« We plan to ski a little, relax a little, and shoot a Dutch politician a little. »

Avant toute chose, sachez que je l’ai lu en portugais ! Il n’y avait pas la VO dans la librairie, et la VF n’était pas encore destinée à sortir. Alors, comme j’étais au Portugal, et ben je l’ai lu en portugais ah ! Donc, je ne sais pas si le style en français est le même. Mais je pense que oui.

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Fiche d’identité

Titre : The gun seller (VO)
Tout est sous controle (en VF)
Année : 1996
Auteur : Hugh Laurie

Résumé : Thomas Lang est un ex-membre de la Scots Guard. Un jour, il reçoit la visite d’un dénommé McClusky qui lui offre 100 000 dollars pour qu’il tue Alexander Woolf, un industriel américain. Indigné, Lang refuse le travail et décide de prévenir la victime : une bonne action qui ne sera pas sans conséquences. A partir de son premier contact avec la famille Woolf, il va se retrouver dans un tourbillon de mensonges, de corruption et violence, qui l’obligera à frapper de nombreuses têtes avec le statue d’un Bouddha, à rivaliser d’intelligence avec des multimillionnaires malveillants et à laisser sa vie (parmi d’autres choses) entre les mains d’un groupe de « femmes fatales »

Pour tout vous dire, l’histoire n’est pas des plus originales : des méchants qui sont méchants, des gentils qui en fait sont méchants, et puis des méchants qui en fait sont gentils avec au milieu des assassinats, des trafiquants d’armes, la CIA…  
Cependant, la façon d’écrire de Hugh Laurie est prodigieuse ! On tombe vite sous le charme de Thomas Lang, de son humour so british, de son esprit vif et tordu… et tout ça, ça fait que quand on commence le livre, on veut le finir au plus vite !

L’histoire est raconté du point de vue de Thomas Lang ce qui fait qu’à certains moments nous avons droit aux dérives de son esprit. Et c’est absolument tordant ! Ce sont ces petits interludes internes et l’humour ravageur de Thomas Lang qui nous font tourner les pages avec toujours autant de plaisir.
De plus, Hugh Laurie arrive à nous tenir en haleine du début à la fin. Ce thriller, qui nous emmène de Londres à Casablanca en passant par la Suisse, est captivant et imprévisible. Les explications nous sont livrées au compte-gouttes et parfois à demi-mots et jamais on n’aurait pu deviner la fin.

And last but not least, à chaque début de chapitre, il y a une citation. Pas toujours en rapport avec l’histoire, parfois on se demande même ce qu’elles font là, mais ça ne fait que rajouter un peu plus d’humour et de charme…

Oui, Hugh Laurie joue le Doctor House. Non, il n’écrit pas pour être encore plus connu. Le livre date de 1996 donc bien avant la série. Mais malheureusement, en France, Hugh Laurie = Gregory House. Pour preuve, il suffit de voir la couverture française « Par l’interprète du Dr House ».

The Gun Seller n’est pas un livre écrit par un acteur qui s’ennuie entre les tournages, mais par un homme qui aime lire et sait écrire…

Ella Enchanted – Du livre au film

EllaL-ensorcelee.jpgTitre : Ella l’ensorcelée ( Ella Enchanted en VO)

Auteur : Gail Carson Levine

Résumé : Lucinda, cette idiote de fée, n’avait pas l’intention de me jeter un sort. Elle voulait me faire un cadeau. Comme j’avais pleuré désespérément pendant toute la première heure de mon existence, ce furent mes larmes qui lui donnèrent une idée. Hochant la tête et regardant ma mère d’un air compatissant, la fée me toucha le nez. – Mon cadeau sera l’obéissance. Elle sera toujours obéissante. Et maintenant, arrête de pleurer, mon enfant. Je m’arrêtai.  » Le sort de la fée Lucinda est si puissant qu’Ella est obligée d’exécuter tous les ordres qu’on lui donne, quels qu’ils soient, même si elle s’y refuse de toutes ses forces. En grandissant, elle a appris à mettre toute son intelligence au service d’une lutte de chaque instant pour dissimuler sa vulnérabilité. Mais à présent que sa mère est morte, que son père a décidé de se remarier, la voilà plus fragile que jamais. Car certaines personnes malveillantes ont tôt fait de percer son secret et de s’en servir. Les pouvoirs de sa marraine et l’amour du prince Charm l’aideront-ils à échapper aux personnes qui la haïssent et à vaincre la malédiction ?

