Anything Goes

1309744011.jpgJ’ai fini la Bible hier ! Et dire que j’ai adoré serait un euphémisme !

Pour tout vous dire, au début je l’avais acheté « just for fun » comme on dit. Et ben je ne regrette vraiment pas mon achat ! Et j’attends avec impatience la suite « I am what I am » (qui sort le 21 septembre – plus que dix jours *cheers*) !

Pendant toute la lecture, j’oscillais entre deux sentiments : rires et tristesse. Rires parce que certains passages de sa vie sont vraiment hilarants, et tristesse parce que comme tout le monde, il a vécu des mauvais moments aussi – et ce n’était pas juste des déceptions amoureuses ou artistiques, non c’était la mort de quelqu’un, et ça, ça fait toujours mal… Mais ce qui l’emporte malgré tout c’est les passages fun. Il y a des moments où je rigolais comme une dingue – je ne faisais pas que pouffer, c’était vraiment de gros éclats de rires (ma soeur m’en est témoin).

Je rigolais à cause de ce qu’il racontait, mais surtout à cause de la façon dont il le racontait. J’adore sa façon d’écrire! Et je suis littéralement amoureuse de ses notes de bas de pages !! Je ne vois pas Anything Goes comme une autobiographie, mais plus comme un recueil des moments les plus marquants de sa vie. Et des moments marquants, il y en a eu !

John Barrowman a 42 ans – ce qui est relativement jeune – et ben croyez-le ou non, mais il a vu et vécu un nombre exorbitant de choses ! Sa vie est pleine d’heureuses coincidences, de voyages aux 4 coins du monde, de spectacles à succès, de navets, de superstitions et surtout de merveilleuses rencontres. Il raconte un peu tout ce qui lui passe par la tête, et n’a pas honte de raconter les moments les plus humiliants – en fait je devrais même pas dire humiliant parce que même s’il se retrouve avec une horrible diarrhée pendant un show, il arrive à garder le sourire et rester pro …« Show must go on » comme on dit ^^.

J’ai particulièrement aimé les récits de ses voyages avec ses neveux (je veux être sa nièce pour partir faire le tour des USA avec lui et Scott!!), de ce qui se passe « derrière le rideau » lors des spectacles et bien sûr les petits secrets du tournage de Doctor Who et Torchwood (et les bêtises qu’ils font). Et sinon j’avoue avoir une tendresse particulière pour le passage sur sa rencontre avec Scott (me demandez pas pourquoi, j’ai juste trouvé ça vraiment beau <3)

Sans jamais l’avoir rencontré (pour l’instant ^^) je ne cessais de me dire que John Barrowman était un type « magnificent ». La lecture de Anything Goes me l’a confirmé. Il a tout essayé, il a tout osé, il n’a jamais baissé les bras, et jamais n’a eu de regrets. Toutes les choses qu’il a vécu – les bonnes aussi bien que les mauvaises – font de lui ce qu’il est aujourd’hui, font de lui cet homme extraordinaire qui prend la vie comme elle vient, et vit chaque jour comme si c’était le dernier. C’est une belle leçon de vie que nous donne John…

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Eureka Street

J’avais commencé le livre en juillet dernier, mais avec mes vacances (mouvementées) j’ai du le mettre un peu de côté… J’ai profité du voyage de retour en voiture pour le continuer. Je pensais qu’il me tiendrait pour tout le voyage (15h environ), mais au bout de 7h de route c’était fini !! Je l’ai lu d’une traite en ne m’arrêtant que pour manger (et aller aux toilettes). C’est dire à quel point j’ai adooooré !!

