Mansfield Park

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(1811-1813, édité pour la 1ère fois en 1814)

Le roman :

J’ai eu du mal à arriver au bout. Il m’a fallu près d’une semaine pour le finir. J’ai trouvé le début très long, avec de nombreux passages qui traînaient en longueur mais quand enfin j’ai réussi à bien rentrer dans l’histoire, à comprendre les personnages, à être surprise, triste, contente, et bien je ne l’ai pas lâché avant la dernière page !!
J’aime bien Fanny Price. Il est vrai qu’à des moments elle mériterait bien qu’on la secoue un peu, mais au fond, je l’aime bien. Il lui en faut peu pour être heureuse, et ça, c’est quelque chose que j’admire chez toute personne! J’aime sa constance, sa détermination dans ses opinions et son côté double : on pourrait la croire facilement influençable, mais en fait non.
Edmund est bête comme ses pieds. Il avait son « âme-sœur » devant ses yeux et il est allé s’enticher d’une Mary Crawford qui ne s’intéresse qu’à l’argent et méprise les clergymen au plus haut point… Par contre, Henry Crawford m’est apparu plutôt sympathique dans les passages où ses sentiments envers Fanny sont passés du simple amusement à l’amour. Il s’est fait prendre à son propre piège!

Mansfield Park est le roman de Jane Austen qui a subit le moins d’adaptations… Il n’y en a eu que 4 (dont une qui est un « hommage » plus qu’une adaptation…), à ce jour je n’ai vu que les deux plus récentes.

340-1.jpgMansfield Park : Miramax 1999

J’ai adoré cette adaptation!! Patricia Rozema a réussi à concilier fidélité et créativité !

Fidélité car les passages les plus importants du roman y sont, et créativité car elle y a ajouté des éléments de la vie réelle de Jane Austen. Dans la version de Patricia Rozema, la Fanny Price de Frances O’Connor est devenue en quelque sorte un double de Jane Austen elle-même : contrairement au livre, dans le film Fanny est très proche de sa soeur Susan (William n’apparaît même pas dans le film) ce qui rappelle la complicité entre Jane et sa sœur Cassandra.
De plus, cette Fanny écrit des histoires, elle a même écrit une « History of England » : là encore, les extraits utilisés proviennent des autres œuvres de Jane Austen. Il y a d’autres petites références que vous découvrirez par vous-mêmes.
Je ne veux pas vous dire tout ce qui a été ajouté et/ou modifié pour ne pas vous gâcher le plaisir, mais sachez que vous allez être surpris(es)…

J’ai vu la version ITV avant de voir celle-ci, et j’ai eu peur d’y retrouver les mêmes défauts… Que nenni !!
Déjà, la relation entre Fanny et Edmund est plus longue et mieux introduite. Ce qui fait qu’on est déjà quelque peu préparés à sa déclaration à la fin.  Autre point fort : on ressent bien le net changement dans les sentiments de Henry Crawford envers Fanny. Là encore tout est très bien mis en place. Je vais vous avouer un petit truc : j’ai préféré le Henry Crawford de cette version à celui du livre (enfin que dans sa relation avec Fanny) : je l’ai trouvé plus compréhensif… Il a compris que Fanny était amoureuse de Edmund, mais ce n’est pas grave. Il lui aurait appris à l’aimer au fil du temps.

Côté personnages, la tante Norris est beaucoup plus proche du livre. Elle est plus que détestable, et son antipathie envers Fanny est bien mieux mise en avant. Elle lui fait bien sentir qu’elle n’est là que par bonté d’âme… Sir Thomas fait peur… Même à son retour d’Antigua, il n’est pas aussi « gentil » que dans le  livre. Une scène le concernant a été ajoutée dans le film, et elle m’a particulièrement choquée… Disons que je ne vois pas ce qu’elle apporte à l’histoire, si ce n’est qu’elle renforce le caractère désagréable de Sir Thomas…
Edmund est lui aussi plus proche de celui du livre. Il est gentil, attentionné envers Fanny, il la défend dans les moments opportuns, et là encore, aveuglé par son amour envers Mary, mais moins que dans la version ITV (j’y reviendrai).
Quant à Fanny… elle est tout simplement Fanny. Elle est cruche et « soumise » quand il le faut, mais elle peut aussi être « forte » quand l’occasion se présente. J’aime bien la voir évoluer, prendre confiance en elle, devenir plus sûre d’elle, au point de répondre à sa tante Norris!

