Vivaaaa Blackpool !

Pour lire des avis constructifs sur Blackpool en général, vous pouvez aller voir chez Cachou ou chez Mirbel et pour un avis on ne peut plus constructif sur David Tennant dans la série c’est chez Pando ! Moi ce sera un mix entre les deux.

369397702_269ccb7216_o.gifSynopsis :

L’homme qui règne sur Blackpool, la station balnéaire du jeu, s’appelle Ripley Holden. Admirateur d’Elvis Presley, c’est un mafieux brutal et mégalo : il rêve de faire de Blackpool le « Las Vegas » de l’Angleterre. Holden est aussi un mari infidèle et un père dépassé par ses enfants. La découverte d’un cadavre dans sa nouvelle salle de jeu va tout changer…

 
Dans la famille Holden, nous avons bien évidemment le père Ripley Holden, un sale type infidèle et macho qui passe son temps à se prendre des cuites et à insulter tout le monde. Il y a aussi Natalie, mère dévouée à ses enfants et son mari, qui occupe son temps libre à écouter les malheurs des autres (comme si les siens lui suffisaient pas!). Du côté des enfants, il y a la fille Shyanne, qui n’a rien trouvé de mieux à faire que de sortir avec un type ayant l’âge de son père, et puis le fils Danny, dealer pour toute la ville à ses heures perdues.

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Tout allait pour le mieux dans la famille Holden jusqu’à la découverte d’un cadavre dans le centre de divertissement familial de Ripley et surtout jusqu’à ce que débarque l’inspecteur écossais Peter Carlisle (*Daviiiiiiiiiiiiiiiiiiiid*). A partir de là, rien ne va plus ! Parce que l’inspecteur, c’est une sacrée tête de mule quand même ! Il ne lâche pas l’affaire, et tant pis si les petits secrets de chacun sont révélés au grand jour (au contraire, il adore ça!)

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Blackpool est certes une série policière (si si si je vous assure !) mais on y retrouve aussi de la romance (un peu d’amour dans ce monde brutes) et surtout, de la musique ! Parce que oui, Blackpool c’est avant-tout une comédie musicale car les personnages y chantent leur états d’âme, ce qui donne lieu à des numéros musicaux fantastiques !

J’ai beau me dire que Ripley Holden est un sale type qui trompe sa femme avec tout ce qui a une boite postale et ment comme il respire, je n’arrive pas à ne pas l’aimer. Il a beau être tout ça, il est aussi un père et un mari aimant. C’est vrai qu’il a une drôle de façon de le montrer, mais c’est dans sa nature de winner ! Cette histoire de cadavre dans la bibliothèque salle de jeu va totalement le tournebouler et le transformer… Il va vite descendre de son pied d’estale et passer de Ripley le winner à Ripley le looser pour ensuite revenir à Ripley le winner… et tout ça, en chansons !

Et puis il y a aussi -et surtout- Peter Carlisle, inspecteur manipulateur, fière de lui, mais qui bien malgré lui va tomber amoureux de la femme du type qu’il est censé arrêter. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il ne veut absolument pas lâcher l’affaire et serait près à tout pour arrêter Ripley… et tant pis s’il n’est pas vraiment coupable. Mais Carlisle est un type intelligent, et la raison va finir par l’emporter sur les sentiments. Il va se retirer de l’affaire et cesser tout contact avec Natalie… enfin pour quelques temps seulement…

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Les personnages secondaire sont tout aussi intéressants que les principaux ainsi que les histoires qui les concernent. D’ailleurs j’ai beaucoup aimé le personnage de Shyanne et de l’adjoint de Carlisle, Blythe.

Après des tas de péripéties tels que de nombreux interrogatoires, des mensonges, des brûlures d’estomac, un mariage, un incendie, un (faux) vol, des vêtements arrachés, une agression, des pleurs, des machin des bidules des chouettes, au final, tout est bien qui finit bien pour tout le monde et en chansons s’il vous plait !

Je suis dans l’impossibilité totale de ne pas vous mettre THE choré de la mort qui tue !

Et le meilleur pour la fin… Les deux David, les deux Doctor…

North and South

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De quoi ça parle ?

C’est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l’héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l’Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l’Eglise et déracine sa famille pour s’installer dans une ville du
Nord. Margaret va devoir s’adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s’éveille à travers les liens qu’elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l’opposent à leur patron, John Thornton…

J’ai eu un peu de mal à accrocher avec le livre, et j’ai eu peur que ça soit la même chose avec la mini-série…Que nenni !!!

J’ai trouvé le John Thornton de Richard Armitage vraiment envoutant… Et qu’il correspondait parfaitement à l’idée que je m’en faisais en lisant le livre, il était juste un peu plus violent que je ne l’aurais imaginé… Il est aussi beaucoup plus attachant. Surtout dans la 4ème partie – qui est sans aucun doute ma partie préférée et que je pourrais voir et revoir sans lasse. 
J’aime beaucoup John Thornton, autant dans le livre que dans la mini-série. Il est déterminé, il sait ce qu’il veut et il fera ce qu’il faut pour y arriver. Mais en même temps, il est raisonnable, intelligent, attentionné, patient… (serait-ce l’homme idéal?! )
Et sinon, je sais pas pourquoi, mais lorsqu’il souriait, j’ai la phrase « Lorsque le sourire, rare et éclatant, jaillissait d’ un coup, on avait l’ impression d’ une brusque apparition du soleil » qui me vient tout de suite à l’esprit.