Fiche d’identité :

eureka street_1.jpgTitre : Eureka Street
Auteur : Robert McLiam Wilson
Résumé :
L’auteur de Ripley Bogle nous entraîne à Belfast, sa ville natale, pour un roman foisonnant, à la fois tragique et hilarant. Qu’a donc trouvé Chuckie Lurgan, gros protestant picoleur et pauvre, qui à trente ans vit toujours avec sa mère dans une maisonnette d’Eureka Street ? Une célébrité cocasse et quelques astuces légales mais immorales pour devenir riche. Que cherche donc son ami catholique Jake Jackson, orphelin mélancolique, ancien dur et coeur d’artichaut ? Le moyen de survivre et d’aimer dans une ville livrée à la violence terroriste aveugle. Et qu’a donc trouvé Peggy, la mère quinquagénaire de Chuckie ? Le bonheur, tout simplement, grâce à une forme d’amour prohibée, donc scandaleuse dans son quartier protestant. Et, pendant ce temps-là, un inconnu couvre les murs de Belfast d’un mystérieux graffiti : OTG, écrit-il, OTG.

Alors déjà, j’aime énormément la façon d’écrire de Robert McLiam Wilson. Son style est tout aussi percutant que l’histoire en elle-même. Je suis une adepte des phrases courtes mais qui marquent, alors autant dire que j’ai été servie là ! Pas de fioritures, il dit les choses telles qu’elles sont, et au diable les politesses, quand il faut être vulgaire, il n’hésite pas à l’être. J’ai aussi bien aimé le fait d’alterner entre la 1ère personne pour Jake et la 3ème pour tous les autres. On ressent plus facilement ses émotions et son état d’esprit. C’est peut-être ça aussi qui fait qu’on s’attache énormément à lui 

Les personnages sont juste « brilliant ». Aucun n’est parfait, mais ils essayent tous de s’améliorer… chacun à sa façon, et ça ne marche pas à chaque fois, mais ils essayent quand même. C’est un autre point qui m’a particulièrement marqué dans le roman, c’est qu’on voit les personnages évoluer. Jake et Chuckie en tête. Et puis c’est tellement optimiste de savoir que c’est grâce à une fille qu’ils ont ainsi changer – enfin, surtout Chuckie. Et là encore, l’auteur a fait fort, car il a réussi à ne pas tomber dans la guimauve. Du début à la fin, il arrive à être « juste » et surtout crédible dans les sentiments et pensées de ses personnages.
Sur la 4ème de couverture de mon édition il est marqué « (…)on suit ses personnages qui ne savent jamais s’ils sont tragiques ou comiques ».Et c’est tout à fait ça je trouve. A des moments on ne sait pas si on doit les plaindre pour ce qu’ils vivent ou bien les condamner pour ce qu’ils font ou ont fait.

Eureka Street est vraiment une ode à Belfast. On suit ces personnages tous plus différents les uns que les autres mais qui ont tous un point commun : ils aiment Belfast. Malgré les bombes qui explosent, malgré le sort qui s’acharne contre eux, malgré l’horreur et la douleur qu’ils traversent tous les jours, ils aiment leur ville. Même Chuckie qui aurait pu se la couler douce outre-atlantique décide de revenir à Belfast. D’ailleurs, j’ai trouvé le chapitre 10 (celui consacré que à la ville et aux « histoires) vraiment beau… Surtout quand on lit celui qui vient après…

Pendant tout le livre j’ai été partagée entre rires, espoir, larmes, horreur et consternation, mais en tournant la dernière page je me suis sentie plus – comment dire? – « légère ». Oui c’est le mot. C’est comme si tout d’un coup on m’enlevait un poids, j’étais totalement euphorique! Je sais pas trop si vous arrivez à voir ce que je veux dire… Enfin bref, juste pour dire que j’ai eu un sourire béat aux lèvres pendant un très long moment. Ce qui est plutôt surprenant en fait car la fin n’est pas idyllique que ça. Mais ça ne s’explique pas -on se sent juste…bien en fait.