Dans Mansfield Park, en dehors de Fanny et Edmund, tous ne pensent qu’à l’argent, le rang, l’amusement… Tout n’est que mensonges et antipathie entre les personnages. Et là encore, Patricia Rozema nous le fait bien sentir. La réalisation est beaucoup plus sombre. Dans tous les sens du termes : que ce soit la lumière ou même l’ambiance. Chez Patricia Rozema, Mansfield Park a l’air d’une demeure totalement délabrée, il y a peu de meubles, de lumière – tout est fait pour renforcer la noirceur de l’atmosphère. C’est flagrant à la fin : tout est beaucoup plus clair, lumineux. Même les robes de Fanny : pendant tout le film, elle portait des vêtements sombres, et lorsqu’elle part de Mansfield Park pour aller s’installer avec Edmund, les couleurs de ses robes deviennent plus claires. On sent bien qu’elle est heureuse…

Patricia Rozema a fait une adaptation originale et intelligente. Je ne sais pas d’où lui est venue l’idée, mais ce qui est certain c’est que le pari est réussi !

Version ITV 2007 : 83945-large.jpg

Mon avis va être court.
Cette version a des points positifs, mais beaucoup de points négatifs. Le premier point négatif étant que tout va trop vite, on a du mal à comprendre l’histoire. Pour quelqu’un qui connaît l’histoire ça passe, surtout que plus tard, tout est plus ou moins expliqué.
Mais là où ça passe moins bien c’est à la fin : le changement dans les sentiments d’Edmund est trop brusque. Dans les moments où le « rapprochement » entre eux pouvait se faire, Edmund s’esquive – et là j’ai en tête la scène sous les étoiles où il retire sa main lorsque Fanny approche la sienne. Je l’ai trouvé encore plus cruche que Fanny a ce moment là ! C’est pour ça que j’ai éclaté de rire au moment où il se rend compte qu’il aime Fanny… C’est comme si tout d’un coup il avait eu une illumination! Il ne manquait que les anges en train de chanter « Alléluia » ! Par contre j’ai bien aimé Fanny qui fait semblant de ne pas comprendre.

En parlant de Fanny, Chinchilla à très bien résumé son attitude: « Fanny fait très cruche, pire que dans le livre ». Elle passe son temps à sourire, à sautiller, à courir dans les escaliers, on a l’impression qu’elle a toujours 10 ans dans sa tête… J’aime beaucoup Billie Piper (surtout dans DW et Secret Diary of a Call Girl) mais là, j’étais déçue…

Comme dit plus haut, j’ai vu la version ITV avant de voir la version Miramax. Et pendant mon visionnage de la version avec Frances O’Connor, j’ai été frappée par les ressemblances entre les deux !! Vous allez me dire « c’est normal, c’est tiré d’un livre, logique qu’on y retrouve des ressemblances » Oui, mais non ! Les ressemblances les plus frappantes sont lors de scènes qui ne sont pas (telles quelles) dans le livre ! Par exemple lorsque Fanny parle à table de l’esclavage ou encore à la fin, quand Lady Bertram fait une remarque à Sir Thomas au sujet de Fanny (lorsqu’elle les voit revenir ensemble).
Après avoir vu les deux versions et lu le livre, je peux affirmer que la version ITV s’est plus inspirée du film de 1999 que du livre…

On peut dire que ces deux versions, bien que totalement différentes se complètent. Ce qu’il manque dans l’une se retrouve dans l’autre et vice versa…

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I carry your heart with me…

L’autre jour j’ai regardé « In her shoes » avec ma maman et ma soeurette.
J’avoue qu’au départ j’étais pas très emballée. Mais finalement, j’ai passé un très bon moment.

18446445_w434_h_q80.jpgFiche d’identité

Titre : In her shoes
Réalisé par : Curtis Hanson
Avec : Toni Colette, Cameron Diaz, Shirley MacLaine

Résumé : Maggie est convaincue que son seul atout dans la vie réside dans son art d’aimanter le sexe opposé. Dyslexique et certaine de n’avoir aucune aptitude intellectuelle, elle a toujours privilégié le maquillage aux livres. Sa principale qualité : savoir toujours dénicher la tenue idéale pour n’importe quelle occasion.
Rose est en revanche une brillante avocate officiant dans un prestigieux cabinet de Philadelphie. Mais cette grande bosseuse a un point faible : son corps et ses incessantes variations de poids qui l’ont poussé depuis longtemps à renoncer à toute sorte de vie amoureuse. Son unique réconfort : les chaussures, car contrairement aux vêtements, elles lui vont toujours bien.
Tout oppose les deux soeurs, dont l’unique point commun est la pointure.

