The Conquest of the South Pole – Arcola Theatre

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Dirigée par Stephen Unwin et mettant en scène de jeunes acteurs peu connus mais très talentueux, The Conquest of the South Pole de Manfred Karge est une pièce à l’atmosphère mélancolique qui vous fera rire et frissonner. 

On est en 1987. Manfred Karge nous emmène à la rencontre de cinq amis, tous paumés, qui comblent le vide de leur existence de chômeurs en buvant du schnaps et en jouant au flipper.

La pièce s’ouvre sur 3 types qui parlent de chameau à bicyclette, d’un rideau qui n’était pas présent la veille et d’un élan cravaté derrière ce rideau. Ou comment rendre le tragique drôle: l’élan cravaté, c’est Seiffert, qui a décidé de se pendre. Heureusement ses amis sont arrivés à temps et lui font entendre raison : comment peut-il songer à se tuer alors qu’il n’a donné aucune explication au spectateur ? Le spectateur mérite un dernier discours, il mérite d’avoir la morale de l’histoire !

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Will&will – David Levithan et John Green

Ce livre, ça fait plus de 6 mois que je l’ai emprunté. Et ça fait deux fois plus longtemps que je voulais le lire. Mais je ne sais pas, je n’étais pas motivée, je trouvais que ce n’était pas le bon moment. Et puis j’ai finalement décidé de m’y mettre un matin. Comme ça, sans raison particulière, juste parce qu’il était le plus petit de ma pile, le plus léger et que pour emporter c’était mieux.

Et… je l’ai dévoré. Un véritable coup de cœur. J’ai rigolé aux éclats (souvent), j’ai pleuré (parfois) et je suis tombée amoureuse. Trois fois. D’un géant gay, Tiny Cooper, qui mange pour quatre. De son meilleur ami hétéro Will Grayson qui a deux règles dans la vie (1. Ne jamais trop s’investir. 2. Toujours la fermer) et un exemplaire de Persuasion dans sa bibliothèque. Et de will grayson, dépressif, gay lui aussi, qui regarde Orgueil et Préjugés (avec Colin Firth) avec sa mère et a appelé ses poissons rouges, Samson et Dalila. 

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Sherlock & Steven Moffat chez France 4.

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Et donc comme vous le savez sans doute si vous me suivez sur Twitter et/ou Facebook, j’ai eu la chance d’assister à l’avant-première de Sherlock, à France Télévisions mercredi dernier. Et pour ça, on remercie tout d’abord Elisha qui a gagné des places dimanche, et ensuite on remercie France 4  qui m’informe le lendemain que j’ai gagné des places moi aussi. J’ai profité des deux places bonux pour embarquer Alizée, ma copine dUnion Jacks et sa soeur.

19h55 : On retrouve Alizée et sa soeurette au T3 après avoir traversé le pont au pas de course. On avait rendez-vous à 19h45. Mais je ne m’inquiétais pas trop, une telle projection ne peut vraiment commencer sans Queen of the Hub.
20h05 : Qu’est-ce que je disais : les gens font encore la queue pour rentrer ! On en profite pour discuter, couiner sur Andrew Scott et David Tennant et critiquer les over-fans cosplayées.
20H15 : On rentre dans la salle. Et on s’installe… au 2ème rang ! Pendant que le gens se dévissent le cou à essayer d’apercevoir Steven Moffat et Sue Vertue dans le fond, moi je regarde en boucle les bandes-annonces sur l’écran : il y a Mitchell sur écran géant bon sang ! (ahahah)

IMG_20120215_202631.jpg(gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii)

20h35 (environ) : Petit speech de présentation, applaudissements et… ça commence ! Et c’est en VOST ! C’est parti pour 1h30 de A Scandal in Belgravia traduit chez nous par Un Scandale à Buckingham. Ne criez pas au scandale (ahahah bis), c’était un changement obligatoire : demandez donc à un français s’il connait le quartier de Belgravia – Buckingham lui parlera bien plus.

