Le Songe d’Une Nuit d’été – Théâtre de la Porte Saint Martin

Il y a une dizaine de jours, je suis allée voir Le Songe d’une Nuit d’été avec les coupinettes au Théâtre de la Porte Saint Martin. Et dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment. Même si…

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Bon, parlons peu mais parlons bien : j’ai tout aimé dans la pièce SAUF deux choses ! Les décors déjà, que j’ai trouvé minimalistes vu les possibilités qu’offraient autant la pièce que le théâtre. Et surtout, le traitement des personnages. La chose qui m’a fait grincer des dents pendant toute la pièce… Mais nous y reviendrons un peu plus bas !

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Sherlock – Saison 1 [BBC – 2010]

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Ce n’est un scoop pour personne, j’aime les séries britanniques car je ne suis jamais déçue. Ne me demandez pas pourquoi, mais il suffit qu’une série ait le label « britannique » pour être sure que la qualité sera au rendez-vous.  Alors oui bien sur, il y a des ratés des fois, mais c’est rare. Et sinon, même dans ces ratés, on arrive à trouver du bon.

Mais là, c’est une réussite. Car nous parlons de Sherlock Holmes ! Et de Steven Moffat et Mark Gattis, à qui nous devons une partie de Doctor Who – rien qu’avec ça, on sait d’ores et déjà qu’on a affaire à du lourd. Ajoutez à cela des acteurs brillants, et une transposition moderne de la vie du célèbre détective, et vous voila face à une série quasi-parfaite (car chacun le sait, rien ne peut vraiment être parfait)

Venons-en aux faits : en août dernier, la BBC a diffusé une nouvelle série en 3 épisodes, de 1h30 chacun. Sherlock que ça s’appelle. Avec Benedict Cumberbatch dans le rôle du brillant détective, et Martin Freeman dans celui de son fidèle ami et associé John Watson. L’idée n’était pas de faire une énième adaptation des aventures du héros de Conan Doyle, mais plutôt de faire dans la nouveauté et donc de faire revivre ce détective deux siècles plus tard, au XXIème siècle.

Tous les personnages importants sont là : Sherlock et Watson bien sur, mais aussi l’inspecteur Lestrade, Moriarty, Mycroft Holmes, Mrs Hudson, les « irregulars », et j’en passe. Et leurs principales charactériques sont là elles aussi : Sherlock est toujours ce sociopathe égocentrique et brillant, attentif aux détails, fan de violon, détestés de ses congénères mais respecté de tous et toujours aussi ignorant des relations humaines. Watson lui est bien ce médecin de guerre, revenu blessé, patient mais pas trop, fidèle ami apportant la part d’humanité qui manque tant à Sherlock. La différence est que nous sommes au XXIème siècle maintenant – de nos jours, Watson raconte ses exploits et ceux de son ami sur son blog, tandis que Sherlock lance des énigmes sur son site, est totalement accro aux sms et a remplacé la pipe par les patchs de nicotine et le chapeau par l’écharpe.

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L’intérêt aussi en transposant Sherlock au XXIème c’est qu’on peut aller beaucoup plus loin grâce aux nouvelles technologies. Surtout sur le plan de la mise en scène – et c’est d’ailleurs ça qui, pour moi, rend cette série aussi magistrale. Et dès les premières minutes on est servis : une conférence de presse, tous les présents recoivent un sms en même temps, personne ne le lit à voix-haute… mais nous savons quand même ce qu’il est écrit car le texte apparait à l’écran. Un autre passage qui m’a fait crier au génie est lorsque nos deux héros se lancent à la poursuite d’un criminel… là nous entrons carrément dans la tête de Sherlock : il a mémorisé dans sa tête tout le plan de Londres, et pendant la poursuite nous suivons ses pas, nous savons où ils sont et où est le fugitif. Magistral vous dis-je !

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Sur le point du scénario, là encore rien à redire. Mais venant de Moffat et Gatiss, deux fans de l’original, c’était à prévoir. Les crimes en eux-mêmes ne sont pas forcément des plus originaux il faut l’avouer, mais le mobile des criminels oui. Surtout dans l’épisode 1, A Study In Pink, et le 3, The great GameDe plus, l’humour omni-présent et la mise en scène plutôt dynamique nous font passer une très agréable heure et demi à chaque épisode – même si il est à noter que l’épisode 2 lui comporte quelques longueurs.

