[o4/o3/12] Showcase Phillip Phillips

Lors d’un précédent interlude musical, je vous avais parlé de Phillip Phillips, ce chanteur américain qui avait gagné American Idol. Je vous disais aussi que je ne le connaissais pas avant de recevoir un e-mail me le présentant et qu’au final, je l’aimais beaucoup.

Et bien, peu de temps après, j’ai découvert qu’il serait à Paris début mars pour la présentation de son album. La promo parisienne était constituée de plusieurs interviews et d’un showcase privé – auquel j’ai pu assister grâce à Xavier, d’Attitude.

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Macbeth – Jamie Lloyd (Trafalgar Studios)


Ecosse, dans le futur. Le Royaume-Uni – le monde ! – est en crise, divisé, affaibli par de longues années de déclin économique et de catastrophes naturelles. Un groupe de survivants : Duncan, Malcom, Donalbain, Lennox, Ross, Banquo, Macbeth et sa femme, Macduff, sa femme et ses enfants, Caithness et Angus. Quelques autres survivants de moindre importance. Et trois sorcières.

L’histoire est la même que celle de Shakespeare, seule l’époque change : Macbeth, duc de Glamis, rentre victorieux d’une bataille et rencontre sur son chemin trois femmes qui l’accueillent en lui donnant trois titres différents – duc de Glamis, duc de Cawdor et futur roi. Qu’est-ce donc que cela ? se dit-il, ces femmes sont bizarres… De retour au pays, deux hommes envoyés par le roi Duncan (et accessoirement, cousin de Macbeth) le nomment Duc de Cawdor. Il en parle à sa femme : devenir roi est la prochaine étape. Il faut tuer Duncan ! C’est chose faite… Macbeth est roi. Mais il culpabilise. Lady Macbeth culpabilise aussi. Ils ont des hallucinations, ils deviennent fous, tout le monde a peur, tout le monde les fuit…

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Terrorific Night 2012 | Disneyland Paris

Disney a lancé la Terrorific Night pour la première fois en 2008. Le succès étant au rendez-vous et les fans en redemandant, c’est devenu un évènement récurrent à partir de 2010.

Ce week-end avait lieu la Terrorific Night 4 ! Le vendredi 26 et samedi 27, le Parc Walt Disney Studios a ouvert exceptionnelement ses portes aux participants de 20h30 à 1h du matin.

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Au programme : horreur, terreur, brume, sang et froid polaire.

Ou comment Disneyland se transforme en Zombieland le temps de deux soirées.

On ne dirait pas, mais 4h30, c’est court, donc faire toutes les attractions des Studios, c’est impossible. Il fallait donc faire un choix.

Premier arrêt : Hollywood Tower Hotel (évidemment !).

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Des anciens clients se baladent dans le hall, le maitre d’hôtel était toujours aussi creepy et les grooms étaient devenus des zombies. Pour ce qui est de l’attraction : toujours aussi géniale. Pour rajouter un peu de frayeur, on nous a fait croire à une panne d’ascenseur…  Ce n’était que ma seconde fois, donc je n’ai pas encore fait la descente sans les mains, mais ça ne saurait tarder ^^

Second arrêt : Rock N’Rollercoaster !

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Beaucoup de queue, mais ça allait assez vite malgré tout et on était protégés du vent donc on a pas vraiment vu le temps passer. Pour accéder à l’attraction, il faut passer dans un couloir. A l’entrée, un policier américain avec le total look  – lunettes, menottes, casquettes et bottes – nous fait patienter ! On arrive dans le couloir : un crime a eu lieu ! Le coupable est un homme, la police photographie donc tous les hommes qui passent – afin de procéder à une identification avec un potentiel témoin sans doute. Après ça, nous faisons la connaissance d’un jeune narcissique qui a décapité son frère – quelle idée en même temps d’être plus beau que lui ! Puis, un gentil zombie nous aide à prendre prendre place dans le Rollercoaster, tout devant, dans le tout premier wagon ! Je vous laisse imaginer notre tête en ressortant, après avoir eu le vent qui nous fouettait le visage pendant tout le tour.