21h45 : Aaaaaaah il n’y a plus d’image ! 20 minutes avant la fin et juste après le « Jumbo Jet » de Moriarty. J’ai toujours dit que Moriarty était fort, mais je ne pensais pas qu’avec une rapide apparition à l’écran il bousillerait tout…

22h30 (environ) : C’est fini. Et c’est toujours aussi bien. Voire mieux sur écran géant. Le public semblait content. Ok, vu les réactions, beaucoup devaient être des fans qui avaient déjà vus l’épisode : suffisait de voir le nombre de fois où les gens rigolaient avant même que quelque chose se passe. C’était chouette, mais d’un autre côté ça gâchait un peu le spectacle… Ok, il y a de l’humour dans Sherlock, beaucoup même, mais souvent c’est un humour dramatique qui fait rire mais pas forcément s’esclaffer. Désolée, mais la scène avec Molly, moi elle ne me fait vraiment pas rire… Pouvaient pas se contenter de faire des coeurs avec la main et de couiner en silence comme moi ? Enfin, ce n’est que mon esprit de contradiction qui me reprend…

Arrive alors le moment tant attendu : questions/réponses avec Steven Moffat ! Je n’ai pas retenu toutes les questions, car pour certaines soit elles ne servaient à rien (Q : Qu’est-ce donc que Sherlock aurait bien pu offrir à Watson pour Noël? R : Rien. C’est Sherlock ! Il s’est probablement levé le matin sans savoir que c’était Noël), soit on connaissait déjà la réponse (Que pensez-vous de la version CBS de Sherlock ? R : No comment)(nan mais genre, vous allez pas sur Twitter ou quoi?)

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(trop gentille, je mets même pas de copyright)

Mais il y en avait des biens. Du genre : Pourquoi un tel Jim Moriarty ? Parce qu’Andrew Scott

Parce qu’il voulait quelqu’un de nouveau, de différent, de méconnaissable. Pas le méchant de la nouvelle ou le cliché qu’on voit déjà dans des tas d’autres films. Et puis au départ, nous ne devions pas découvrir qui était Moriarty dans l’épisode The Great Game. Il prévoyait de nous « présenter » que Gay!Jim et pas Moriarty!Jim. Mais Andrew Scott était tellement bon qu’il a finalement décidé de réécrire la scène finale pour faire apparaître Moriarty!Jim. Et bien moi J’APPROUVE A FOND !

Ou encore : D’où vient l’idée d’afficher les textes à l’écran ?

Et bien ça ne vient PAS de Moffat ! Mais de Paul McGuigan, réalisateur de l’épisode The Great Game () le tout premier épisode à avoir été tourné. Il y a beaucoup de textos dans cet épisode, et Paul McGuigan n’aime vraiment pas faire de plan sur les téléphones, alors il a décidé d’incruster les messages à l’écran. Moffat a trouvé cette idée stupide, jusqu’où jour où il est passé dans la salle de montage et a vu ça en action. Il a trouvé ça tellement bon qu’il a finalement inséré ça dans son épisode de A Study In Pink (dont il n’avait pas encore fini le script). Et depuis, tout le monde reprend sa brillante idée.

Ou bien : Que pensez-vous du Sherlock Holmes de Guy Ritchie ?

Au début, en voyant la bande-annonce, il pensait qu’il allait détester mais finalement il a adoré. Toutes les versions fidèles au canon ont déjà été faites, et quitte à faire une nouvelle adaptation de Sherlock Holmes type blockbuster hollywoodien, c’est la bonne façon de faire. Il n’a absolument rien contre, il trouve ça très bien et tant qu’à faire quelque chose, autant y aller radicalement – ce que Guy Ritchie a bien compris.

Et une autre question dont j’ai adoré la réponse : Mais pourquoi faire parler Sherlock aussi vite ?

Parce que personne ne réfléchit aussi vite que Sherlock Holmes. Et puis franchement, a-t-on envie d’un long discours d’explication sur le pourquoi du comment, plein de détails, de longueurs… Non ! On veut savoir vite et bien et passer à la suite. Alors Sherlock parle aussi vite qu’il pense. Et il faut féliciter Benedict pour ça. La question avait été posée par le directeur en charge du doublage.. Moffat lui a dit qu’il compatissait avec le doubleur mais que bon… que dire de Benedict qui doit réciter tout ça, à cette vitesse, SANS LE SCRIPT ! Donc voilà, désolé, mais « no taking back ».