Je voulais détailler les passages qui m’avaient le plus marqués, mais je me rends compte que c’est impossible – ou alors il faudrait que je mette les 3/4 du livre…

Eureka Street vient de monter au somment de mes livres préférés, et croyez-le ou non, mais rien que d’en parler ça me donne envie de le relire ^^

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Succubus Blues

Fiche d’identité :

9782352942672FS.gifTitre : Succubus Blues
Auteur : Richelle Mead

Résumé : Succube (n. m.) : Démon qui prend l’apparence d’une femme pour avoir des relations sexuelles avec un mortel.
Georgina Kincaid est succube à Seattle. A priori un choix de carrière plutôt sympa : la jeunesse éternelle, l’apparence de son choix, une garde-robe top-niveau et des hommes prêts à tout pour un simple effleurement. Pourtant, sa vie n’est pas si glamour : pas moyen de décrocher un rancard potable sans mettre en péril l’âme de l’heureux élu. Heureusement, elle est libraire, et son travail la passionne ! Livres à l’œil, moka blanc à volonté… et la possibilité d’approcher le beau Seth Mortensen, un écrivain irrésistible qu’elle rêve – mais s’interdit – de mettre dans son lit. Mais les fantasmes devront attendre. Quelqu’un s’est mis en tête de jouer les justiciers dans la communauté des anges et démons. Bien malgré elle, Georgina est propulsée au cœur de la tourmente. Et pour une fois, ses sortilèges sexy et sa langue bien pendue ne lui seront d’aucun secours.

Si vous avez bien suivi vous savez sans doute que j’aime les livres et le moka blanc… alors devinez ma réaction quand j’ai lu « livres à l’oeil, moka blanc à volonté… » ! Si on enlève le côté succube, avec beaucoup de chance, ça pourrait me décrire moi dans quelques années (comme ça je me vante ?! Nan, je suis ambitieuse, motivée et très optimiste ^^)

Passons.

J’ai vu le livre au Salon du livre, mais comme je suis radine raisonnable, je ne l’ai pas acheté sur le moment. Je me suis dit que j’attendrais qu’il soit d’occasion à Gibert. Mais c’était sans compter sur le hasard qui fait bien les choses parce que ma copine Gaelle l’avait aussi et même qu’elle a eu la bonté d’âme de lui faire prendre le train pour Torchwood 4 Boulogne-sur-Mer ! Merciiiii encore !

Après ce petit interlude des plus constructifs, passons aux choses sérieuses : Qu’en ai-je pensé ? Si je vous dis que j’ai hâte de lire la suite, ça répondra à la question ?….
Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré !! (en même temps vu que je concentre mes avis sur les livres que j’ai aimé, le contraire aurait été étonnant ^^)

J’avoue qu’au départ j’étais quelque peu sceptique. Entre les autres livres du stand et le fait que le personnage principal soit un succube tout laissait penser que j’allais tomber sur un roman érotico-fantastique avec scènes desexe et tout le toutim à la suite. Alors oui il y en a certes, mais pas plus qu’ailleurs en fait…. Enfin voila, tout ça pour dire que j’ai été soulagée et très très agréablement surprise quand dès la première page on apprend que Georgina n’aime pas ce qu’elle fait.

Concernant l’histoire en elle-même, je l’ai trouvé des plus originales ! En ce moment, la tendance étant aux vampires à paillettes prendre un succube comme héroine, c’est plutôt bien joué ! Et même si j’ai su dès le départ qui étaient les vilains méchants, j’ai été  vraiment surprise par toute l’histoire autour d’eux ! Mais chuuuut, je n’en dis pas plus, vous le découvrirez vous-même ^^

Aucun des personnages n’est parfait, et on s’attache rapidement à eux… Même aux plus agaçants ! D’ailleurs, moi mon préféré c’est Carter ^^ Il me fait penser à Owen Harper pour le côté sarcastique et Ianto Jones pour les remarques dites aux moments innoportuns. (deux personnages de la série Torchwood pour les petits nouveaux)

Succubus Blues fait partie de ces romans qui se lisent vite et bien, sur lequels il n’y a pas à réfléchir, juste à lire et apprécier l’histoire, l’humour, les personnages, et le style frais et léger de l’auteur.

PS : Si ce n’est pas deja fait, vous pouvez aussi aller lire l’avis de Gaelle

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Pride and Prescience

Ca fait près de 3 mois que j’ai lu ce livre ! Depuis le temps que je veux vous en parler, c’est décidé, cette fois, c’est la bonne !!