 

 

Si je devais partir sur une île déserte et ne prendre qu’un livre, ce serait celui-là.
Je l’ai lu je ne sais combien de fois, et toujours avec le même plaisir. Je le connais par coeur, mais chaque fois que je le lis, j’ai l’impression que c’est la première fois. 

J’ai 20 ans, et, je n’ai pas honte de le dire, je considère ce livre comme mon « préféré » et ce depuis environ 8 ans !
J’aime Ella. J’aime son courage, sa générosité, son intelligence.
J’aime l’amour qu’elle porte au Prince, et les sacrifices qu’elle est prête à faire pour le sauver. Et tant pis si elle passe à côté de son propre bonheur.
J’aime comme Ella est simple, naturelle… Elle ne souhaite qu’une chose dans la vie : pouvoir dire non au moins une fois. Et « cette » fois changera sa vie à jamais.
Rires, larmes, amour, aventures, ogres, fées : tout se mélange pour former au final un magnifique ‘conte de fées’…


Le livre a été adapté en film il y a quelques années, sous le titre (en VF) « Ella au Pays Enchanté » avec Anne Hathaway dans le rôle d’Ella et Hugh Dancy en Prince Charmont (deja deux très très très (…) très bonnes raisons d’aimer ce film !!!!!)18424552.jpg

Je vous préviens d’avance : le film n’est en rien comparable au livre ! Il est totalement déjanté : le réalisateur a mélangé les caractéristiques du conte de fées classique tout en y ajoutant des trucs plus modernes. Dans ce Moyen-Age des temps moderns, on trouve des escalators en bois conduisant au centre commercial, le Fan-Club du Prince Charm (avec visites guidées du château!), des combats dignes des plus grands films d’actions, une fée qui passe son temps à boire… j’en passe et des meilleures !

Sans oublier qu’on a droit à des séquences musicales – avec danse s’il vous plait – au son d’une BO survoltée réunissant Elton John, Aretha Franklin, Queen, Jeff Lynne…

Du début à la fin, on pleure de rire devant notre télé ! Pour les jours de déprime, les journées/soirées/après-midi entre filles, les soirées baby-sitting, c’est l’idéal !

 

 

Miss la gaffe

L’autre jour je suis allée à Gibert Joseph et à la caisse le vendeur me demande « C’est qui la meilleure entre Meg Cabot et Sophie Kinsella ? » (Pour info, j’achetais deux livres de Meg Cabot) Sans aucune hésitation, j’ai répondu Meg Cabot !!!

Mais pourquoi donc me demanderez vous ?! Tout simplement parce que ses livres me font rire, et que ses héroines sont des filles comme vous et moi (à quelques détails près…)

Surtout Lizzie Nichols, alias the Queen of Babbles (Miss la gaffe).

Petit résumé des 3 tomes :

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Tome 1 : Miss la gaffe

Plus pipelette que Lizzie, on ne trouve pas. Plus gaffeuse qu’elle, on ne trouve pas non plus. Exemple : convaincue d’avoir rencontré Le grand amour, elle renonce à ses projets et se ruine littéralement… pour rejoindre le fameux Andrew à Londres. Or ce dernier s’avère non seulement un goujat, un feignant, mais aussi un vil arnaqueur ! Heureusement, il y a Shari, la meilleure amie de Lizzie, qui passe l’été dans le sud de la France. Ni une ni deux, notre  » miss la gaffe  » la rejoint dans un château du XVIe siècle, pour passer un été plus que mouvementé. Au programme : mariage en déroute, rencontre avec le fils du propriétaire, et l’ombre d’Andrew qui plane pas loin…