Troisième arrêt : Cinémagic !

On est allés à la séance de 22h50 de « Terreurs« , le court métrage réalisé par Maxime Chattam et un autre monsieur dont je n’ai pas retenu le nom. C’était sympa, mais ça ne faisait vraiment pas peur. L’idée était de nous montrer l’intérieur du décor et de nous faire croire que tout se passait au même moment (l’agent de surveillance qui est venu nous parler au début de la séance était l’un des acteurs du film). Sauf que, faire le tournage au moment où le parc est vide, le film perd un peu de sa crédibilité. Ils auraient dû mettre tous les employés du parc à profit (ou au moins ceux travaillant ce soir-là) et en faire des visiteurs du parc. Ca aurait été plus sympa de voir des gens courir dans les allées du parc, avec le brouillard noir qui les poursuit… Ou bien faire apparaitre du brouillard noir, directement dans la salle. Malgré tout, c’était sympa – ne serait-ce que parce que ça nous a permit de passer 30min au chaud ^^

Dernier arrêt : Studio Tram Tour !

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Je ne sais pas si c’était grâce au froid, à notre bonne humeur ou à Thriller de MJ, mais on n’a pas vraiment vu passer les 70min de queue ! Pour ce qui est de l’attraction, pas d’attaque du train par les zombies, ni de kidnapping. Juste des boites étranges, des bruits bizarres et des membres du DSAS contaminés. C’était d’ailleurs un peu le thème de la soirée en fait : zombies et contamination !

Et c’est d’ailleurs ça le plus cool dans la Terrorific Night : l’ambiance et les comédiens ! Les attractions ne sont qu’un bonus. Ce qui vaut vraiment d’y aller c’est avoir le parc pour nous tous seuls (parce que même s’il y avait des milliers de personnes, on se sentait privilégiés !), se perdre dans le brouillard, rencontrer Dracula, Jack The Ripper, Hannibal Lecter, se faire attaquer par des zombies et courir après TronçoMan (oui, oui, après lui, pas devant lui – c’est NOUS qui courions après sa tronçonneuse)ne jamais savoir ce qui nous attend au coin de l’allée.

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(Me suis fait vampiriser par Dracula…)

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 L’année prochaine il y aura la Terrorific Night 5 – j’y serai !

 

(Merci à Alizée pour la plupart des photos 🙂 )

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1789 – Les Amants de la Bastille | Une révolution ratée ?

Samedi soir (le 29/09), j’ai eu la chance d’assister à la répétition générale de la nouvelle comédie musicale 1789 – Les Amants de la Bastille.

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Peut-être en avez-vous déjà entendu parler, ou peut-être pas, en tout cas, voilà le pitch officiel des flyers :

Nous sommes en France au printemps 1789, la famine, le chômage dévastent les campagnes et les villes. La révolte gronde tandis qu’à Versailles la Cour de Louis XVI, insolente et frivole, continue de dépenser sans compter l’argent de l’Etat. Issus de ces deux mondes qui se redoutent et s’affrontent, Olympe et Ronan n’auraient jamais dû se rencontrer. Lui, jeune paysan révolté par les injustices qui l’ont privé de sa terre, monte à Paris pour conquérir la Liberté. Elle, fille de petite noblesse, gouvernante des enfants royaux à Versailles, se dévoue corps et âme au service de sa souveraine, la reine Marie Antoinette. Et pourtant… Pris dans les fièvres et le tourbillon de la révolution naissante, Olympe et Ronan plongeront ensemble dans les intrigues les plus folles et les plus romantiques. Ils vont s’aimer passionnément, se perdre puis se retrouver. Accompagnant les plus hauts personnages de leur temps tels Danton le magnifique, Camille Desmoulins journaliste fougueux ou Jacques Necker l’austère ministre du Roi, ils connaîtront les soubresauts de la Grande Histoire. Leur amour les mènera jusqu’au matin du 14 juillet 1789, au pied d’une des prisons les plus sombres et les plus mystérieuses de Paris, la Bastille, pour y vivre l’événement qui scellera à tout jamais leur destin mais aussi marquera l’émergence d’un monde nouveau, l’envol de nouvelles promesses de Liberté, et de fraternité entre les hommes.