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(Lambtoniennes, interdiction de faire une syncope !!)

J’ai aussi beaucoup plus aimé la Margaret de la série que celle du livre. Je l’ai trouvé forte et déterminée et non pas pleurnicheuse comme dans le livre (me tapez pas). Même si elle pleurniche beaucoup (elle pleurniche même quand elle se rend compte qu’elle aime Riri Mr Thornton!) je trouve que Margaret Hale est une vraie « héroine ». Elle a perdu en l’espace de très peu de temps toutes les personnes auxquelles elle tenait plus que tout, mais jamais elle ne flanche ! Jamais elle ne se laisse aller au desespoir. Elle relève la tête et regarde vers l’avenir.
Daniela Denby-Ashe a un jeu tout en finesse et un regard très expressif. Elle incarne à la perfection la Margaret que je m’imaginais, alliant douceur et determination.

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J’ai trouvé dans l’adaptation ce qu’il manquait dans le livre : un approfondissement dans les relations entre les personnages. Surtout entre Higgins et Thornton : j’aime beaucoup la relation d’amitié qui nait doucement entre eux, les scènes avec le petit étant particulièrement émouvantes. C’est dommage que Elizabeth Gaskell soit allée un peu vite sur cette amitié dans le livre….

Le Nicholas Higgins de Brendan Coyle est lui aussi beaucoup plus attachant que dans le livre. Il est moins aggressif, plus sage, et on sent qu’il éprouve un profond respect et une grande admiration envers Margaret… mais aussi envers Mr Thornton.

J’ai aussi été très touchée par Mme Thornton, jouée par Sinead Cusak. Deja dans le livre les passages entre elle et son films étaient émouvantes, mais les « voir » les rends encore plus belles… Mme Thornton est une femme dure, sèche, qui ne montre ses sentiments à personné excepté son fils… Elle est fière de lui, elle l’admire… elle l’aime plus que tout au monde.

Les acteurs sont remarquables, et font passer beaucoup d’émotions par leur jeu (Noooon, je ne pense absolument pas à la fameuse scène du « Look back at me », je pense à celle en dessous là !.)

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Concernant la réalisation, je l’ai trouvée magistrale. Les scènes dans la manufacture avec le coton volant dans tous les sens sont splendides, et le fait de tourner en lumière naturelle (ou se voulant naturelle) en fait que renforcer l’aspect « lugubre » de Milton. Les scènes à Helstone se déroulent quant à elles sous un soleil radieux, le contraste entre les deux villes et les deux atmosphères n’en est que plus frappant !

Certaines scènes ont été ajoutées, d’autres modifiées, et d’autres encore enlevées ou réduites, mais ça ne fait que rendre la mini-série meilleure qu’elle ne l’est ! Les réalisateurs ont su rendre le « ton » de l’histoire d’Elizabeth Gaskell tout en y apportant une petite touche personnelle.
J’ai trouvé cette adaptation vraiment sublime, et si j’osais je dirais que je la trouve même meilleure que le livre…

Et comme je suis une gentille fille, je vous offre de quoi faire une syncope ^^

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Ooooh encore un peu et j’oubliais de parler de la musique de Martin Phipps… En fait non, je ne vais rien dire, juste vous laisser écouter!

http://sweet-madness.hautetfort.com/media/01/00/434331266.mp3
 

In a land of myth and a time of magic…

In a land of myth and a time of magic, the destiny of a great kingdom rests on the shoulders of a young boy.
His name…
Merlin.

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J’avais vu les affiches pour la série dans tout Londres en septembre dernier, et ma curiosité avait été bien attisée, mais je ne sais pas pourquoi, je ne m’étais pas décidée à me procurer les épisodes. Une petite escapade avec ma soeurette en terres de Brocéliande a été l’occasion parfaite pour s’y mettre !
Synopsis :

L’histoire se passe à Camelot, mais en des temps où le royaume n’était pas encore entré dans la légende. Merlin, un jeune sorcier arrive dans la cité mythique et découvre que la magie est bannie et que toute personne la pratiquant est executée. Le voila devant cacher ses dons à tout le monde. De plus, à peine est-il arrivé à Camelot qu’il tient tête au Prince Arthur. Pas très malin de s’opposer au Prince et de s’en faire un ennemi n’est-ce pas ?! Et encore moins si plus tard un mystérieux dragon parlant vous apprend que votre destinée et celle du Prince sont liées à jamais…
Avec l’aide du médecin de la cour, Gaïus, Merlin va apprendre à maîtriser la magie et à l’utiliser non seulement pour aider les autres (sans se faire prendre) mais aussi pour révéler les nombreux secrets de Camelot…

promo.jpgAvec de gauche à droite:

Anthony Head – Uther Pendragon
Bradley James – Arthur Pendragon
Colin Morgan – Merlin
Richard Wilson – Gaïus
Katie McGrath – Morgana
Angel Coulby – Guinevere/Gwen

 

 

 

Au moment où se passe la série, Arthur n’est pas roi et Merlin n’est pas l’enchanteur. Ils ne sont que deux jeunes hommes qui se retrouvent bien malgré eux avec de lourdes tâches à exécuter. Ils sont à un âge où ils ne devraient pas avoir de grandes préoccupations et pourtant…

Le ton adopté et les nombreuses modifications par rapport à l’histoire qu’on connait peut être quelque peu déroutante au départ, mais on se prend vite au jeu et la suprise laisse place au plaisir. De toute façon, il n’y a aucune version définitive et officielle de la légende du Roi Arthur et de Merlin…c’est bien pour ça qu’on parle de légende. Elle n’a cessée d’être réécrite au fil des siècles, avec à chaque fois une nouvelle version. En sachant cela, il n’en est que plus facile d’apprécier cette série. Et puis bien que ça soit le bazar par rapport à ce qu’on connaît, on est pas totalement perdus car on y retrouve tous les grands personnages qui font de la légende ce qu’elle est : Lancelot, Mordred, Excalibur… tous font leur apparition dans cette première saison….