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Tome 2 : Miss la gaffe à la grande ville

Après des vacances en Europe, Lizzie a posé sa valise dans la ville qui ne dort jamais : New York ! Dans le superbe appartement de son amoureux : le beau Luke. Enfin, ce n’est pas le tout de roucouler… il faut travailler ! Réceptionniste dans un cabinet juridique, c’est un bon début. Spécialiste certifiée ès robes de mariées à Manhattan, c’est encore mieux. Mais venir en aide à la fiancée d’une grosse fortune de la ville, voilà un vrai métier ! Pourtant l’habit ne fait pas le moine… ou plutôt la mariée ! Lizzie ne sait bientôt plus où donner de la tête, entre sa cliente infernale, son prince charmant pas si charmant, et sa meilleure amie en pleine crise !

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Tome 3 : Miss la gaffe se marie

Lizzie n’en croit pas ses oreilles: le beau Luke, de retour à New York, vient de la demander en mariage! Abasourdie, elle accepte sans même réfléchir. Mais, très vite, le rêve tourne au cauchemar. Lizzie a de plus en plus de travail depuis qu’elle a confectionné la robe de mariée d’une star. Luke passe son temps à étudier, à croire que le mariage n’est pas vraiment sa priorité… Quant à Chaz, le meilleur ami de Luke et futur témoin, il désapprouve totalement cette union! Lizzie est-elle vraiment prête à devenir la nouvelle maîtresse du château Mirac? Luke est-il vraiment le mari idéal? Et si le véritable amour était ailleurs? …

 

 

Comme je le disais, Lizzie Nichols est une fille comme vous et moi !
C’est une fille ordinaire qui sans jamais s’en rendre compte transforme tout ce qu’elle touche en or (ok c’est pas la meilleure expression, mais c’est celle qui la caractérise le plus).
Elle croit au grand amour, en ses rêves, elle est toujours prête à aider les autres, elle enchaîne les gaffes et les situations embarassantes, mais au final, avec un peu de jugeote et du cran, elle arrive toujours à ses fins !

C’est sans doute pour ça qu’on s’attache autant à elle… Et aux personnages secondaires… Chaz et Mamie Nichols par exemple !

Les livres de Meg Cabot peuvent certes être qualifiés de « futiles, romantiques, gnangnan et que sais-je encore ! » mais contrairement à d’autres du même genre, le style n’est absolument pas niais ! Il y a même un avertissement sur la 4ème de couverture comme quoi certains passages peuvent heurter des sensibilités !

Par contre, un petit conseil : si vous n’aimez pas être regardée de travers ou prise pour une folle, évitez de les lire dans les transports en commun…

Les Vampires de Manhattan

J’ai commencé le livre hier soir et je l’ai terminé cet après-midi. Finalement, c’est chouette les grèves de professeurs ! Ca m’a permit de retirer un livre de ma PAL… et demain, il y en aura surement un second ! 51aY%2BleavdL__SS500_.jpg

Résumé : Il n’y a pas plus glamour que Mimi et son frère Jack au lycée ultra chic Duchesne, à New York. Snobs et branchés, ils forment avec leurs amis un club très sélect. Theodora, qui est plus vintage que Prada, n’est pourtant pas insensible au charme du très sexy Jack. Pourquoi un garçon si populaire s’intéresse-t-il soudain à elle ? Quel rapport avec Aggie, une élève retrouvée morte, vidée de son sang ? Theodora est déterminée à le découvrir quand apparaît sur sa peau un entrelacs de veines bleutées qui lui glace le sang. Elle non plus n’est pas une fille tout à fait comme les autres…

J’ai toujours aimé les livres sur les vampires, les sorcières, les machins, les bidules, les chouettes… Je voulais lire un truc pas très sérieux avant de me (re)plonger corps et âme dans Robinson Crusoe.