Qu’en ai-je pensé ? Un peu comme pour Bourne – L’héritage en fait : décevant et frustrant. Les mots sont dits. Vous pouvez arrêter dès à présent de lire, vous vous doutez bien que ce qui vient ne sera pas une suite d’adjectifs qualificatifs positifs. Mais j’espère quand même que vous continuerez, parce qu’un peu d’objectivité ne fait de mal à personne. Je ne cherche pas à détruire le spectacle, juste à pointer les bons et mauvais points. Qui sait, cela donnera peut-être des idées d’amélioration à l’équipe de création.

Une intrigue baclée, une chronologie à revoir :

Le principal défaut du spectacle tient en un mot : le livret (= l’ensemble des tableaux chantés/dansés et des séquences de dialogue). Le livret a été écrit par Dove Attia et François Chouquet, à qui l’on devait déjà ceux de « Le Roi Soleil » et « Mozart, l’Opéra Rock » – ceux ayant assisté à l’un ou à l’autre savent donc que c’est là un gage de qualité. Oui. Mais non. A trop vouloir bien faire, ils se sont plantés.

Deux histoires se mêlent : la romance entre Olympe et Lazare Ronan et le soulèvement du peuple contre le roi. Les deux histoires sont censées être liées, souvenez-vous « Pris dans les fièvres et le tourbillon de la révolution naissante, Olympe et Ronan plongeront ensemble dans les intrigues les plus folles et les plus romantiques. » Sauf que : la romance est ridicule – nos deux tourteraux se voient une fois, plus le lendemain et ça y est, c’est l’amour fou à la vie à la mort. Et quand je dis se « voir » c’est vraiment « se voir », ils parlent très peu… Je n’ai ressenti aucun amour, aucune alchimie… Je ne demande pas à ce que leur histoire dure 2h mais par, exemple, moins de Ramard et plus de scènes entre nos deux amants aurait été préférable. Le soulèvement, quant à lui, est minime : quelqu’un qui ne serait pas à jour dans son histoire de France (et il y en a !), aura énormément de mal à suivre. Il lui faudra avoir lu en détail le programme pour comprendre qui est qui, qui fait quoi, et quand.

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Voilà un autre point à revoir : la chronologie. Soit on nous montre les souverains à la Bastille (à la limite, leur fuite), soit on ne nous montre rien, mais surtout, on évite la guillotine, laissant croire qu’on est en 1793 ! Peut-être est-ce simplement une mise en scène symbolisant sa déchéance, mais tout le monde peut ne pas le comprendre ainsi. Par ailleurs, je regrette énormément que Louis XVI soit représenté comme un abruti et Marie-Antoinette comme la « reine à la brioche ». Une révision s’impose.

Les tableaux s’enchaînent sans aucune transition convenable – souvent, on ne sait même pas ce qu’ils sont censés représenter. Les tableaux chantés arrivent à l’improviste et les séquences de dialogues sont souvent inutiles. Sur ce dernier point, je pense notamment aux trop nombreux tableaux avec Ramard – mais faites-le donc taire un peu ! Je n’ai rien contre un peu d’humour, mais il ne faut pas en abuser. C’est drôle la première fois, c’est lourd et totalement déplacé dans un tel contexte toutes les fois suivantes. J’aurais trouvé plus intelligent et intéressant d’avoir davantage de scènes entre Ronan et sa soeur Solène. Ou entre Ronan et Olympe comme dit plus haut.