Les intrigues ne sont pas des plus rocambolesques,ni des plus « originales » mais on se rend vite compte que ce n’est pas ça le plus important. Dans de nombreuses séries, l’intrigue est privilégiée par rapport aux personnages, ici c’est l’inverse. Et c’est bien là que réside tout l’intérêt de la série. Surtout que les acteurs sont tous parfaits dans leurs rôles respectifs (et j’avoue avoir eu un gros coup de coeur pour Bradley James !)

Comme je l’ai déjà dit, à peine arrivé à Camelot, Merlin tient tête à Arthur et n’éprouve aucune sympathie pour lui.. d’ailleurs il en va de même chez Arthur ! Mais le destin en a décidé autrement : par le truchement du hasard (et de la magie) voila Merlin qui devient le « valet/servant » d’Arthur… ce qui au final s’avère plutôt être une bonne chose étant donné que leurs destinées sont liées, en étant aussi proche, il sera plus facile pour Merlin de le protéger. C’est fou comme le destin fait bien les choses des fois !

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Merlin n’a rien à voir avec le sage et puissant sorcier de la légende Arthurienne telle que nous la connaissons. C’est un jeune homme timide et maladroit qui est content d’avoir des pouvoirs, mais ne comprends pas forcément pourquoi il doit les cacher. Il est courageux et intelligent (même si des fois il est un peu long à la détente) mais surtout il essaye de toujours faire ce qui est juste et équitable. Son antipathie envers Arthur s’est vite transformée en admiration et ‘fierté’.

Au premier abord, Arthur semble insupportable : il agit tel un enfant-gâté, se croit supérieur à tous… Mais on se rend vite compte que Arthur est en fait un jeune homme qui a du grandir trop vite : il a perdu sa mère à la naissance et son seul modèle a été son père quelque peu tyrannique. Arthur sait qu’un jour il sera roi, alors il se refuse à se montrer faible devant les autres, il refoule énormément ses sentiments, et suit les ordres de son père à la lettre. Étant Prince, Arthur a été habitué à ce que les gens le respectent et ne le contredisent pas… Sa rencontre avec Merlin va totalement le faire changer. Sans s’en rendre compte, Arthur va apprendre à être le grand roi bon et juste que nous connaissons tous… Et surtout, il va apprendre à ne plus faire tout ce que son père lui ordonne.

Au fil des épisodes, on voit un sentiment d’amitié naître entre ces deux jeunes hommes que tout oppose. Aucun des deux ne le dit directement, mais le montre bien par ses actions. Ils apprennent à se faire confiance, à croire l’un en l’autre, à tenir l’un à l’autre… ils mourraient l’un pour l’autre!

Concernant les autres personnages, ils sont tout aussi importants et intéressants.

Uther Pendragon est tyrannique à souhait et absolument insupportable ! Mais au apprend au fur et à mesure des épisodes la raison qui l’a rendu aussi froid et méchant. Uther n’est pas du genre à montrer ses sentiments, mais au fond, on sait combien il tient à son fils, même si des fois son comportent tend à montrer le contraire…

Gaïus est l’ami et mentor de Merlin. Il essaye toujours d’agir pour le bien de tous, même si pour cela il faut en sacrifier un. C’est le médecin de la cour, l’ami et confident du Roi. Il partage de nombreux secrets avec lui ce qui montre combien ce dernier lui fait confiance…

On découvre une Guinevere timide mais courageuse et toujours prête à aider les autres. Les qualités qui feront d’elle une grande reine émergent au contact de Merlin et Arthur et lors des épreuves que traversent nos « héros »…
Le rôle de Morgana est très mystérieux. Dans les premiers épisodes elle fait essentiellement figure de tapisserie, mais elle prend de plus en plus d’importance par la suite. Morgana est la pupille du roi, et est sans doute la seule personne qui ose lui tenir tête! C’est une jeune femme forte et vaillante, prête à se battre dès que l’occasion se présente. Bien que privilégiée, elle ne prend pas les autres de haut et traite tout le monde de la même façon : pour elle, sa servante est tout aussi importante qu’un noble, si ce n’est plus…

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Si on s’attache aussi vite aux personnages, c’est en partie grâce à l’humour omni-présent :il n’y en a ni trop (sinon ça deviendrait une parodie), ni trop peu (au risque de s’ennuyer), il est parfaitement bien dosé car quand il le faut, ils savent être sérieux… un peu comme dans Torchwood et Doctor Who.
Comme dit plus haut, les intrigues ne sont pas des plus rocambolesques, on sait vite comment ça va se finir. Cependant, il y a quelques épisodes aux intrigues bien ficelées et particulièrement intéressants : entre autres, les épisodes 4, 6, 10 et 11.
Le fait que la série est essentiellement dédiée à un public familial peut sans doute jouer dans ces intrigues « légères » mais comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas le plus important (enfin, pour moi en tout cas)…

La dernière fois que la légende Arthurienne a été utilisée pour un film/série date du film Merlin avec Sam Neil… C’est vous dire comme ça date ! Cette nouvelle version est donc plus que bienvenue ! Et le fait d’en faire une version « rajeunie » touchera un public plus large, mais aussi -et surtout- plus jeune. Si ça peut permettre à plus de monde à s’intéresser aux légendes arthuriennes, et bien moi je dis « Youpii » !

