Jane Austen, passions discrètes

« A l’enfant, pour qui les livres étaient un refuge. A la petite fille que son imagination entraînait dans des directions surprenantes à mesure 8058350.jpgqu’elle se découvrait le pouvoir de raconter des histoires. A la jeune fille énergique qui aimait danser et plaisanter ; qui rêvait d’un mari et s’exerçait à écrire des romans de toute la force de son intelligence. A la jeune personne de vingt-cinq ans qui jugea qu’elle n’aimait pas les gens et qu’elle ne pouvait plus écrire ; qui fut tentée de faire un mariage rassurant et sans amour et en repoussa la tentation. A la femme qui donnait son amitié aux gouvernantes et aux domestiques. A l’auteur publié, rayonnant de sa réussite et de la maîtrise de son art. A la mourante qui a affronté la mort avec courage et continua à écrire jusqu’à ses derniers instants. La Jane Austen que je préfère est celle qui se rit des opinions du monde. C’est une chance qu’elle ait une telle faculté de rire. » Claire Tomalin

Je n’avais jamais lu de biographie de Jane Austen (ou de quiconque d’autre) avant celle de Claire Tomalin. Je ne suis pas très biographie au sens propre du terme. Pour en savoir plus sur un auteur ou un personnage historique, je préfère les films ou les « romans » autour de leur vie. Mais étant en mode « Jane Austen addict » j’ai décidé de faire un effort. En plus étant disponible à la Médiathèque, ça m’a encore plus motivé !

Je conseille à toute personne voulant en savoir plus sur Jane Austen, sa famille, son époque, ses romans, de lire Jane Austen, passions discrètes.

L’écriture est fluide et vraiment très facile à lire et à comprendre. Il est vrai qu’à des moments je me suis sentie un peu perdu entre les noms (toujours les mêmes!), les dates, les évènements, les villes… Mais au final, ça reste compréhensible, et l’arbre généalogique qui se trouve à la fin du livre est une très bonne aide.
Claire Tomalin a divisé son texte en plusieurs chapitres, chacun abordant un thème différent. Ce n’est pas une suite chronologique d’évènements, et c’est ce qui le rend si facile à lire. Au fur et à mesure qu’on avance dans la lecture, on est de plus en plus emportés dans la vie de cette talentueuse auteur. Grâce aux anecdotes, aux extraits de lettres et de journaux intimes, on se sent au plus près de la famille Austen qui a vu et vécut de nombreuses choses, mais qui jamais n’a baissé les bras.

Je dois avouer que dans cette biographie, j’en ai plus appris sur la famille de Jane Austen et son époque, que sur Jane Austen elle-même. Claire Tomalin se concentre beaucoup sur tout ce qui entoure Jane Austen : la famille, les voisins, les évènements importants… mais sans toujours faire le rapprochement avec elle. L’auteur a réussi à faire une biographie sur Jane Austen et en même temps un livre sur la vie au XIXème siècle.

La biographie de Claire Tomalin a de nombreux atouts, mais aussi des défauts. Le principal défaut (pour moi) étant qu’à des moments, j’avais plus l’impression de lire une biographie sur TOUS les Austen, et non pas seulement sur Jane… Mais même ainsi, c’est une biographie très agréable à lire et passionnante, qui donne encore plus envie de se replonger dans les romans de « Lady A. »

J’ai d’autres biographies sur Jane Austen dans ma PàL dont celle rédigée par son neveu James-Edward Austen-Leigh, A Memoir of Jane Austen qui m’a l’air tout aussi intéressante !

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Jane Eyre – Charlotte Brontë

J’ai fini ma relecture du livre avant hier.
Relecture car je l’avais déjà lu il y a quelques années, mais il est au programme de mon Jane Eyre cours de littérature.
De tous les livres que j’ai du lire pour les cours, c’est le seul que j’ai lu avec joie et passion !

Jane Eyre, quand on le commence, difficile de s’arrêter ! J’avais oublié combien j’aimais la manière d’écrire de Charlotte Brontë. Elle ne tombe jamais dans le sentimentalisme : elle a fait de Jane une héroïne forte, téméraire, intelligente, qui n’a pas grand chose à perdre, mais bien tout à gagner !

J’admire Jane. Même dans les pires moments, quand elle croit que la fin est proche, elle tient bon. Elle est… forte. Je sais, je me répète mais c’est vrai. J’aime sa manière d’être, sa façon de parler, sa timidité qui en fait ne l’est pas.
J’aime Jane car elle est partie de rien et est arrivé à tout. Et tout ça, par la force de sa volonté. Jamais elle ne s’est laissée abattre, jamais elle ne s’est découragée, et les rares fois où ça lui arrivait, ça ne durait pas bien longtemps ! Jamais je n’ai eu l’idée de la plaindre, je savais qu’elle arriverait à s’en sortir, que c’était juste un mauvais moment à passer.