« Les Vampires de Manhattan » était le livre idéal pour ça. Mais je ne pensais pas quand je l’ai commencé que je n’arriverais pas à m’arrêter avant la fin.
Je vais être franche : dans le genre, ce n’est pas le meilleur livre qui soit c’est certain et la 4ème de couverture n’arrange pas les choses. Mais dès les premières pages j’ai été littéralement attirée dans l’histoire. Melissa de la Cruz attise notre curiosité dès le début, et par la suite ne lâche les informations et explications qu’au compte-goutte.
Ce qui fait que qu’on le veuille ou non, il faut aller jusqu’au bout pour comprendre !

Les histoires de vampires sont monnaie courante ces temps-ci (à la télé comme en littérature) mais le principal atout de celui-ci c’est qu’il n’est pas centré sur une histoire d’amour entre un vampire et une humaine… Ca doit bien être la seule raison – plus le fait que ce soit sur des vampires des temps modernes – qui m’a poussé à le lire. J’ai trouvé certains passages très (trop) clichés et des personnages stéréotypés, et parfois j’avais même l’impression de lire un magazine de mode O_o (Manhattan et VIP obligent, la mode est omni-présente !). Mais j’aime bien l’originalité de l’histoire : les sang-bleu, les sang-d’argent, les Archanges… Melissa de la Cruz s’est amusée à mêler religion et vampirisme et nous donne sa version de l’histoire des vampires.
De plus, elle s’est inspirée de faits réels (les colons arrivant aux USA à bord du Mayflower) pour le contexte de son histoire fictive, ce qui un point important dans mon appréciation du livre.
L’auteur a un style d’écriture qui donne vraiment envie de lire la suite : les chapitres courts et le fait de donner les explications au compte-goutte.

En parlant de suite, j’espère que le tome 2 ne tardera pas à arriver à la Médiathèque !

 

Jane Austen, passions discrètes

« A l’enfant, pour qui les livres étaient un refuge. A la petite fille que son imagination entraînait dans des directions surprenantes à mesure 8058350.jpgqu’elle se découvrait le pouvoir de raconter des histoires. A la jeune fille énergique qui aimait danser et plaisanter ; qui rêvait d’un mari et s’exerçait à écrire des romans de toute la force de son intelligence. A la jeune personne de vingt-cinq ans qui jugea qu’elle n’aimait pas les gens et qu’elle ne pouvait plus écrire ; qui fut tentée de faire un mariage rassurant et sans amour et en repoussa la tentation. A la femme qui donnait son amitié aux gouvernantes et aux domestiques. A l’auteur publié, rayonnant de sa réussite et de la maîtrise de son art. A la mourante qui a affronté la mort avec courage et continua à écrire jusqu’à ses derniers instants. La Jane Austen que je préfère est celle qui se rit des opinions du monde. C’est une chance qu’elle ait une telle faculté de rire. » Claire Tomalin

Je n’avais jamais lu de biographie de Jane Austen (ou de quiconque d’autre) avant celle de Claire Tomalin. Je ne suis pas très biographie au sens propre du terme. Pour en savoir plus sur un auteur ou un personnage historique, je préfère les films ou les « romans » autour de leur vie. Mais étant en mode « Jane Austen addict » j’ai décidé de faire un effort. En plus étant disponible à la Médiathèque, ça m’a encore plus motivé !

Je conseille à toute personne voulant en savoir plus sur Jane Austen, sa famille, son époque, ses romans, de lire Jane Austen, passions discrètes.