Cliquez sur l’image pour accéder au dossier de presse de la BBC
qui est particulièrement intéressant!
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Désolée pour la longeur, au départ j’avais prévu de faire quelque chose de beaucoup plus court, mais quand je me suis lancée, et bien, dur de m’arrêter… Et je me rends compte maintenant qu’il y a plein de choses dont je voulais parler que j’ai pas mis !

Crime and Punishment

108611-large.jpgRésumé (merci Wikipédia!) : 
L’histoire dépeint le meurtre prémédité d’une vieille prêteuse sur gage et de sa sœur cadette par un ancien étudiant de Saint-Pétersbourg nommé Raskolnikov, et ses conséquences émotionnelles, mentales, et physiques sur le meurtrier. Après être tombé malade et être resté au lit, cloué par la fièvre, pendant plusieurs jours, Rodion Romanovitch Raskolnikov est atteint de paranoïa et commence à s’imaginer que tous ceux qu’il rencontre le suspectent du meurtre ; la connaissance de son crime le rend presque fou…

N’ayant pas -encore- lu le livre, je ne peux pas dire si les personnages sont fidèles à l’histoire originale. Ce que je sais, c’est que les acteurs sont excellents.
Surtout John Simm en Rodion Raskolnikov. Il n’en fait jamais trop. Il arrive à rester dans le ton du début à la fin. John Simm a un jeu tout en finesse, il fait passer beaucoup de choses à travers le regard. Je l’avais deja remarqué dans The Devil’s Whore et State of Play, et son rôle de Raskolnikov n’a fait que renforcer mon opinion.

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Il interprète un Raskolnikov charismatique, intelligent, arrogant, troublé, aimant, mais en proie à des hallucinations et à la paranoïa. John Simm a réussi à rendre toute la complexité du personnage. Au départ, on ne peut s’empêcher de le trouver antipathique : il a tué avec prémiditation et de sang-froid ! Pour aucune raison valable, si ce n’est pour se prouver à lui-même qu’il pouvait tuer. Mais au fur et à mesure, on en vient à le plaindre, et à éprouver de la sympathie envers lui.still_cp09.jpg
Sinon, j’ai beaucoup aimé Sonya. Je ne sais pas comment elle est dans le livre, mais je trouve que Lara Belmont a bien fait ressortir la dualité de ce personnage à qui la vie n’a pas fait de cadeaux, mais qui jamais ne baisse les bras. Comme beaucoup, elle ne vit pas, elle survit. La religion et sa morale sont les deux choses qui lui permettent de tenir. Même quand Raskolnikov est détestable avec elle et lui dit des choses qui font mal.

Julian Jarrold a eu la très bonne idée de filmer caméra à l’épaule et dans les rues même de Saint Petersbourg. Ce qui est parfait pour rendre l’atmosphère sombre et la dimension psychologique de l’histoire.
Raskolnikov se sent pris au piège : les nombreuses scènes se passant dans des escaliers, des petites pièces, des cours d’immeubles rendent parfaitement l’atmosphère oppressante de l’action.
Après le meurtre, Raskolnikov est perdu. Les plans « agités » avec la caméra qui tourne sur elle-même et autour des acteurs, les contres-jour, les gros plans, rendent bien l’état d’esprit de Raskolnikov.
Les scènes entre Porfiry et Raskolnikov sont particulièrement éprouvantes, et nous tiennent en haleine tout le long du film. La scène du meurtre quant à elle est particulièrement violente – bien qu’elle soit plus suggérée que montrée.
Dès la première minute, on est au coeur de l’intrigue. Il n’y a rien qui nous prépare à ce qui va suivre, aucune présentation de l’histoire, dès le commencement, on se retrouve à suivre Raskolnikov.

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Crime and Punishment est un film « dur ». Psychologiquement parlant.
Il n’y a pas beaucoup d’action, ni de dialogues. Je suis du genre à vite m’ennuyer, et ça aurait pu être le cas là aussi. Mais non. J’étais fascinée. Fascinée par Raskolnikov, par son comportement, par ce qu’il subissait. Comme dit plus haut, je n’ai pas lu le livre, et d’un certain côté, c’est mieux comme ça. Je ne savais pas à quoi m’attendre. J’ai été surprise tout le long. A chaque fois je me demandais ce qui allait lui arriver, et à chaque fois mes idées étaient fausses. Même à la fin – surtout à la fin ! Sincèrement, j’ai cru qu’il s’en sortirait. Toutes les fois où il était prêt à se dénoncer, un évènement lui permettait d’en échapper. Ca m’a fait penser à la scène finale de Match Point, lorsque tous les soupçons se portent sur Chris. Jusqu’au moment où la bague est retrouvée sur un SDF.
J’ai pensé qu’il en serait de même là, que la mort de Svidrigailov serait le moyen d’échapper à l’emprisonnement. Encore une fois, j’étais dans l’erreur…

Je vous le conseille vivement, ne serait-ce que pour admirer le talent de John Simm !