Concernant l’interprétation, et bien, tous les acteurs sont anglais, ce qui veut déjà tout dire ! Choisir des acteurs connus mais pas trop, fut une excellente idée. Benedict Cumberbatch est absolument bluffant en Sherlock Holmes – il a su parfaitement retranscrire toute la singularité de ce personnage haut en couleurs, ignorant des choses les plus simples de la vie, mais toujours à l’affût du moindre détail. Martin Freeman lui nous interprète un John Watson à l’esprit torturé, blessé physiquement et mentalement par la guerre, et qui au contact de Sherlock va petit à petit s’ouvrir aux autres et reprendre confiance en lui. (j’aime Watson).

J’ai volontairement omis de mentionner Moriarty. Et un conseil : si vous ne connaissez pas Andrew Scott, et bien ne cherchez pas à le connaître; ni à savoir à quoi il ressemble avant d’avoir regardé la série, vous n’en serez que plus surpris(e) !

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Voila un autre point fort de cette série : la relation Holmes/Watson. Même sans connaître l’histoire originale, on sent dès le départ que ces deux-là sont fait pour s’entendre, et ce même si Sherlock vit dans son monde, tandis que John vit dans le monde réel. Ce qui au départ n’était qu’une simple colocation (difficile en ce qui concerne Watson parce qu’il faut en avoir de la patience pour vivre avec Sherlock), va vite se transformer en une grande amitié, et ces deux-là vont apprendre à s’apprécier, se soutenir, et surtout à compter l’un sur l’autre… Les scènes entre eux sont tantôt comiques, tantôt dramatiques, mais toujours savoureuses (oui je sais, ma phrase ne veut pas dire grand chose, mais vous avez saisit l’essentiel) – je suis tout particulièrement fan de leur discussion au restaurant dans le premier épisode.

Vous l’aurez compris, Sherlock est LA série du moment, pour ne pas dire de l’année. LA série à ne pas rater. LA série qui vous donnera envie de relire tous les Conan Doyle. LA série qui vous poussera à faire attention aux moindres détails. Mais surtout LA série que vous regretterez d’avoir regardé parce qu’après il vous faudra attendre 1 an pour avoir la saison 2 – et avec un tel final, croyez-moi, l’attente va être longue..

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Women in Love – William Ivory [BBC Four]

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Women in Love est une adaptation des romans The Rainbow (L’arc en ciel en VF) et Women in Love (Femmes amoureuses en VF) de DH Lawrence. Deux épisodes de 1h30 chacun – rapide à voir donc. Ajoutez à cela un casting étoilé (Rosamund Pike, Rachael Stirling, Joseph Mawle, Rory Kinnear, Ben Daniels, et Saskia Reeves pour ne citez que les principaux), et une histoire se passant dans les années 10 et il n’en faut pas plus pour me tenter.

Au final, un très bon moment de passé mais avec une légère pointe de déception. J’ai aimé, mais j’ai trouvé qu’il manquait le « petit truc qui fait que ».

Women in love nous emmène à la rencontre de 2 générations de femmes – celle de Lydia, et de ses deux filles Ursula et Gudrun. 3 femmes, 3 façons de vivre, 3 façons d’aimer et d’être aimé. On s’en doute au vu du titre et sachant que c’est adapté de D.H Lawrence, Women in love traitera essentiellement d’amour… et le plus souvent charnel. Et pour le coup, de l’amour charnel on en voit, un peu au détriment du reste. (Les scènes de ce genre ne me dérangent pas, mais je les trouve vraiment inutiles là plupart du temps)

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Le problème de Women in love vient plus du traitement de l’intrigue. Il est étonnant de voir qu’il n’y a que deux épisodes de 1H30 alors que c’est une adaptation de deux romans ! La série aurait beaucoup gagné avec ne serait-ce que deux épisodes de plus. Cela aurait permis un meilleur développement des personnages, du contexte, de la chronologie… Il y a beaucoup de non-dits, on passe un peu du coq à l’âne et c’est un peu déstabilisant – on en vient souvent à se demander « c’est qui lui par rapport à elle » ? ou bien « il fait quoi déjà lui » ? Au final, on passe plus de temps à essayer de comprendre l’état d’esprit des personnages, et les implications de chacun d’eux par rapport aux autres pour réussir à vraiment rentrer dans l’histoire.