Après un violent clash, Maggie part vivre dans une résidence pour senior avec leur grand-mère, tandis que Rose prend un congé sabbatique pour se remettre les idées en place. Pendant leur « séparation », les deux soeurs vont en apprendre plus sur elles-mêmes qu’elles ne l’auraient imaginé. Rose va s’épanouir et rencontrer l’amour. Tandis que Maggie, au contact des ces personnes agées va s’assagir, vaincre sa dyslexie, se trouver et trouver une raison de vivre.
Le principal problème entre elles ( et avec leur famille en général) c’est un manque de communication. Elles ne se parlent pas. Elles ne parlent pas de leurs problèmes, de leurs peines, de leurs joies… Elles gardent tout pour elles, ce qui fait qu’à un moment, ne sachant pas ce que l’autre pense et ressent , Rose et Maggie en viennent à se détester et à se jalouser…

Le temps qu’elles vont passer séparées sans avoir aucune nouvelle l’une de l’autre va leur faire réaliser à quel point elles s’aiment. Mais elle leur aura surtout permis de se concentrer sur elles-mêmes.
Comme le dit le dicton « On se sépare pour mieux se retrouver »

A la fin, Maggie lit ce poème de E.E Cummings à Rose : Je garde ton coeur ( I carry your heart with me)
Je le trouve magnifique.
Je le mets en français car tout le monde ne comprend pas l’anglais ;o)

J’ai toujours ton coeur avec moi
Je le garde dans mon coeur.

Sans lui, jamais je ne suis,
Là où je vais, tu vas, ma Chère
Et tout ce que je fais par moi-même
Est ton fait, ma Chérie.
Je ne crains pas le destin
Car tu es à jamais le mien, ma Douce.
Je ne veux pas d’un autre monde
Car ma Magnifique, tu es mon monde, mon vrai.
C’est le secret profond que nul ne connaît,
C’est la racine de la racine,
Le bourgeon du bourgeon,
Et le ciel du ciel,
D’un arbre appelé « vie » qui croit plus haut
Que l’âme ne saurait espérer ou l’esprit le cacher.
C’est la merveille qui maintient les étoiles éparses,
Je garde ton coeur,
Je l’ai dans mon coeur.

 

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Blood and Chocolate

Il est des adaptations de livres qui sont tellement différentes de la trame originale, qu’au final on ne peut plus considérer le film comme une adaptation… C’est le cas pour « Blood and Chocolate ».

blood.jpgLe livre :

Titre : Sang et Chocolat ( Blood and Chocolate en VO)
Auteur : Annette Curtis Klaus

Résumé : Dans le Maryland.  Vivian, tente de protéger son secret tout en vivant une vie normale… Mais tout se complique lorsque la jeune femme, à moitié loup-garou, tombe amoureuse de Aiden,un humain. Vivian doit alors choisir entre l’amour qu’elle porte à son petit ami et sa condition de loup-garou. Choisira-t-elle le sang ou le chocolat ? De plus, des meurtres sanglants sont commis en la ville, les loups savent que c’est l’un d’entre eux. Mais qui ?

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Le film :

Titre : Le goût du sang ( Blood and Chocolate en VO)
Réalisé par : Katja Von Garnier
Avec : Agnes Bruckner, Hugh Dancy, Olivier Martinez…

Résumé : Seule survivante du massacre de sa famille, survenu alors qu’elle n’était qu’une enfant, le loup-garou Vivian vit aujourd’hui à Budapest, sous la protection de son chef Gabriel. S’éprenant d’un romancier rencontré au cours d’une escapade en forêt, la jeune femme fait face à un dilemme cruel: rester loyale envers les siens ou céder à la tentation de cet amour interdit.

Petite précision : on parle de loup-garou, mais en fait, ce sont des loups tout court. On dit « loup-garou » juste parce qu’ils ont la capacité de se transformer en humain ou en loup selon leur désir.

