[BBC] The Crimson Petal and the White

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Cette mini-série diffusée en 2011 est l’adaptation du roman du même nom de Michel Faber, traduit chez nous par La Rose Pourpre et le Lys. N’ayant pas (encore) lu le roman, je ne peux dire si c’est une bonne adaptation. Je peux cependant dire que c’est une excellente mini-série.

L’histoire ? Celle du roman :

Londres, 1874. Quelque part dans Church Lane, à l’écart du tumulte de ce quartier sordide, une jeune fille attend. Elle s’appelle Sugar, elle a dix-huit ans. C’est une prostituée d’un genre particulier : sa beauté, sa vivacité, son intelligence – elle sait lire, écrire et pratique l’art de la conversation – semblent la promettre à un destin différent. Elle est remarquée par un riche parfumeur, William Rackham, qui fait d’elle sa maîtresse. William Rackham est ambitieux. Pour maintenir son train de vie et échapper aux humiliations financières que lui inflige son père, il doit encore gravir quelques échelons. Et puis il y a sa femme, Agnes, une grande bourgeoise neurasthénique qui ignore tout du mal qui la ronge. Ensemble, Sugar et William décident de braver les interdits et de vivre une vie plus conforme à leurs grandes espérances, loin du bordel et de la médiocrité petite-bourgeoise.

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Hawking – Philip Martin (BBC)

Je n’aurais pas du demander Hawking au dernier DVDtrafic. Parce qu’il est difficile de ne pas faire la comparaison avec le si merveilleux The Theory of Everything. Mais on peut y arriver, ne serait-ce que parce que les deux films ne racontent pas la même histoire : The Theory of Everything raconte l’histoire de Jane et Stephen Hawking sur plus de 30 ans. Hawking raconte l’histoire de Stephen Hawking sur trois ans.

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[Trailer interactif] “A lifetime of Original British Drama” (BBC)

Le mois dernier la BBC a sorti un trailer spécial intitulé A lifetime of Original British Drama. On y voit Benedict Cumberbatch déclamer le monologue de Jaques au début de As you like it de William Shakespeare, chaque réplique étant illustrée par des extraits des créations originales de la BBC, passées, présentes et futures.

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Il y a quelques jours, la BBC a remis ce trailer en ligne, mais en version interactive cette fois ! Il est désormais possible de cliquer sur le nom de certaines productions pour avoir accès à des clips exclusifs.

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Women in Love – William Ivory [BBC Four]

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Women in Love est une adaptation des romans The Rainbow (L’arc en ciel en VF) et Women in Love (Femmes amoureuses en VF) de DH Lawrence. Deux épisodes de 1h30 chacun – rapide à voir donc. Ajoutez à cela un casting étoilé (Rosamund Pike, Rachael Stirling, Joseph Mawle, Rory Kinnear, Ben Daniels, et Saskia Reeves pour ne citez que les principaux), et une histoire se passant dans les années 10 et il n’en faut pas plus pour me tenter.

Au final, un très bon moment de passé mais avec une légère pointe de déception. J’ai aimé, mais j’ai trouvé qu’il manquait le “petit truc qui fait que”.

Women in love nous emmène à la rencontre de 2 générations de femmes – celle de Lydia, et de ses deux filles Ursula et Gudrun. 3 femmes, 3 façons de vivre, 3 façons d’aimer et d’être aimé. On s’en doute au vu du titre et sachant que c’est adapté de D.H Lawrence, Women in love traitera essentiellement d’amour… et le plus souvent charnel. Et pour le coup, de l’amour charnel on en voit, un peu au détriment du reste. (Les scènes de ce genre ne me dérangent pas, mais je les trouve vraiment inutiles là plupart du temps)

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Le problème de Women in love vient plus du traitement de l’intrigue. Il est étonnant de voir qu’il n’y a que deux épisodes de 1H30 alors que c’est une adaptation de deux romans ! La série aurait beaucoup gagné avec ne serait-ce que deux épisodes de plus. Cela aurait permis un meilleur développement des personnages, du contexte, de la chronologie… Il y a beaucoup de non-dits, on passe un peu du coq à l’âne et c’est un peu déstabilisant – on en vient souvent à se demander “c’est qui lui par rapport à elle” ? ou bien “il fait quoi déjà lui” ? Au final, on passe plus de temps à essayer de comprendre l’état d’esprit des personnages, et les implications de chacun d’eux par rapport aux autres pour réussir à vraiment rentrer dans l’histoire.

Des deux parties, si je ne devais en garder qu’une, ce serait la seconde. Beaucoup plus concentrée sur les deux couples formés par Gudrun et Gerald et Ursula et Rupert, elle permet une meilleure mise en avant des relations entre les personnages, et offre de belles scènes entre les deux soeurs. A telle point que cette seconde partie pourrait presquer fonctionner à elle seule, et se regarder indépendamment de la première.

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Malheureusement, même ainsi, le manque de développement des personnages persiste. A cause de ça, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. A part peut-être Ursula… et encore, dans la première partie essentiellement… Même si cela s’améliore un peu dans la seconde partie je n’ai pas réussi à savoir s’il y avait vraiment de l’amour entre chacun des couples, ce que les sœurs pensaient l’une de l’autre… Impossible de me faire un avis sur rien !

