Cette mini-série de 4 épisodes de 1h30, nous emmène sur les traces de Erin Matthews (Claire Foy, admirable), jeune anglaise, qui part elle-même sur les traces de son grand-père Leonard « Len » Matthews (Dominic Cooke, magistral), ancien soldat britannique ayant servi pendant la Seconde Guerre Mondiale et envoyé ensuite en Palestine, un territoire qui fut sous mandat britannique de 1923 jusqu’au retrait des troupes, en 1948.

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Sex, Drugs & Politics…

Voila comment on pourrait résumer Party Animals en quelques mots…

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Dans la lignée de State of Play, Party Animals nous plonge dans les coulisses de Westminster où pouvoir et manigances sont les maitres mots. On y suit avec plaisir le quotidien de ceux qui font la politique d’aujourd’hui, qu’ils soient membres du Parlement, simples assistants, journalistes ou lobbyists.

Party Animals nous entraîne dans le quotidien mouvementé de deux membres du Parlement et de leur assistants. 
Pour le Labour Party on a Joanne Porter, mère de famille qui a souvent bien du mal à gérer vie politique et vie familiale. Heureusement que ses assistants sont là : Kirsty Mackenzie – interne et future assistante qui n’a qu’un but dans la vie : monter vite dans l’échelle politique – et Daniel Foster – assistant de Jo depuis sa sortie de la fac, excellent dans son travail, et surtout loyal à jamais ! 
Pour le côté adverse, le Conservative Party, on a James Northcote – Tory jusqu’au bout des ongles, et qui trompe sa femme sans aucun scrupule, entouré de ses assistants Matt Baker, gay et fière de l’être, et Ashika Chandiramani, maîtresse malmenée de James mais surtout jeune femme ambitieuse qui va vite prendre son envol.

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Tout ce petit monde gravite autour de Daniel et Scott Foster, frères qui baignent dans la politique depuis leur naissance – leur père ayant été lui-même membre du Parlement. Danny est devenu assistant tandis que son frère a été plus attiré par le monde subversif du lobbying.

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Chacun le sait, le monde politique est cruel et sans pitié, et Party Animals nous le montre bien. Dès le premier quart d’heure le ton est lancé : la victoire avant tout, peu importe les conséquences sur les autres. Mais le monde politique est aussi bien versatile, et les retournements de situations se produisent en continu : le gagnant d’un jour peut très vite devenir le perdant du lendemain…

Party Animals a beau être une série dite « politique » on se rend vite compte qu’au final ce n’est pas tant le système politique le sujet principal de la série, mais bien les personnes qui le font et surtout ce qui en résulte sur leur vie personnelle.
Mensonges, trahison, coup bas, sont le quotidien de ces jeunes gens. Certains le supportent et arrivent à passer outre, d’autres pas et noient alors leur mal-être dans l’alcool, le sexe et autres substances illicites. Et oui, travailleurs de Westminster ou pas, ils sont avant tout des être humains, avec leurs qualités et surtout leurs défauts… Voila où réside tout l’intérêt de la série – trop de politique aurait vite lassé, et je pense que ceux n’ayant pas quelques bases auraient vite été perdus (donc un conseil, révisez un peu le système politique anglais avant de vous lancer dans la série ^^).

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Côté casting, rien à dire ! On sent la forte alchimie entre les acteurs, et c’est alors d’autant plus facile de s’attacher aux personnages. Les acteurs sont tous excellents et on se sent qu’ils se sont investis. Mais il faut tout de même noter Andrew Buchan en lobbyiste invertueux qui va tout remettre en question après un funeste évènement ainsi que Raquel Cassidy, sidérante en membre du Parlement qui voit tout s’effondrer autour d’elle. Andrea Riseborough quant à elle confirme tout le bien que je pense d’elle – elle était déjà remarquable dans The Devil’s Whore, elle l’est tout autant ici en petite peste carriériste et manipulatrice qui va vite apprendre à ses dépends que dans la vie on a pas toujours tout ce qu’on veut. Sans oublier bien évidemment celui pour qui j’ai regardé la sérié, Matt Smith, parfaitement crédible dans la peau de ce jeune assistant, maladroit en amour mais extrêmement compétent dans son travail et optimiste sans failles.

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Si vous avez aimé State of Play et que vous chercher une série dans la même veine mais avec un ton plus « frivole » alors Party Animals est pour vous ! 8 épisodes remplis de « power & glamour » (pour citer la jaquette), où coeur et politique se mêlent pour nous offrir une série des plus atypiques, mais surtout des plus sympathiques et divertissantes !

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