Il est impossible de comparer les deux tellement ils sont différents. Les principales différences étant :

  • le lieu : dans le livre, la meute vit dans le Maryland, tandis que dans le film, ils ont déménagé à Budapest.
  • L’âge : à l’origine, Vivian et Aiden ont 15-16 ans, et se rencontrent au lycée. Dans la version de Katja Von Garnier, ils ont grandis et doivent avoir aux alentours de 20 ans.
  • L’atmosphère : Dans le Maryland, c’est l’été, il fait chaud, la fête est au rendez-vous. A Budapest, c’est plus sombre. La plupart du temps, l’action se déroule de nuit.
  • L’histoire : Le film est beaucoup plus centré sur l’histoire entre Vivian et Aiden et ses conséquences, tandis que le livre tourne essentiellement autour de la meute.
  • La fin : pourquoi, je ne vous le dirais pas ! Ce serait vous gâcher la surprise !

Les deux sont bien, chacun dans leur genre, mais j’avoue avoir une grosse préférence pour le film (et non, ce n’est pas -que- parce qu’il y Hugh Dancy !)
Je n’aime pas les personnages du livre. Vivian est belle, elle le sait et elle en use. Elle est très -trop- sûre d’elle, et aime se faire remarquer. Pour quelqu’un qui souhaite s’intégrer, ce n’est pas forcément le meilleur moyen…Aiden quant à lui est idiot. Il est vite influençable et il n’a aucun courage.

Je préfère la Vivian de Agnes Bruckner. Son envie d’intégration et de vivre une vie normale l’emporte sur sa condition de loup. Elle s’est trouvé un travail et surtout elle évite Aiden. Elle sait quelles seront les conséquences s’ils deviennent trop proches.
Le Aiden de Hugh Dancy est plus mature, plus compréhensif, plus amusant, plus courageux, plus tout quoi ! Il n’a pas peur de la vraie nature de Vivian, à la fin, il est même près à risquer sa vie pour l’aider.

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Si vous lisez des critiques du film sur le net, vous verrez qu’il n’a pas eu beaucoup de succès. Certains le qualifient «  de nul, de navet ». Alors oui, c’est certain que dans le genre, il y a mieux comme film. Mais personnellement j’ai beaucoup aimé.

Katja Von Garnier a su rester fidèle à l’esprit du livre tout en changeant le registre. Et visuellement, les effets-spéciaux sont parfaits. La transformation humain-loup est tout simplement splendide ! J’ai eu peur qu’ils nous fassent une métamorphose version Harry Potter 3 (que je trouve atroce !) mais loin de là ! Quan aux loups, ils sont magnifiques…

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Pour les intéressées, sachez que le film sortira en DVD en France le 18 mars prochain sous le nom de « Le goût du sang » (je suis de plus en plus sidérée par la nullité des titres français choisis !)

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I must warn you, Miss Potter, I am more than prepared to like you!

C’est la Saint-Valentin, alors parlons d’amour. Amour entre deux êtres, amour de la nature, du dessin, de l’écriture, de la vie… On retrouve tout cela dans Miss Potter.

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Titre : Miss Potter
Réalisé par : Chris Noonan
Avec
: Renée Zellweger, Ewan McGregor, Emily Watson…

Résumé : Film biographique, Miss Potter retrace les épisode les plus marquants de la vie de Beatrix Potter, femme écrivain anglaise qui, au tournant du XXème siècle, est devenue très célèbre grâce aux contes pour enfants qu’elle écrivait et illustrait elle-même.

« Je ne me marierai pas, je dessinerai ».
Comme Jane Austen, Beatrix Potter a vécu de son talent. Autour les gens pensaient que ce n’était qu’une passion, un passe-temps, pas qu’elles en vivraient et que des années, des siècles plus tard, leurs livres seraient encore lus et appréciés par des milliers de gens dans le monde.

Miss Potter est vraiment un film biographique : certains pans de sa vie ont bien sur été romancés, mais la majorité des faits sont relatés tels qu’ils se sont passés et les personnes ont toutes existées.
Drôle, mignon, divertissant, beau… que des adjectifs valorisants pour définir ce film « magique » ! Le couple Renée Zellweger/Ewan McGregor fonctionne très bien, on sent bien l’alchimie entre les deux acteurs.
18754635.jpgRenée Zellweger nous livre une interprétation charmante et touchante de Beatrix Potter, cette auteure qui encore aujourd’hui émerveille petits et grands avec les aventures de Peter Rabbit et ses amis. Ewan McGregor quant à lui inteprète avec brio le timide et maladroit Norman Warne, l’éditeur qui a donné sa chance à Beatrix mais qui a aussi été son premier grand amour…

Personnellement, j’ai eu un coup de coeur pour Millie Warne, la soeur de Norman, jouée par Emily Watson. Elle était trentenaire, célibataire et fière de l’être ! Elle profitait pleinement de la vie, se plaisant dans son célibat, flirtant quand elle le souhait, mais ne s’engageait pas… Je l’ai trouvé très en avance sur son temps.