Ceci mis à part, Women in love est une très belle mini-série. Les acteurs sont vraiment tous fantastiques – Rosamund Pike est toujours aussi magnifique, tout autant que Rachael Stirling que je n’avais vu que dans Boy Meets Girl (avec choupi Martin Freeman ^^). Et il en va de même pour tous les autres. J’avoue avoir été particulièrement ravie de retrouver Ben Daniels après l’avoir vu en vrai de vrai un mois plus tôt. Les acteurs sont des plus convaincants, vraiment à fond dans leur personnage.

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Côté réalisation, là encore, rien à redire. En termes d’images, c’est magnifique, et les lieux de tournage font rêver – tout particulièrement lorsqu’ils partent en Afrique du Sud ! Il en va de même pour la musique et tous les costumes, décors, coiffures… J’ai aussi vraiment beaucoup aimé l’atmosphère qui s’en dégage – plutôt lourde, et on sent qu’on aura pas de fin heureuse – mais assez fascinante en même temps. Je sais que même si j’ai trouvé le temps un peu long à des moments, je n’arrivais ni à bouger de mon canapé, ni à faire autre chose en même temps. 

Bref, pas convaincue à 100% mais un bon moment de passé quand mêmeWomen in love fait partie de ces films et séries qu’il faut regarder pour tout, sauf son intrigue ! Je vais peut-être tenter la lecture des romans avant de revoir ces deux épisodes.

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Party Animals [BBC]

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Sex, Drugs & Politics : voila comment on pourrait résumer Party Animals en quelques mots…

Dans la lignée de State of PlayParty Animals nous plonge dans les coulisses de Westminster où pouvoir et manigances sont les maitres mots. On y suit avec plaisir le quotidien de ceux qui font la politique d’aujourd’hui, qu’ils soient membres du Parlement, simples assistants, journalistes ou lobbyists.

Party Animals nous entraîne dans le quotidien mouvementé de deux membres du Parlement et de leur assistants.
Pour le Labour Party on a Joanne Porter, mère de famille qui a souvent bien du mal à gérer vie politique et vie familiale. Heureusement que ses assistants sont là : Kirsty Mackenzie – interne et future assistante qui n’a qu’un but dans la vie : monter vite dans l’échelle politique – et Daniel Foster – assistant de Jo depuis sa sortie de la fac, excellent dans son travail, et surtout loyal à jamais !
Pour le côté adverse, le Conservative Party, on a James Northcote – Tory jusqu’au bout des ongles, et qui trompe sa femme sans aucun scrupule, entouré de ses assistants Matt Baker, gay et fière de l’être, et Ashika Chandiramani, maîtresse malmenée de James mais surtout jeune femme ambitieuse qui va vite prendre son envol.

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Tout ce petit monde gravite autour de Daniel et Scott Foster, frères qui baignent dans la politique depuis leur naissance – leur père ayant été lui-même membre du Parlement. Danny est devenu assistant tandis que son frère a été plus attiré par le monde subversif du lobbying.

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Chacun le sait, le monde politique est cruel et sans pitié, et Party Animals nous le montre bien. Dès le premier quart d’heure le ton est lancé : la victoire avant tout, peu importe les conséquences sur les autres. Mais le monde politique est aussi bien versatile, et les retournements de situations se produisent en continu : le gagnant d’un jour peut très vite devenir le perdant du lendemain…

Party Animals a beau être une série dite “politique” on se rend vite compte qu’au final ce n’est pas tant le système politique le sujet principal de la série, mais bien les personnes qui le font et surtout ce qui en résulte sur leur vie personnelle.
Mensonges, trahison, coup bas, sont le quotidien de ces jeunes gens. Certains le supportent et arrivent à passer outre, d’autres pas et noient alors leur mal-être dans l’alcool, le sexe et autres substances illicites. Et oui, travailleurs de Westminster ou pas, ils sont avant tout des être humains, avec leurs qualités et surtout leurs défauts… Voila où réside tout l’intérêt de la série – trop de politique aurait vite lassé, et je pense que ceux n’ayant pas quelques bases auraient vite été perdus (donc un conseil, révisez un peu le système politique anglais avant de vous lancer dans la série ^^).

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Côté casting, rien à dire ! On sent la forte alchimie entre les acteurs, et c’est alors d’autant plus facile de s’attacher aux personnages. Les acteurs sont tous excellents et on se sent qu’ils se sont investis. Mais il faut tout de même noter Andrew Buchanen lobbyiste invertueux qui va tout remettre en question après un funeste évènement ainsi que Raquel Cassidy, sidérante en membre du Parlement qui voit tout s’effondrer autour d’elle. Andrea Riseborough quant à elle confirme tout le bien que je pense d’elle – elle était déjà remarquable dans The Devil’s Whore, elle l’est tout autant ici en petite peste carriériste et manipulatrice qui va vite apprendre à ses dépends que dans la vie on a pas toujours tout ce qu’on veut. Sans oublier bien évidemment celui pour qui j’ai regardé la sérié, Matt Smith, parfaitement crédible dans la peau de ce jeune assistant, maladroit en amour mais extrêmement compétent dans son travail et optimiste sans failles.

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Si vous avez aimé State of Play et que vous chercher une série dans la même veine mais avec un ton plus “frivole” alors Party Animals est pour vous ! 8 épisodes remplis de “power & glamour” (pour citer la jaquette), où coeur et politique se mêlent pour nous offrir une série des plus atypiques, mais surtout des plus sympathiques et divertissantes !

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