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Sense and Sensibility 2008

senseandsens.jpgRésumé :
Après le décès du père d’Elinor, Marianne et Margaret Dashwood, celles-ci et leur mère se trouvent injustement privées de leur héritage par leur demi-frère (né d’un précédent mariage de Mr Dashwood) et sa femme. Leur situation financière considérablement diminuée, elles se retrouvent donc dans une position particulièrement difficile. Forcées de quitter leur domaine de Norland dans le Sussex pour Barton Cottage dans le Devonshire, les jeunes filles sont rapidement acceptées par leur nouvelle société, particulièrement par un généreux parent et sa belle-mère Mrs Jennings.
Marianne, dont le romantisme et la joie de vivre charment le secret Colonel Brandon, est bientôt profondément amoureuse du jeune et impétueux Willoughby. Elinor, dont les dispositions sont plus prudentes et considérées, qui cache ses sentiments avec attention, souffre de l’absence d’Edward Ferrars, le frère de sa désagréable belle-sœur, qu’elle a connu à Norland et qui vit à Londres.
Malgré leurs personnalités très différentes, les deux sœurs expérimentent de grands chagrins dans leurs affaires sentimentales : Marianne souffre avec ostentation tandis qu’Elinor ne permet à personne de voir ses maux de cœur. Ce sont, cependant, leurs qualités communes -discernement, constance et intégrité face aux mauvaises intentions des autres- qui leur permettent d’entrer dans une nouvelle vie de paix et de contentement.

/! Ce qui suit peu comporter des spoilers pour les personnes n’ayant pas vu la mini-série /!

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Edward – Brandon – Willoughby – Elinor – Marianne

 

Personnages :

Elinor est sans aucun doute mon personnage préféré, que ce soit dans le livre ou dans la série ! Et l’actrice n’est sans doute pas étrangère à cela. Hattie Morahan a un visage très expressif… et elle arrive à faire passer beaucoup de choses par le regard.
J’aime beaucoup son attitude tout le long de la série, mais je retiendrais surtout deux moments : sa réaction quand Marianne lui sort qu’elle n’a aucun idée de combien elle souffre : elle est perplexe, mais reste calme (et j’ai beaucoup aimé comment elle boit cul-sec le verre qu’apporte Mrs Jenkins !) et la fin : elle est poignante de sincérité !

Concernant Marianne, les scènes que je retiens sont : sa balade sous la pluie et sa discussion avec Elinor lorsqu’elles retournent à Barton Cottage.
Quelqu’un a dit sur le forum qu’elle faisait là une tentative de suicide… Moi je vois ça autrement : elle se « lave » de tous les souvenirs de Willoughby. Elle commençait deja à l’oublier – suffit de voir comment elle remercie aimablement Brandon de l’aider à descendre de la calèche – et elle utilise la pluie pour effacer à tout jamais ses souvenirs : elle l’a rencontré sous la pluie, elle l’oublie sous la pluie.
Quant à sa discussion avec Elinor lorsqu’elles rentrent chez elles montre son début d’évolution. Elle s’est enfin rendu compte que ce ne sont pas les paroles et les sentiments, mais les actions qui comptent.
Et là, elle fait référence (selon moi) à elle-même, à Willoughby, à Brandon, mais aussi à sa propre soeur.

En parlant de Brandon : je bloque avec son personnage. Autant dans le livre que dans les adaptations. Pour moi, son amour pour Marianne n’est que dû au fait qu’elle lui rappelle son Eliza perdue…
J’aurais aimé savoir si, s’il n’avait jamais connu Eliza, il aurait autant été attirée par elle. Il ne l’a jamais oublié, et, comme dit Marianne, il est resté fidèle à son premier amour. Et ça renforce l’avis que j’ai sur lui : il fait avec Marianne ce qu’il n’a pu faire avec Eliza… et pour moi, ça fausse tout…

Je trouve que Dominic Cooper montre très bien les deux « visages » de Willoughby : quand on le voit la première fois, il n’a pas l’air net, mais par la suite on sent un net changement dans son comportement… Il s’assagit je trouve. Suffit de voir sa réaction lors du diner après la visite à Allenham : il aurait pu rire et répondre d’un ton léger, mais non… il a même défendu Marianne. A ce moment, je l’ai trouvé sympathique et sincère.
Mais son entrevue avec Elinor l’a fait vite redescendre dans mon estime : je n’aime pas les types qui veulent passer pour la victime sachant qu’ils sont fautifs.

Par contre Edward, je l’adore ! Je le trouve drôle, sensible et adorable, surtout avec Margaret. Ce n’est pas Willoughby qui aurait proposé à Meg de faire un tour à cheval…
Cependant, j’ai eu peu de mal avec la scène où il est à Barton Cottage… Dan Stevens n’est pas très naturel quand il est envahi par ses « humeurs noires » (ma soeur s’est même demandé s’il n’allait pas se mettre à pleurer)… mais bon, ce n’est qu’un détail.

J’ai beaucoup aimé cette petite Margaret : elle est certes jeune, mais elle est très perspicace ! Je l’ai même préférée à Marianne…
Les autres personnages sont trop caricaturés à mon gout… surtout Sir John et Mrs Jenkins. Fanny est telle qu’elle devrait l’être: détestable !

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Réalisation :

Gros coup de coeur pour les scènes où Elinor accroche le tableau au dessus de la cheminée qui l’a aussi montre une évolution : quand elles emménagent, elle accroche un tableau de Norland… et quand elles reviennent elle le remplace par Barton Cottage. Ca montre qu’elles sont passées à autre chose. Norland est oublié, une nouvelle vie commence vraiment pour elles.