L’autre principal atout de ce film réside dans la photographie: les paysages sont absolument époustouflants. A la fin du film, ma seule envie était de partir à la campagne, pour m’asseoir sous un arbre à lire et faire de longues promenades dans les champs.
J’aime le Royaume-Uni, et après avoir vu ces paysages, je l’aime encore plus !

C’est en partie grâce à Beatrix Potter que de tels paysages ont été préservés. Elle a utilisé sa fortune personnelle pour acheter des domaines dans le Lake Disctrict et à sa mort, elle a fait don de 4000 acres de terres, de 58 fermes et cottages, et de  au National Trust.
Son désir en achetant ces fermes était de préserver pour les générations futures cette nature qui l’a tant inspirée pour les aventures de ses petits amis à pattes…

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Ella Enchanted – Du livre au film

EllaL-ensorcelee.jpgTitre : Ella l’ensorcelée ( Ella Enchanted en VO)

Auteur : Gail Carson Levine

Résumé : Lucinda, cette idiote de fée, n’avait pas l’intention de me jeter un sort. Elle voulait me faire un cadeau. Comme j’avais pleuré désespérément pendant toute la première heure de mon existence, ce furent mes larmes qui lui donnèrent une idée. Hochant la tête et regardant ma mère d’un air compatissant, la fée me toucha le nez. – Mon cadeau sera l’obéissance. Elle sera toujours obéissante. Et maintenant, arrête de pleurer, mon enfant. Je m’arrêtai.  » Le sort de la fée Lucinda est si puissant qu’Ella est obligée d’exécuter tous les ordres qu’on lui donne, quels qu’ils soient, même si elle s’y refuse de toutes ses forces. En grandissant, elle a appris à mettre toute son intelligence au service d’une lutte de chaque instant pour dissimuler sa vulnérabilité. Mais à présent que sa mère est morte, que son père a décidé de se remarier, la voilà plus fragile que jamais. Car certaines personnes malveillantes ont tôt fait de percer son secret et de s’en servir. Les pouvoirs de sa marraine et l’amour du prince Charm l’aideront-ils à échapper aux personnes qui la haïssent et à vaincre la malédiction ?

 

 

Si je devais partir sur une île déserte et ne prendre qu’un livre, ce serait celui-là.
Je l’ai lu je ne sais combien de fois, et toujours avec le même plaisir. Je le connais par coeur, mais chaque fois que je le lis, j’ai l’impression que c’est la première fois. 

J’ai 20 ans, et, je n’ai pas honte de le dire, je considère ce livre comme mon « préféré » et ce depuis environ 8 ans !
J’aime Ella. J’aime son courage, sa générosité, son intelligence.
J’aime l’amour qu’elle porte au Prince, et les sacrifices qu’elle est prête à faire pour le sauver. Et tant pis si elle passe à côté de son propre bonheur.
J’aime comme Ella est simple, naturelle… Elle ne souhaite qu’une chose dans la vie : pouvoir dire non au moins une fois. Et « cette » fois changera sa vie à jamais.
Rires, larmes, amour, aventures, ogres, fées : tout se mélange pour former au final un magnifique ‘conte de fées’…


Le livre a été adapté en film il y a quelques années, sous le titre (en VF) « Ella au Pays Enchanté » avec Anne Hathaway dans le rôle d’Ella et Hugh Dancy en Prince Charmont (deja deux très très très (…) très bonnes raisons d’aimer ce film !!!!!)18424552.jpg

Je vous préviens d’avance : le film n’est en rien comparable au livre ! Il est totalement déjanté : le réalisateur a mélangé les caractéristiques du conte de fées classique tout en y ajoutant des trucs plus modernes. Dans ce Moyen-Age des temps moderns, on trouve des escalators en bois conduisant au centre commercial, le Fan-Club du Prince Charm (avec visites guidées du château!), des combats dignes des plus grands films d’actions, une fée qui passe son temps à boire… j’en passe et des meilleures !

Sans oublier qu’on a droit à des séquences musicales – avec danse s’il vous plait – au son d’une BO survoltée réunissant Elton John, Aretha Franklin, Queen, Jeff Lynne…

Du début à la fin, on pleure de rire devant notre télé ! Pour les jours de déprime, les journées/soirées/après-midi entre filles, les soirées baby-sitting, c’est l’idéal !

 

 

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