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Une mise en scène minimaliste et peu révolutionnaire :

1789 ! C’est la Fronde révolution ! Le peuple a faim, des gens meurent, la colère gronde ! On veut du sang des cris, des bagarres, de la révolte ! Oui. Mais non. C’est mou, ça manque de rythme. Il n’y a quasiment aucune mise en scène et les décors – bien que très beaux et réussis – manquent quelque peu de « magie » : vu le prix des places, on est en droit de s’attendre à quelque chose de grandiose (le PDS permet de telles extravagances, Dracula l’a clairement démontré !) pas à de simples images symbolisant les lieux, projetées sur des toiles blanches. Pour ne rien arranger, de nombreuses scènes ne sont pas sans rappeler des tableaux de productions précédentes (notamment Le Roi Soleil et Mozart, voire même Dracula qui n’est pourtant pas d’eux !), et ce qui aurait pu être un joli clin d’oeil finit par exprimer un petit manque d’originalité.

On veut du spectacle aussi, pas juste des chanteurs (voire danseurs parfois) plantés au milieu de la scène, limite statufiés. Faites les danser, courir, sauter… bouger ! Et faites les crier surtout ! S’il vous plait, si vous, créateurs du spectacle, me lisez : faites crier Olympe devant la Bastille ! Faites-la crier un bon gros coup – à la limite, faites-la crier une seule fois et passez l’enregistrement après  si vous avez peur qu’elle perde la voix (ce sera toujours mieux que le silence). Donnez-nous de l’émotion, de la passion, on veut frisonner, pleurer, sursauter… On veut y croire, tout simplement.

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Des artistes au point :

Certes, à me lire, on pourrait le croire, mais non, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : tout n’est pas à jeter dans 1789 – Les Amants de la Bastille. Les costumes et décors sont vraiment réussis (je pense notamment à « Je mise tout »), les chansons sont toujours aussi belles, et tous les artistes de la troupe de haut niveau – aussi bien chanteurs que danseurs (même si certains de ces derniers doivent se sentir frustrés de bouger aussi peu). Malgré mon énorme déception en découvrant que Lazare avait disparu au profit de Ronan, je dois avouer que Louis Delort s’en sort relativement bien, dans un style différent. Là où Matthieu Carnot aurait interprété un Lazare révolutionnaire et déterminé, Louis Delort joue un Ronan plutôt naif et bercé d’illusions.

Ma préférence va au premier, c’est certain (j’ai toujours aimé les rebelles ténébreux). Quand on passe des mois à écouter une version spécifique d’une chanson, quand on s’habitue à cette version, il est difficile après d’en apprécier une autre autant que l’original. Je regrette beaucoup le changement qui a été fait sur « Maniaque » (je n’ai d’ailleurs absolument rien compris au tableau, tellement c’est rapide et confus) même si je le comprends, au vu des circonstances. Je suis donc d’autant plus ravie que « ma » chanson (« Le temps s’en va ») ait été supprimée plutôt que reprise par Louis – laissez-moi un peu de magie.

Le solo de Matthieu Carnot (devenu maintenant le Comte de Peyrolles) dans l’acte II vaut à lui seul le déplacement. En fait non : le solo du comte ET les claquettes de Robespierre sur « A quoi tu danses ? » dans ce même acte ! Voilà chers créateurs, c’est ce genre de tableaux qu’on veut ! Demandez donc à Sebastien Agius et Matthieu Carnot de coacher les autres ! Et toi, Rod Janois, laisse-toi donc aller sur « Hey Ah ! », rappe si tu le veux. C’est la Révolution, diantre ! Vous êtes des artistes de talents, alors improvisez, montrez que vous croyez en vos idées !

Au final, 1789 – Les Amants de la Bastille s’avère être un spectacle fort peu révolutionnaire, qui manque de cohérence et de rythme. Et de Lazare.

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Malgré mes critiques négatives, je sais que je retournerai voir le spectacle, au moins deux fois même. Parce que c’était la répétition générale et que j’ai envie de croire que, pour cette raison, ils ne se sont pas donnés à fond. Et puis, je n’aime pas rester sur un avis négatif après une seule expérience.

La première au Palais des Sports aura lieu le 10 octobre prochain. Ce qui leur laisse un peu plus d’une semaine pour corriger les défauts. C’est court, mais faisable. Je sais que toute l’équipe peut nous offrir quelque chose de magique. Alors qui sait, mon avis changera peut-être à ce moment-là.

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