9780765318435.jpgFiche d’identité :

Titre : Pride and Prescience
Auteur : Carrie Bebris

Résumé : When Caroline Bingley marries a rich, charismatic American, her future should be secure. But strange incidents soon follow:  nocturnal wanderings, spooked horses, carriage accidents, an apparent suicide attempt. Soon the whole Bingley family seems the target of a sinister plot, with only their friends the Darcys recognizing the danger. A jilted lover, an estranged business partner, a financially desperate in-law, an eccentric supernaturalist — who is behind these events? Perhaps it is Caroline herself, who appears to be slowly sinking into madness…

 

Lizzie et Fitzwilliam Darcy qui mènent l’enquête ?! Fallait y penser quand même ! Carrie Bebris a osé, et c’est réussi !

Pride and Prescience mêle habilement roman policier et fantastique, le tout agrémenté de Jane Austen. Au début ça surprend un peu de voir nos jeunes mariés jouer les détectives amateurs, mais Carrie Bebris le met si bien en scène, qu’on entre vite dans le jeu.

Carrie Bebris a réussi à très fidèlement restituer le caractère des personnages crées par Jane Austen. Elizabeth et Darcy sont tels que nous les avons aimés dans Pride and Prejudice, toujours aussi vifs d’esprits, ironiques, observateurs, intelligents, et avec cet humour et ce sens de la répartie qui leur sont propres. Et puis, ils sont tellement choupis ces deux-là ! Bon, c’est la première sequel à un roman de Jane Austen que je lis, alors je ne sais pas comment d’autres traitent leur histoire, mais j’aime beaucoup la façon qu’à Carrie Bebris de mettre en scène leur nouvelle vie en tant que jeunes mariés. Ils s’aiment, s’admirent, se respectent, mais il leur arrive tout de même d’avoir des désaccords. Lizzie, même mariée, n’a pas perdu son sens de la répartie, et n’a pas la langue dans la poche. Les dialogues entre Lizzie et Darcy sont vraiment des plus savoureux ^^

L’intrigue est bien ficelé, et le côté surnaturel de l’histoire n’apparaît vraiment que dans les derniers chapitres. J’ai lu quelques critiques disant qu’ils n’avaient pas trop aimé le côté fantastique du roman parce que ça ne collait pas à l’image qu’ils se faisaient de Lizzie et Darcy du fait de leur scepticisme. Je ne comprends pas pourquoi ils disent cela. Ils sont sceptiques c’est vrai. Mais surtout très ouverts d’esprit. Ils ont appris de leur erreurs et essaient de ne pas se laisser emporter par leur « orgueil et préjugés ».

L’ambiance du roman rappelle un peu les romans gothiques de l’époque avec les mysterieux accidents, les errances la nuit, le fantastique… On ne dirait pas en voyant la couverture (que je trouve superbe au passage), mais l’atmosphère du roman est plutôt sombre, avec de nombreuses scènes se passant la nuit ainsi que les évènements dramatiques. Et puis, un autre bon point du roman est le fait que Carrie Bebris n’a pas eu peur de mettre des morts en scène… et encore moins de mettre nos deux héros en danger de mort ! (youhou, je suis sure que là vous avez envie de vous jeter sur le livre rien que pour savoir comment ces deux-là s’en sont sortis!)

En résumé, un roman bien accrocheur qui se lit vite et bien. Le style de Carrie Bebris est très agréable à lire, et plutôt facile pour des anglophones non-bilingues ^^


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« Vous avez perdu quelque chose, Miss? »

Allez, un peu de lecture, ça faisait longtemps ^^

Fiche d’identité :

1205127634.gifTitre : Miss Charity
Auteur
: Marie-Aude Murail

Résumé : Charity est une fille. Une petite fille. Elle est comme tous les enfants : débordante de curiosité, assoiffée de contacts humains, de paroles et d’échanges, impatiente de créer et de participer à la vie du monde. Mais voilà, une petite fille de la bonne société anglaise des années 1880, ça doit se taire et ne pas trop se montrer, sauf à l’église, à la rigueur. Les adultes qui l’entourent ne font pas attention à elle, ses petites sœurs sont mortes. Alors Charity se réfugie au troisième étage de sa maison en compagnie de Tabitha, sa bonne. Pour ne pas devenir folle d’ennui, ou folle tout court, elle élève des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par cœur et dessine inlassablement des corbeaux par temps de neige, avec l’espoir qu’un jour quelque chose va lui arriver…