L’écriture est fluide et vraiment très facile à lire et à comprendre. Il est vrai qu’à des moments je me suis sentie un peu perdu entre les noms (toujours les mêmes!), les dates, les évènements, les villes… Mais au final, ça reste compréhensible, et l’arbre généalogique qui se trouve à la fin du livre est une très bonne aide.
Claire Tomalin a divisé son texte en plusieurs chapitres, chacun abordant un thème différent. Ce n’est pas une suite chronologique d’évènements, et c’est ce qui le rend si facile à lire. Au fur et à mesure qu’on avance dans la lecture, on est de plus en plus emportés dans la vie de cette talentueuse auteur. Grâce aux anecdotes, aux extraits de lettres et de journaux intimes, on se sent au plus près de la famille Austen qui a vu et vécut de nombreuses choses, mais qui jamais n’a baissé les bras.

Je dois avouer que dans cette biographie, j’en ai plus appris sur la famille de Jane Austen et son époque, que sur Jane Austen elle-même. Claire Tomalin se concentre beaucoup sur tout ce qui entoure Jane Austen : la famille, les voisins, les évènements importants… mais sans toujours faire le rapprochement avec elle. L’auteur a réussi à faire une biographie sur Jane Austen et en même temps un livre sur la vie au XIXème siècle.

La biographie de Claire Tomalin a de nombreux atouts, mais aussi des défauts. Le principal défaut (pour moi) étant qu’à des moments, j’avais plus l’impression de lire une biographie sur TOUS les Austen, et non pas seulement sur Jane… Mais même ainsi, c’est une biographie très agréable à lire et passionnante, qui donne encore plus envie de se replonger dans les romans de « Lady A. »

J’ai d’autres biographies sur Jane Austen dans ma PàL dont celle rédigée par son neveu James-Edward Austen-Leigh, A Memoir of Jane Austen qui m’a l’air tout aussi intéressante !

Jane Eyre – Charlotte Brontë

J’ai fini ma relecture du livre avant hier.
Relecture car je l’avais déjà lu il y a quelques années, mais il est au programme de mon Jane Eyre cours de littérature.
De tous les livres que j’ai du lire pour les cours, c’est le seul que j’ai lu avec joie et passion !

Jane Eyre, quand on le commence, difficile de s’arrêter ! J’avais oublié combien j’aimais la manière d’écrire de Charlotte Brontë. Elle ne tombe jamais dans le sentimentalisme : elle a fait de Jane une héroïne forte, téméraire, intelligente, qui n’a pas grand chose à perdre, mais bien tout à gagner !

J’admire Jane. Même dans les pires moments, quand elle croit que la fin est proche, elle tient bon. Elle est… forte. Je sais, je me répète mais c’est vrai. J’aime sa manière d’être, sa façon de parler, sa timidité qui en fait ne l’est pas.
J’aime Jane car elle est partie de rien et est arrivé à tout. Et tout ça, par la force de sa volonté. Jamais elle ne s’est laissée abattre, jamais elle ne s’est découragée, et les rares fois où ça lui arrivait, ça ne durait pas bien longtemps ! Jamais je n’ai eu l’idée de la plaindre, je savais qu’elle arriverait à s’en sortir, que c’était juste un mauvais moment à passer.

Quant à Rochester, jamais je ne l’ai trouvé distant ou froid. Il a un caractère particulier, mais comme Jane, c’est parce qu’il a subit de nombreuses épreuves par le passé. J’aime son côté « vulcanien », ses sautes d’humeur, ses questions bizarroïdes. On ne sait jamais à quoi s’attendre avec lui, ça le rend intéressant à étudier et à observer et Jane s’en donne à cœur joie !
Et puis, c’est un très bon acteur et un calculateur : mention spéciale au passage où il utilise Blanche pour rendre Jane jalouse et ainsi être sur de ses sentiments.
Rochester sous ses airs de « Vulcain » est un homme torturé, amoureux, romantique (voyez ses déclarations d’amour à Jane), qui ne se croit pas supérieur aux autres car plus fortunés : Jane et lui étaient égaux, il ne cesse d’oublier qu’elle n’est « que » gouvernante.