Des deux parties, si je ne devais en garder qu’une, ce serait la seconde. Beaucoup plus concentrée sur les deux couples formés par Gudrun et Gerald et Ursula et Rupert, elle permet une meilleure mise en avant des relations entre les personnages, et offre de belles scènes entre les deux sœurs. A telle point que cette seconde partie pourrait presque fonctionner à elle seule, et se regarder indépendamment de la première.

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Malheureusement, même ainsi, le manque de développement des personnages persiste. A cause de ça, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. A part peut-être Ursula… et encore, dans la première partie essentiellement… Même si cela s’améliore un peu dans la seconde partie je n’ai pas réussi à savoir s’il y avait vraiment de l’amour entre chacun des couples, ce que les sœurs pensaient l’une de l’autre. Impossible de me faire un avis sur rien !

Ceci mis à part, Women in love est une très belle mini-série. Les acteurs sont vraiment tous fantastiques – Rosamund Pike est toujours aussi magnifique, tout autant que Rachael Stirling que je retrouve avec plaisir dans chaque nouvelle série. Et il en va de même pour tous les autres. J’avoue avoir été particulièrement ravie de retrouver Ben Daniels. Les acteurs sont des plus convaincants, vraiment à fond dans leur personnage.

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Côté réalisation, là encore, rien à redire. En termes d’images, c’est magnifique, et les lieux de tournage font rêver – tout particulièrement lorsqu’ils partent en Afrique du Sud ! Il en va de même pour la musique et tous les costumes, décors, coiffures… J’ai aussi vraiment beaucoup aimé l’atmosphère qui s’en dégage – plutôt lourde, et on sent qu’on aura pas de fin heureuse – mais assez fascinante en même temps. Je sais que même si j’ai trouvé le temps un peu long à des moments, je n’arrivais ni à bouger de mon canapé, ni à faire autre chose en même temps. 

Bref, pas convaincue à 100% mais un bon moment de passé quand même. Women in love fait partie de ces films et séries qu’il faut regarder pour tout, sauf son intrigue ! Je vais peut-être tenter la lecture des romans avant de revoir ces deux épisodes.

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30/06/11 : Comic Con/Japan Expo – Paris

Aujourd’hui je suis allée au Comic Con avec Elisha. Mon tout premier Comic Con….

Et sans doute pas mon dernier !

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Mais commençons au début :

12h : Arrivée au Comic Con. Comme c’était jeudi, et qu’à part une conférence avec Simon Astier pour Elisha et une diffusion de Hellcats pour moi, à 15h30 nous n’avions aucun programme particulier à tenir, on a alors pris tout notre temps pour y aller. On a même déjeuné tranquillement dans un coin avant de nous décider à suivre les kitsune, Zelda et autres créatures échappées de notre imaginaire.

Après nous être sustentée, on fait donc dans notre entrée dans le monde magique des séries, comics, et mangas !

Première étape : le stand du SciFiCollector !
Deuxième étape : ne pas acheter tous les produits Doctor Who (et Merlin) du stand ! J’ai ainsi résisté à l’appel d’une figurine de Ten pré-régénération, d’un poster Torchwood et d’un tee-shirt avec Arthur !
Oui oui, vous pouvez le dire, moi aussi je suis fière de moi ! Une telle résistance, c’est du jamais vu !

Troisième étape : le stand de Kana ! Parce que chez Kana ils avaient le tome 7 de Black Butler en exclu exclusive avant sa sortie nationale prévue le … 1er juillet. Demain donc. Oui je sais. N’empêche que je peux dire que je l’ai acheté avant VOUS, na !

J’en ai profité pour acheter un petit Ciel Phantomhive à accrocher à mon portable ^^ Je voulais Sebastian, mais il y en avait pas. Tant pis, l’est trop chou quand même Ciel, et en plus il fait sa tête des mauvais jours.

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Et chez Kana ils sont tellement sympas, qu’ils avaient même organisés une petite expo Black Butler avec costumes et tasse de thé !

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Après ça, vu qu’on était dans le coin, j’ai embarqué Elisha faire le tour des stands de la Japan parce que je voulais absolument une figurine de Sebastian !