Pour tout vous dire, je ne suis pas très portée sur les auteurs français. J’en ai lu quelques uns, et j’ai souvent beaucoup de mal à accrocher… Mais voila, un livre dont le résumé comporte des mots tels que « société anglaise« , »1880 » et  « Shakespeare » ne pouvait que m’intéresser ! Et les avis de Gaelle et Pando ainsi que le lobbying intensif qu’il y a eu lieu à l’Auberge n’ont fait que renforcer mon envie de le lire.

Donc, dès son arrivée à la Médiathèque je l’ai réservé (bah oui, j’allais pas payer 24€ pour un livre que j’étais pas certaine d’apprécier) et après avoir attendu près de 2 mois que mon tour arrive, j’ai enfin pu le lire *cheers* Et j’ai tout simplement A-DO-RE !

En fait il est impossible qu’il en soit autrement. Toutes les personnes que je connais qui ont lu ce livre, l’ont vraiment beaucoup aimé. Faut dire que Marie-Aude Murail réunit tous les éléments qui font une belle histoire : des personnages attachants, des sujets sérieux teintés d’humour et de fantaisie et le tout prenant place dans un pays cher à mon petit coeur ^^ Et comme si ça suffisait pas, elle rajoute de nombreuses références à Shakespeare, Jane Austen et d’autres encore, et fait même entrer en scène Oscar Wilde et Bernard Shaw ! 

L’histoire est très librement inspirée de la vie de Beatrix Potter, et le fait d’avoir vu le film m’a sans aucun doute aidé à aimer encore plus ce roman, et surtout à ne pas m’affoler lorsque Charity accepte la demande de son éditeur. Beatrix Potter se marie avec son ami d’enfance, il devait donc en être de même pour Charity !
Et d’ailleurs en parlant d’ami d’enfance, je suis totalement sous le charme de Kenneth Ashley
. Il a une telle confiance en lui, et puis il est si drôle et attachant ! Rien ne l’étonne, il est d’un naturel joyeux, et toujours prêt à aider Charity. Aussi parfait que Henry Tilney ^^ J’adore comme à chaque fois que Kenneth et Charity se rencontrent, cette dernière est la plupart du temps accroupie par terre, à la recherche de quelque chose!

Le roman fait près de 600 pages, et cela pourrait en rebuter plus d’un. Moi c’est ce qui m’a attiré. J’aime les livres épais, ça montre que l’histoire est développée. Et là j’ai été servie étant donné qu’on suit Charity pendant 15 ans (et un peu plus) de sa vie. Je vous rassure, elle ne nous raconte pour toutes ses journées pendant 15 ans ! Non, elle se contente de nous raconter les évènements les plus marquants qui lui sont arrivés pendant ces années. Et le plus choupi-trognon dans l’histoire, c’est Charity s’adresse à celle grâce à qui elle est telle qu’elle est maintenant : Madame Petitpas, sa première souris.

Car oui, toute l’histoire est raconté par Charity elle-même, et si au départ la présentation de la narration peut déconcerter, on se rend vite compte que c’était nécessaire pour qu’on puisse bien apprécier les remarques et les humeurs des personnages. Et je pense que c’est aussi cette narration qui rend la lecture de ce livre aussi agréable. On a l’impression de voir une pièce de théâtre, et c’est vraiment facile de s’imaginer les scènes. Et moi j’aime pouvoir me représenter mentalement une scène d’un livre…

Je place Miss Charity au même niveau que Ella l’ensorcelée de Gail Carson Levine : ce sont tous deux des livres qui font rêver, avec des personnages attachants et des histoires qui mêlent sérieux et humour. Et je sais que, tout comme pour Ella l’ensorcelée, lorsque je relirais Miss Charity j’aurais le sentiment de le lire pour la première fois…

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