Où je vous parle de mon amour pour « Julie and the Phantoms » sur Netflix

Julie and the phantoms

Je dis « amour », mais je devrais plutôt dire « obsession ». J’ai regardé la série cinq fois déjà en intégralité, et il ne se passe pas un jour sans que je n’écoute la BO ou regarde divers montages et extraits sur Youtube.

Je ne sais pas s’il y en a parmi vous qui ont réussi à passer à côté de cette série, mais au cas où, voilà rapidement de quoi ça parle :

1995 : le groupe Sunset Curve s’apprête à monter sur la scène de The Orpheum pour ce qui se présente comme un concert mythique. Avant le show trois des quatre membres décident de prendre des forces et d’aller manger des hot-dogs. Problème : le manque de fraicheur de ces derniers s’avère mortel pour notre trio.

2020 : On fait la rencontre de Julie, une jeune lycéenne qui se remet difficilement du décès de sa mère un an auparavant. Un soir, en nettoyant le studio de sa mère, elle tombe sur la demo de Sunset Curve. Et quelques minutes plus tard, c’est le groupe Sunset Curve qui lui tombe dessus ! Le choc passé et les présentations faites, Julie et ses trois nouveaux amis fantômes se découvrent une multitude d’affinités. Mieux encore : nos fantômes découvrent que lorsqu’ils chantent avec Julie, tout le monde peut les voir.

S’ensuivent 9 épisodes et 5h de pur bonheur. 

Julie and the phantoms wake up

« Live like it’s now or never »

Julie and the Phantoms est un remake de la série brésilienne Julie e os Fantasmas diffusée en 2011-2012. Je n’ai jamais regardé la version originale en entier même si je tombais régulièrement sur des épisodes quand j’étais au Portugal (le look 80s des fantômes et leur visage tout blanc est resté gravé dans ma mémoire). Les deux séries ont trois choses en commun : le personnage principal s’appelle Julie, elle monte un groupe avec trois fantômes, son crush s’appelle Nicolas (aka Nick pour la version US). 

Kenny Ortega a pris une série très kitsch (non, vraiment, la série brésilienne a très mal vieilli) et en a fait une vraie merveille. C’est une série inspirante, qui aborde de nombreux thèmes comme le deuil, l’amitié, l’amour de la musique, le pardon, la recherche de soi… La série s’adresse prioritairement aux enfants, mais elle ne manque pas de toucher les adultes pour autant. C’est une série qui vous donnera envie de vous dépasser et d’aller jusqu’au bout de vos rêves. 

Bien sûr, qui dit Kenny Ortega, dit comédie musicale ! Julie and the Phantoms ne déroge pas à la règle : il y a des paillettes, des chorégraphies qui vous font tourner la tête et des chansons toutes plus catchy les unes que les autres.

(Petit jeu pour la prochaine fois que vous regarderez la série : essayez de trouver toutes les références aux précédentes oeuvres de Kenny Ortega !)

Stand tall julie and the phantoms

« My life would be real low, zero, flying solo without you »

Habituellement, il y a des tensions dans un groupe : rares sont les groupes fictifs où un membre ne cherche pas à avoir plus d’attention qu’un autre ou se sent supérieur aux autres. Pas chez Sunset Curve. Dès que Reggie a dit « Could you just own your awesomeness for once? » dans le premier épisode, j’ai compris que Sunset Curve était différent. Une toute première phrase qui montre toute l’amitié et le soutien qu’il y a entre les membres du groupe – et plus généralement entre tous les personnages.

C’est vraiment selon moi le thème majeur de la série : l’amitié. Que ce soit entre Luke, Alex ou Reggie ou bien entre Julie et Flynn, ils se soutiennent tous inconditionnellement. Reggie et Luke étaient là pour soutenir Alex quand il a fait son coming-out a ses parents, tout comme Alex et Reggie étaient là pour Luke quand il est parti de chez lui. Flynn n’a jamais cessé de croire en Julie et si cette dernière a réussi à retrouver sa voix et la voie de la musique c’est aussi grâce à elle.

J’aime profondément chacun des personnages de cette série, mais si jamais on me demandait de n’en garder qu’un, ce serait Alex. Il est drôle, sensible, tellement sassy et sa relation avec Willie est adorable. Et il a clairement les meilleures répliques de la série. J’espère que dans la saison 2 on s’attachera davantage à explorer le passé d’Alex et Reggie.

« I see chemistry » 

Plus que des acteurs qui chantent et jouent d’un instrument, Kenny Ortega voulait de vrais musiciens, qui maitrisent à la perfection leur instrument. Julie and the Phantoms est le nom de la série, mais aussi du groupe formé par Julie, Luke, Alex et Reggie – et c’est clairement ce que Madison Reyes (Julie), Charlie Gillespie (Luke), Owen Joyner (Alex) et Jeremy Shada (Reggie) sont : un groupe de musique.

Cela s’est vite confirmé lors du tournage : Madison Reyes et Charlie Gillespie ont écrit et composé la chanson Perfect Harmony; Charlie, Owen et Jeremy ont chacun créé leur solo sur Nothing To Lose et c’est Charlie aussi qui a eu l’idée de rajouter le petit riff de guitare sur Great (riff qui n’est pas dans l’album et c’est un vrai sacrilège). 

Bref, mettez les sur scène, faites les partir en tournée et je peux vous assurer qu’ils feront salle comble !

jatp nothing to lose suit

« Perfect Harmony »

Au delà de l’histoire touchante, de la forte diversité et représentation et des musiques toutes plus entrainantes et inspirantes que les autres, ce qui m’obsède autant dans cette série c’est le cast. Je n’avais pas vu autant de talent et d’alchimie depuis longtemps – et jamais à l’écran. Sur scène oui, dans Yank! ou West Side Story notamment mais je n’ai pas souvenir d’avoir vu cela dans un film ou une série. Ils sont d’un tel naturel, il y a tellement d’amour et d’affection entre eux, ils font passer tellement d’émotions à travers l’écran. J’étais émerveillée et fascinée à chaque épisode. 

Le plus beau dans tout ça : cela va bien au delà de l’écran. Regardez les interviews et suivez un peu le cast sur Instagram. Vous vous rendrez vite compte que Julie and the Phantoms est bien plus qu’une simple série pour eux.

En un mot comme en cent : regardez Julie and the Phantoms. Cette série va sauver votre année 2020. Vous me remercierez plus tard.

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16 commentaires

        1. Par contre, si tu peux le regarder en anglais sous titré anglais, fais-le ! Je l’ai vu en VO sous titré français avec ma mère et ma soeur et la VF est très plate, on perd beaucoup de punchlines et jeux de mots ! 🙁

  1. (J’ai eu un petit bug dans mon commentaire précédent haha)
    moi aussi j’ai eu un tel coup de cœur pour cette série! je ne m’y attendais pas. Trop d’émotions… et comme tu dis, ça tourne vite à l’obsession!

    1. C’est fou hein ? Cette série fait tellement du bien ! Et puis cast. <3 Ils me redonnent tous foi en l'humanité (surtout Charlie, il est beaucoup trop gentil et sensible pour ce monde).

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