Quant à Rochester, jamais je ne l’ai trouvé distant ou froid. Il a un caractère particulier, mais comme Jane, c’est parce qu’il a subit de nombreuses épreuves par le passé. J’aime son côté « vulcanien », ses sautes d’humeur, ses questions bizarroïdes. On ne sait jamais à quoi s’attendre avec lui, ça le rend intéressant à étudier et à observer et Jane s’en donne à cœur joie !
Et puis, c’est un très bon acteur et un calculateur : mention spéciale au passage où il utilise Blanche pour rendre Jane jalouse et ainsi être sur de ses sentiments.
Rochester sous ses airs de « Vulcain » est un homme torturé, amoureux, romantique (voyez ses déclarations d’amour à Jane), qui ne se croit pas supérieur aux autres car plus fortunés : Jane et lui étaient égaux, il ne cesse d’oublier qu’elle n’est « que » gouvernante.

J’aime beaucoup la relation entre Jane et Rochester. Au départ, la curiosité s’installe entre eux : ils ont chacun une forte personnalité qui, comme je l’ai déjà dit, sont vraiment intéressante à étudier. C’est ce qui se passe entre eux : ils sont curieux, ils se cherchent, se découvrent, essaient de percer à jour les sentiments de l’autre… Et au fur et à mesure qu’ils s’observent, des sentiments amoureux naissent entre eux. Et ce qui au départ était un défaut devient leur plus grande qualité.
Rochester a été le premier à tomber sous le charme, et selon moi, c’est arrivé dès qu’il l’a rencontré dans le bois. Dès le début, il a été attiré par elle, elle était différente de toutes les demoiselles autour de lui, son esprit est à la hauteur du sien, il sent qu’il a trouvé quelqu’un avec qui parler, et qui le comprend.
Les sentiments amoureux de Jane sont venus plus tard, quand elle a commencé à voir que Rochester s’intéressait à elle. A partir de ce moment, elle a porté un tout autre regard sur lui. Et chaque fois que ce dernier ne faisait pas attention à elle, ses sentiments se renforçaient.

Le livre est parfait en tout point, l’histoire est cohérente du début à la fin. Mais j’avoue tout de même avoir un peu de mal avec le passage où Jane découvre comme de par hasard que les membres de la famille qui l’a si gentiment recueillie sont ses cousins ! Je trouve ça un peu « fort » on va dire. Qu’ils connaissent ses cousins passe encore, mais qu’elle soit tombée pile-poil chez eux, j’ai eu peu de mal à m’y faire. Mais bon, faut se dire que Dieu est derrière tout ça…

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Sorbonne Confidential

 Ce livre, je l’ai lu d’une traite. Ça faisait un bout de temps que telle chose ne m’était pas arrivé.

 Sorbonne Confidential

Auteur : Laurel Zuckerman

Résumé : Alice Wunderland vient de se faire licencier. Franco-américaine, elle a l’idée de donner des cours d’anglais. Mais elle veut un poste fixe et bien rémunéré, alors elle décide de passer l’agrégation d’anglais. Elle se dit que pour une américaine mariée à un français, ça ne doit pas être bien difficile. Et pourtant, ce n’est absolument pas comme elle pensait…
L’agrégation d’anglais est certes destiné aux amateurs de la langue de Shakespeare (et de Roosevelt, parce que l’américain ça compte aussi). Mais la langue de Shakespeare (et de Roosevelt) enseignée en France.  Un francophone qui apprend l’anglais pour l’enseigner ensuite sait parler anglais… Un anglophone ne sait pas parler anglais en France.

 

Sorbonne Confidential met en lumière la face cachée de l’agrégation d’anglais. On pourrait se demander si tout ce qu’elle dit est vraiment la réalité.
Etant donné que c’est tiré d’une histoire personnelle (elle a réellement passé le concours) et que Laurel Zuckerman est passé aux infos il y a deux jours, moi, j’y crois.
Il suffit de voir certain(e)s profs d’anglais… ils parlent aussi bien en anglais que je parle en russe (cf un de mes profs de littérature l’année dernière. Je ne citerais pas de nom pour ne pas lui porter préjudice).
A la fin du roman j’ai pensé à deux choses, plutôt contradictoires :
1/ « Et ben, j’ai encore moins envie de passer l’agrégation »
2/ »Je me demande si tout ce qu’elle dit est vrai. Si ça revenait pas aussi cher, j’aurais tenté le concours rien que pour comparer. »

J’ai beaucoup aimé ce livre.
Deja le sujet est peu banal : les dessous de l’agrégation d’anglais, et en roman s’il vous plait. Ou comment savoir comment se passe le concours, en passant un bon moment.
Ensuite, l’écriture. C’est… comique je dirais. Sa manière d’être, sa manière d’écrire et de décrire. On ne s’ennuie jamais, on n’est pas perdu dans les termes techniques. A la fin, on connait même de nouveaux auteurs !

Un livre à lire dès que vous avez un moment de libre !

 

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