Et sinon, j’ai beaucoup aimé la fin aussi. Enfin, que les scènes concernant Elinor et Edward…. Comme je l’ai deja dit, j’ai trouvé Hattie Morahan poignante de sincérité lors de la déclaration de Edward ! Et cette scène est telle que je me l’imaginais à la lecture, si ce n’est mieux !!
J’aimais leur histoire dans le livre, et là encore plus. Je préfère une fin avec Elinor heureuse et souriante qui regarde Edward courir après les poules qu’une fin avec un mariage…

Les scènes romantiques à souhait ne m’ont pas dérangées plus que ça. Willougby qui court sous la pluie pour aider Marianne, ou Brandon qui s’en va sur son fidèle cheval blanc retrouver sa belle évanouie sous la pluie, ça m’a plus fait rire qu’autre chose!

En résumé, j’ai beaucoup aimé cette nouvelle version. Elle a su rester fidèle au livre tout en apportant de nouvelles choses.

Matt Smith est le prochain Doctor Who !

A la fin de l’année, David Tennant quittera la fantastique série britannique « Doctor Who« . Le nom de son successeur a été diffusé cette après-midi dans un « Doctor Who Confidential » spécial : il s’agit de Matt Smith !

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On a pu voir Matt Smith dans les films « Sally Lockhart » (« La Malédiction du Rubis »et « Le Mystère de l’Etoile Polaire ») qui ont été diffusés cet été sur Arte : il y jouait le rôle de Jim Taylor.

smith_doctor_2.jpgAgé de 26 ans, Matt Smith, incarnera le plus jeune Doctor qu’il n’y ait jamais eu en 45 ans de série !!

Je ne sais pas encore quoi penser de ce choix. David Tennant est resté tout de même pendant 3 saisons, plus les 4 épisodes spéciaux diffusés cette année. Il a joué un Doctor totalement déjanté, impulsif, amoureux, drôle. Les fans se sont très vite attachés à ce Doc complètement timbré ! Prendre sa suite va s’avérer être une tache plutôt difficile…  Mais bon, comme on dit Outre-Manche « Wait and see » !

Personnellement, je pense qu’il s’en sortira. D’après les photos et l’interview diffusé dans le DWC, Matt Smith m’a l’air d’être dans la continuité du Doc n°10 dans son air enfantin et son côté quelque peu déjanté (suffit de voir la coiffure !). S’il est aussi énergique et drôle que Ten, ça devrait aller.
Et puis, je trouve ça intéressant que les producteurs ait décidé que le prochain Doc serait jeune. Au fur et à mesure des saisons, Doctor Who gagne un public de plus en plus jeune. Je trouve ça intéressant que le nouveau Doc soit de la même génération…
Chaque régénération apporte un petit quelque chose au Doctor, je suis curieuse de savoir ce que ce sera avec Matt Smith ! Et encore plus curieuse de savoir qui l’accompagnera au bord du TARDIS !

Mais bon, avant de le voir en action, on peut profiter de David Tennant pendant encore 4 épisodes spéciaux !

 

Doctor Who

Doctor Who vous connaissez ? Non ? Et bien plus pour longtemps !

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Fiche d’identité :

Doctor Who est une série britannique qui a vu le jour en 1963 !
679 épisodes et 8 « Doctor » plus tard, la série s’arrête. On est en 1989.
Quelques années après, un jeune scénariste, Russel T. Davies, fan de la série depuis sa plus tendre enfance, décide de la remettre au goût du jour.
C’est de cette nouvelle version dont je vais vous parler.
26 mars 2005 : Diffusion du premier épisode de la première saison de la nouvelle version de Doctor Who sur BBC.
Elle est aussi bien accueillie que les précédentes ! Faut dire que « Doctor Who » est un symbole de la culture britannique ! Il n’y a pas un britannique qui ne connaisse pas « Doctor Who ! » Le Doctor est aussi populaire que la Reine !

J’ai connu Doctor Who après avoir vu Torchwood (cf article pour comprendre). Au début, j’ai regardé par curiosité. Et puis au bout de 3 épisodes j’étais fan. Je m’étais toujours dit que si je devais acheter les DVD d’une série, ce serait de Veronica Mars et Le Monde de Joan. Finalement, ça a été Torchwood et Doctor Who. C’est dire combien je suis « addict » !

Si j’en parle maintenant, c’est parce qu’à partir du 24 novembre, France 4 rediffuse les saisons 1 à 3 épisodes de Noël compris, tous les lundis à 14h45, deux épisodes à chaque fois. Cela dans le but de commencer pour Noël la diffusion des épisodes inédits : l’épisode de Noël 2007 avec Kylie Minogue, et la saison 4 (en prime-time si tout va bien !)

Pourquoi j’aime Doctor Who ?

