To Shakespeare, with love.

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Officieusement, personne ne connait la date de naissance précise de William Shakespeare; officiellement, on célèbre son anniversaire de naissance le 23 avril – comme ça, c’est plus facile à retenir : c’est aussi la date qu’on retient pour sa mort. Pour ma part, j’ai suivi le Globe et lui ai fêté un joyeux 450ème anniversaire le 21 avril dernier sur Twitter. Mais Shelbylee a écrit un bel article en hommage à Shakespeare aujourd’hui, et j’ai eu envie de lui piquer l’idée. J’ai découvert William Shakespeare bien tôt : en 1997, avec le film Roméo + Juliet de Baz Luhrmann. Je ne l’oublierai jamais : je suis allée le voir au cinéma, j’avais 8 ans et je croyais que Juliet était une princesse. Je ne sais pas pourquoi… la nourrice et la robe blanche avec les ailes peut-être ? Toujours est-il que pendant de très longues années, Juliet a été une princesse pour moi. Et c’est peut-être pour ça que depuis, aucune Juliet n’a encore trouvé grâce à mes yeux… aucune n’est aussi princesse que Claire Danes.

Après le film, je suis passée à autre chose : j’ai rencontré une vampire de 5000 ans et des jeunes aux pouvoirs extraordinaires, puis plus tard un sorcier à lunettes et un espion de 14 ans.

Et puis au collège on a eu des cours d’anglais et on a parlé des trois sorcières de Macbeth, alors j’ai lu Macbeth – je n’ai pas tout compris mais j’ai aimé le « Double; double, peine et trouble. Feu, brûle, chaudron bouillonne ». Et puis 10 bonnes raisons de te larguer (1999) est sorti, ainsi que Get Over It (2001) et O(thello) (2003).

Au lycée, la prof de littérature de ma sœur nous a emmené voir Beaucoup de bruit pour rien au théâtre; la prof d’anglais nous a fait regarder Le songe d’une nuit d’été; Stratford Upon Avon était au programme du voyage scolaire en Angleterre et j’ai vu Shakespeare in Love. Et à la fac, on a étudié les Sonnets, Le Roi Lear et Hamlet. 

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Et je crois bien que depuis 1997, Shakespeare n’a jamais quitté ma vie. J’ai vu de nombreux films dérivés et inspirés de ses œuvres, lu encore plus de livres (je dois encore avoir la liste que j’avais fait pour le swap shakespearien) et assisté à tout autant de représentations sur scène de ses pièces.

Si Much Ado About Nothing est ma comédie préférée, j’aime encore plus ses tragédies, Macbeth en tête. Coriolanus est celle que j’ai lu (et vu) dernièrement et figure désormais en bonne position aussi; le personnage de Coriolanus est vraiment fascinant – violent, courageux, intègre, mais si susceptible. Ça m’a donné envie de me replonger dans l’histoire de la Rome antique aussi.

Je ne me suis jamais demandé si Shakespeare avait volé les œuvres de Marlowe ou écrit à la place du Comte d’Oxford, et cela m’importe peu. Au fond, qu’est-ce que cela changerait pour nous désormais qu’il soit ou non le vrai auteur ? On ne connait pas l’homme, seulement les œuvres et peu importe qui tenait la plume ou l’histoire de celui-ci car au final cela ne change en rien la force des mots.

Il me reste encore de nombreuses pièces à découvrir, mais je prends mon temps – j’attends que le bon moment se présente. Mais le Barde reste présent: j’ai Anonymous et The Hollow Crown qui m’attendent, j’ai une subite envie de relire Illyria de Celia Rees et je réfléchis déjà à une date pour aller voir Shakespeare in Love au théâtre !

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