J’aime beaucoup la relation entre Jane et Rochester. Au départ, la curiosité s’installe entre eux : ils ont chacun une forte personnalité qui, comme je l’ai déjà dit, sont vraiment intéressante à étudier. C’est ce qui se passe entre eux : ils sont curieux, ils se cherchent, se découvrent, essaient de percer à jour les sentiments de l’autre… Et au fur et à mesure qu’ils s’observent, des sentiments amoureux naissent entre eux. Et ce qui au départ était un défaut devient leur plus grande qualité.
Rochester a été le premier à tomber sous le charme, et selon moi, c’est arrivé dès qu’il l’a rencontré dans le bois. Dès le début, il a été attiré par elle, elle était différente de toutes les demoiselles autour de lui, son esprit est à la hauteur du sien, il sent qu’il a trouvé quelqu’un avec qui parler, et qui le comprend.
Les sentiments amoureux de Jane sont venus plus tard, quand elle a commencé à voir que Rochester s’intéressait à elle. A partir de ce moment, elle a porté un tout autre regard sur lui. Et chaque fois que ce dernier ne faisait pas attention à elle, ses sentiments se renforçaient.

Le livre est parfait en tout point, l’histoire est cohérente du début à la fin. Mais j’avoue tout de même avoir un peu de mal avec le passage où Jane découvre comme de par hasard que les membres de la famille qui l’a si gentiment recueillie sont ses cousins ! Je trouve ça un peu « fort » on va dire. Qu’ils connaissent ses cousins passe encore, mais qu’elle soit tombée pile-poil chez eux, j’ai eu peu de mal à m’y faire. Mais bon, faut se dire que Dieu est derrière tout ça…

Sorbonne Confidential

 Ce livre, je l’ai lu d’une traite. Ça faisait un bout de temps que telle chose ne m’était pas arrivé.

 Sorbonne Confidential

Auteur : Laurel Zuckerman

Résumé : Alice Wunderland vient de se faire licencier. Franco-américaine, elle a l’idée de donner des cours d’anglais. Mais elle veut un poste fixe et bien rémunéré, alors elle décide de passer l’agrégation d’anglais. Elle se dit que pour une américaine mariée à un français, ça ne doit pas être bien difficile. Et pourtant, ce n’est absolument pas comme elle pensait…
L’agrégation d’anglais est certes destiné aux amateurs de la langue de Shakespeare (et de Roosevelt, parce que l’américain ça compte aussi). Mais la langue de Shakespeare (et de Roosevelt) enseignée en France.  Un francophone qui apprend l’anglais pour l’enseigner ensuite sait parler anglais… Un anglophone ne sait pas parler anglais en France.

 

Sorbonne Confidential met en lumière la face cachée de l’agrégation d’anglais. On pourrait se demander si tout ce qu’elle dit est vraiment la réalité.
Etant donné que c’est tiré d’une histoire personnelle (elle a réellement passé le concours) et que Laurel Zuckerman est passé aux infos il y a deux jours, moi, j’y crois.
Il suffit de voir certain(e)s profs d’anglais… ils parlent aussi bien en anglais que je parle en russe (cf un de mes profs de littérature l’année dernière. Je ne citerais pas de nom pour ne pas lui porter préjudice).
A la fin du roman j’ai pensé à deux choses, plutôt contradictoires :
1/ « Et ben, j’ai encore moins envie de passer l’agrégation »
2/ »Je me demande si tout ce qu’elle dit est vrai. Si ça revenait pas aussi cher, j’aurais tenté le concours rien que pour comparer. »

J’ai beaucoup aimé ce livre.
Deja le sujet est peu banal : les dessous de l’agrégation d’anglais, et en roman s’il vous plait. Ou comment savoir comment se passe le concours, en passant un bon moment.
Ensuite, l’écriture. C’est… comique je dirais. Sa manière d’être, sa manière d’écrire et de décrire. On ne s’ennuie jamais, on n’est pas perdu dans les termes techniques. A la fin, on connait même de nouveaux auteurs !

Un livre à lire dès que vous avez un moment de libre !