  • Pour son ton décalé : extra-terrestes, fantômes, Charles Dickens, Loup-Garou, Reine Victoria, Agatha Christie, Mme de Pompadour, se croisent avec le Doctor et ses compagnons.docsound
  • Pour le Doctor : il est fascinant. Surtout quand il est joué par David Tennant. Il sait tout sur tout, il parle à une vitesse extraordinaire, il est drôle, il est classe. Mais il est aussi tiraillé entre l’amour qu’il porte à ses compagnons, et le fait qu’il sait qu’à un moment il devra continuer seul.
    Le Doctor, on l’aime et on le déteste à la fois.
  • Pour les différents genres : comique, fantastique, science-fiction, historique, politique se mêlent au fil des épisodes
  • Parce qu’on passe par toutes les émotions dans un épisode !
  • Pour l’inventivité des scénaristes : les épisodes, les saisons se suivent mais ne ressemblent pas. Ils arrivent toujours à se renouveler et se diversifier. La saison 1 est plus familiale, plus drôle et au fur et à mesure, ça devient plus noir, plus dramatique – un peu comme les Harry Potter.
  • Parce qu’on ne se lasse pas de ce Doctor déjanté, fonceur, mais toujours prêt a aider les autres.
  • Parce que c’est une série excellente. Pour reprendre les termes du Doc : « Fantastic », « Brilliant », « Molto Bene »

En résumé, si :

  • Vous aimez la culture Britannique
  • Vous voulez passer un bon moment devant votre télé : rires, larmes, peur…tout y est !f3
  • Vous adorez l’humour des Britanniques
  • Vous avez aimez David Tennant dans Harry Potter (il jouait Barty Croupton Junior)
  • Vous êtes fan de Secret Diary of a Call Girl : Billie Piper joue le rôle de Rose Tyler dans les saison 1,2 et 4.
  • Vous aimez tout ce qui est décalé
  • Vous voulez découvrir de nouvelles choses

Alors « Doctor Who » est fait pour vous ! Et si vous ne vous sentez pas concerné par ce que j’ai dit précédemment, et bien, c’est une raison de plus pour découvrir !

Raisons de ne pas regardez « Doctor Who » :

  • La musique du générique peut vite vous énerver
  • Vous n’aimez pas les séries en VOST . Car oui, il faut regardez Doctor Who en VO ! Avec la version française, beaucoup de choses se perdent : l’humour, les sentiments qu’on ressent dans leur voix, des caractéristiques de la personnalité des personnages. Cliquez <ICI> pour avoir le détail de pourquoi la VO est mieux.
  • Les DVD vendus en France sont NULS ! 30€ pour 13 épisodes, pas de bonus, pas d’épisodes spéciaux, pas de « Doctor Who Confidential » ça ne vaut vraiment pas le coup !

Et voila la musique du générique qui pourrait en agacer plus d’un(e) !
http://sweet-madness.hautetfort.com/media/01/02/968064998.mp3

Le Monde de Joan

Je ne sais pas pourquoi, mais depuis la semaine dernière, je suis en mode nostalgie. J’étais dans mes recopiages de cours quand j’ai eu une soudaine envie de revoir « Le Monde de Joan » Hop, ni une ni deux, je demande à mon meilleur ami Google de me trouver les épisodes.

Joan of Arcadia Raa, comme elle m’avait manqué cette série ! En 4 ans, j’avais oublié de nombreux détails ! Oubli vite oublié…
Certaines on peut-être eu la chance de voir la série soit lors de sa toute première diffusion sur 13ème Rue ou alors sur TF1 (avant que la chaîne n’arrête la série…), pour les autres, voila une petite présentation rapide : 

Le Monde de Joan (Joan of Arcadia en VO) raconte la vie pas tout à fait normal d’une jeune demoiselle de 16 ans, Joan Girardi. Elle vient de s’installer avec toute sa joyeuse famille à Arcadia, son père étant devenu le nouveau Chef de la Police locale. C’est aussi l’occasion pour la famille de passer à autre chose. En effet, un peu plus d’un an auparavant, le fils aîné Kevin a eu un accident de voiture, il est ressorti dans un fauteuil roulant.
Joan avait la vie d’une fille de son âge jusqu’à ce qu’un beau jour, elle rencontre dans le bus un garçon super mignon. Son nom : Dieu ! Non, elle n’a pas d’hallucinations ! Tout le monde peut voir et même parler à ce garçon super mignon, mais personne à part Joan ne sait qu’il est Dieu. A partir de là, sa vie va prendre un sacré tournant. Dieu va lui apparaître sous différentes formes pour lui demander de faire des choses : ça peut aller de faire la lessive, à construire un bateau en passant par s’inscrire à des cours avancés. Toutes ces actions vont avoir non seulement des répercussions sur elle, mais sur tout son entourage. Au début, elle était réticente, mais elle va vite comprendre tout ce que ses actions (jugées bizarres par sa famille) peuvent apporter autour d’elle.

Vous l’aurez compris, c’est un (gros) clin d’œil à Jeanne d’Arc (Joan of Arc en anglais) : Dieu, ses demandes, les répercussions…

Joan of Arcadia traite de sujets tels que la religion (évidemment !), le rôle de la justice, l’amitié, l’amour, le sexe, la vie après un accident, l’alcoolisme…  Des thèmes auxquels nous sommes encore tous confrontés aujourd’hui et qu’on retrouve dans de nombreuses autres séries, mais pas abordé de façon aussi originale. Partir de l’histoire de Jeanne D’Arc et la transposer dans un contexte moderne, c’était vraiment bien pensé !

On s’attache très vite aux personnages que ce soit à Luke, le petit génie scientifique ou alors à Grace, qui se cache derrière sa réputation de anti-tout et qui dit des tas de choses mais ne les pense pas toujours ou encore à Adam, ado dévasté par le décès de sa mère qui rêve de faire une carrière artistique ou même à Joan, qui ne rêve que d’une chose : avoir la vie normale d’une fille de son âge.