Et je l’ai trouvée ! Bon, ce n’est pas exactement celle que je voulais, mais c’est Sebastian, c’est un chibi et l’est trop chou! En attendant de trouver celle-ci, et surtout celle-là, ça me convient parfaitement .

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Ensuite, rapide petit tour au pays de Candy pour Elisha, tandis que moi je twitte ma joie quant à Sebas-chan. Ceci étant fait, on se quitte : Elisha va passer 1h et des bananes avec Simon Astier pour parler de Hero Corp, tandis que moi je vais admirer les cheerleaders dans le premier épisode de Hellcats (ouais, j’assume totalement mon choix !)

1h et des bananes plus tard, on se retrouve pour aller regarder Blink sur grand écran avec plein d’autres fans de Doctor Who. C’était bien ! Rahlalala… j’avais oublié à quel point Ten, et surtout David Tennant me manquaient…

A la fin de l’épisode, le sourire aux lèvres, on s’en va en direction de la salle où aura lieu la conférence avec les voix françaises des films Harry Potter. Juste à côté, les héros de Hero Corp continuent leur séance de dédicaces. Après une pause goûter, on s’installe pour assister à la conférence. Étaient présents : Margaux Laplace, voix de Ginny, Dov Milsztajn, voix de Drago, Kelyan Blanc, voix de Harry et Olivier Martet, voix de Ron.

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J’avais déjà eu la chance de les « rencontrer » en décembre dernier, lors de la Convention Harry Potter, et j’en avais gardé un très bon souvenir, ils étaient très sympas. Aucune déception cette fois non plus, ils sont vraiment sympas et à l’aise face à un public. On a eu doit à une petite séance de questions-réponses très intéressante, et même à quelques passages des films Harry Potter en direct live par les doubleurs. Ça m’a presque donné envie de revoir tous les Harry Potter en français rien que pour les « entendre ». Je dis bien « presque » parce que maintenant, en voyant et écoutant les films, je m’imaginerai les doubleurs donc le plaisir en serait un peu gâché…

Et instant bonus du jour : même sans tickets, Elisha a pu faire photos et autographes avec les acteurs de Hero Corp ! Comme je l’ai dit, ils signaient juste à côté de là où avait lieu la conférence Harry Potter. La dédicace « officielle » n’était autorisée qu’aux 100 premières personnes entrées dans la salle de conférence. Mais comme je l’avais vu plus tôt, en sortant du stand, les invités acceptent toujours volontiers de faire encore quelques photos et autographes. J’ai donc poussé la demoiselle à y aller, et coup de chance, elle a eu la totale !

Un dernier tour au Comic Shop, et on rejoint la sortie. Une excellente journée de passée en somme ! Et surtout aucun regret de ne finalement pas voir les acteurs de Merlin ou bien Steven Moffat – vu le monde qu’il y avait déjà aujourd’hui, et connaissant le système mis en place pour les dédicaces, le week-end risque de vite devenir infernal. Je souhaite donc à tous ceux qui y vont samedi et/ou dimanche bonne chance, bon courage et que la Force soit avec vous… vous risquez d’en avoir bien besoin !

Résultats du jour : Que des achats Black Butler

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(Oui, si vous achetez un tome de Black Butler vous repartez aussi avec un poster!)

(Une fois encore, pour ceux qui ne connaitraient pas Black Butler, je vous renvoie à l’excellent billet de Lulu sur le manga et l’animé).

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Luise Miller – Donmar Warehouse

Et donc, je suis allée voir Luise Miller de Schiller au Donmar Warehouse à Londres – dans une version revisitée par Mike Poulton et une mise en scène de Michael Grandage

La principale raison qui m’a donnée envie d’y aller : Felicity Jones dans le rôle principal !

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Speech de présentation du site (in french, by me) :

Descendant d’une longue lignée noble, et fils du plus puissant homme d’état de la région, Ferdinand est disposé à abandonner sa fortune pour l’amour de Luise, fille d’un modeste musicien. Mais dans un monde gouverné par la déception et l’avidité, où le pouvoir est tout, leur bonheur futur et leur liberté sont clairement hors de leur contrôle. Ce chef d’œuvre de Schiller, sur le pouvoir et la politique, explore le combat entre honneur et corruption, vérité et trahison.

Et alors Luise Miller c’était comment ? Magistral !

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