On rigole face aux conversations entre Joan et Dieu, on réfléchit quand des thèmes sérieux sont abordés, on pleure quand Joan pleure… et on se dit que les épreuves qu’elle traverse, on pourrait les subir aussi (l’accident de Kevin, la mort d’une amie…).
Et on aimerait des fois voir un type mignon dans le bus qui nous apprendrait qu’il est Dieu, qu’on a le pouvoir de changer les choses (sans pouvoirs magiques) et que notre vie va changer du tout au tout… 

Amber Tamblyn Le Monde de Joan a révélé Amber Tamblyn au grand public. Après l’arrêt de la série, elle s’était consacrée essentiellement au cinéma, vous avez notamment pu la voir dans 4 filles et un jean  ou encore dans The Grudge 2, et dans d’autres films mais qui ne sortiront sans doute jamais en France…Elle revient bientôt dans le rôle principal de la série « The Unusuals » (sera-t-elle diffusée en France, telle est la question !)

La série a été arrêtée à la fin de la saison 2, au moment où ça devenait encore plus intéressant : Joan découvrait que Dieu parlait à quelqu’un d’autre, Ryan (joué par Wentworth Miller !) mais que ce dernier refusait de suivre ses directives… Ryan incarnait la mal, et Joan le bien… la suite il faut donc l’imaginer vu que tout s’est arrêté…

Les gens ont dû trouver que c’était une série trop moralisatrice ou trop portée sur la religion… C’est dommage. Elle méritait d’être reconduite pour encore 1 saison, ou au moins de finir avec un dernier épisode digne de ce nom…

Si la série vous intéresse et que vous êtes plutôt bon en anglais, les DVD des deux saisons sont disponibles sur amazon.com, sinon, il est aussi possible de télécharger les épisodes sur internet et de trouver les sous-titres français au même endroit…

Ecrit le 5 décembre 2008

Torchwood

De gauche à droite :
Gareth David-Lloyd (Ianto Jones)
Eve Myles (Gwen Cooper)
John Barrowman (Jack Harkness)
Naoko Mori (Toshiko Sato) 
Burn Gorman (Owen Harper)

 

Cette série, j’en suis addict !
C’est ma soeurette qui me l’a fait découvrir. En zappant elle est tombée dessus, et a laissé… au bout de 20 min, j’ai laissé tomber ce que je faisais sur l’ordi pour regarder tranquillement !

Sur quoi porte la série ? La Team Torchwood est chargée d’enquêter sur les phénomènes paranormaux qui ont lieu à Cardiff (Pays de Galles). En effet, Cardiff a été construite sur une faille spatio-temporelle, ce qui donne lieu à d’étranges évènements : des aliens débarquent dans la ville, ainsi que des gens venus d’une autre époque… et ce n’est qu’un début.

Qu’est-ce que la Team Torchwood ? Torchwood est une organisation (absolument pas) secrète, « indépendante du gouvernement et plus autonome que la police ». Il y a plusieurs agences, celle de Cardiff est Torchwood III.
Elle est composée de 5 « agents » :

  • Le « Patron », le Capitaine Jack Harkness, le plus énigmatique : il ne peut pas mourir, et on ne sait à peu près rien sur son passé (enfin, on en apprend un peu plus dans la saison 2),
  • le docteur Owen Harper, comme vous l’avez deviné, c’est le doc de l’équipe, chargé de guérir les blessés et d’autopsier les aliens morts,
  • Toshiko Sato, l’experte en informatique et gadgets en tous genres
  • Ianto Jones, le « secrétaire », disons que quand il n’est pas sur le terrain avec les autres, il est chargé de faire le salle boulot (paperasse, annoncer les mauvaises nouvelles aux familles, commander les pizza, faire le thé, nettoyer quand il le faut les traces laissées par Torchwood…).
  • Au départ, il y avait aussi Suzie, mais qui a été vite remplacée par Gwen Cooper (remplacée car s’est suicidée…), une jeune policière qui découvre l’agence par hasard. Elle a le statut de « chargée des relations humaines »,  car c’est elle qui a le plus d’empathie.

 
Dis comme ça, c’est pas très original n’est-ce pas ? Des aliens, des phénomènes paranormaux c’est du déjà-vu…
Alors qu’est-ce qui rend Torchwood différente des autres séries sur le même thème ? Son côté très adulte. Les réalisateurs ne lésinent pas sur les scènes de violence et de sang. Et côté relations amoureuses, ils sont très « libéraux »… j’irais même jusqu’à dire qu’ils sont tous bi-sexuels… chacun a droit à son petit moment…alors homophobes et fermés d’esprit s’abstenir !
Et puis, il ne faut pas oublier l’humour. Tout est fait et dit avec humour… parfois un humour très particulier, que tout le monde ne comprend pas (surtout dans la VF)… l’humour britannique en somme 🙂

Côté réalisation, il n’y a rien à dire. Les personnages sont « construits » dès le départ, et on sait où ils vont. La série ne tourne pas en rond, et il n’y a jamais d’impression de déjà-vu. Chaque épisode raconte une histoire différente, et chaque épisode va un peu plus en profondeur dans la psychologie des personnages. Et la saison 2 est encore meilleure car se concentre plus sur les personnages que sur les attaques aliens.

Ce que j’aime beaucoup dans la série, c’est que ça se passe à Cardiff (Pays de Galles), ça change des séries qui se passent en Angleterre, ou alors aux Etats-Unis. Ca me donne envie d’aller visiter le Pays de Galles 🙂
Et surtout, c’est des vrais épisodes : ils durent environ 50min, sans la pub (on ne peut pas en dire autant des séries américaines…)

En résumé, une série à voir et revoir (et de préférence en VOst)

Mais un avertissement : âmes sensibles et homophobes s’abstenir…

Ecrit le 28/05/08