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(A ce moment-là, Mr Moffat essaye de déchiffre les hiéroglyphes sur le carnet de l’interprète)

J’ai filmé les questions/réponses et comptait faire un transcript des réponses. Sauf que chez 3xcusemyfrench quelqu’un l’a déjà fait. Aussi, comme je sais que les 3/4 de mes lecteurs comprennent l’anglais, je vous invite à aller lire l’intégralité des questions et réponses LA BAS.

Vers 23h, fin des questions/réponses. On nous invite à rejoindre le bar et le buffet tandis que Steven Moffat reste dans la salle avec les journalistes. Une vingtaine de minutes plus tard, on voit un attroupement près de la porte de la salle de projection : Steven Moffat est de retour ! Vu le monde autour, vu son air fatigué et vu sa façon de signer, je suis restée dans mon coin (qui était pas si mal: sa femme était derrière moi) – avoir un autographe c’est bien, mais que cet autographe ait une histoire c’est mieux. Et là, j’avais vraiment l’impression d’être de retour à la stage door de Much Ado About Nothing, mais avec cette fois Steven Moffat où l’artiste signe tout ce qu’on lui mettait sous le nez sans vraiment faire attention tellement il est fatigué. Et j’avais encore moins envie quand les gens sont retournés lui demander photos et autographes alors que tout ce qu’il voulait c’était partir…

Finalement, Steven Moffat arrive à partir. On reste encore un peu dans le coin, à attendre notre chauffeur et surtout à attendre l’une des gentilles demoiselles qui m’avaient dit qu’on pourrait prendre les affiches promos après le départ de ce cher Moffat. Sauf que ces affiches (réservées, je tiens à le dire) elles nous sont passées sous le nez, malgré mes protestations et explications. Merci aux membres du forum français. Mais bon, je « rouspète » encore (car, en effet, comme me l’a si gentiment fait remarquer une membre, je n’ai pas arrêté de rouspéter). Enfin, j’ai quand même réussi à récupérer une affiche promo. Et sans oublier de remercier l’une des deux demoiselles en partant. (parce que oui, je rouspète, mais au moins je fais pas les choses en douce et je suis polie)

Enfin voilà. Une excellente soirée, un excellent épisode, un excellent Moffat et tout ça, en excellente compagnie.

Merci une fois encore à France Télévisions pour la très bonne organisation et les invitations. On recommence quand vous voulez ! (Pour la prochaine saison de Being Human ??)

Oh et pour info : à partir de demain, France 4 rediffuse la saison 1, avant d’enchaîner sur la saison 2 les 10, 17 et 24 mars ! Juste avant la sortie du DVD prévue pour le 24 avril !

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Richard II – Donmar Warehouse

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J’ai appris en juin dernier que Eddie Redmayne et Andrew Buchan avaient tous deux été choisis pour jouer dans Richard II. Si on fait le calcul, cela fait 7 mois que je bassine tout le monde avec cette pièce. Parce que bon, il faut comprendre : Eddie Redmayne + Andrew Buchan. Sur scène. Dans la même pièce, de Shakespeare. Je n’imaginais déjà pas voir l’un ou l’autre sur scène, encore moins les deux ensemble !

Evidemment, je me devais alors de voir ABSOLUMENT cette pièce. Ce fût chose faite la semaine dernière. Et quelle soirée ce fût !

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Cabaret – Le Musical [Théâtre Marigny]

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Pour bien commencer 2012, j’ai passé le 1er jour de l’année au Théâtre Marigny, pour assister au spectacle Cabaret. Pourquoi ? C’est tout simple : parce c’est Cabaret, c’est Christopher Isherwood et surtout c’est Emmanuel Moire en Emcee. Et moi, Emmanuel Moire, je l’aime. Beaucoup. Imaginez donc ma surprise en découvrant qu’il allait jouer les maîtres de cérémonie !

Et quel maître de cérémonie…

Cabaret, je ne connais que d’après le film du même nom et le recueil Adieu à Berlin de Christopher Isherwood, que j’ai lu et adoré ! Aussi je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre avec cette version « live »…

Verdict : c’était encore plus magnifique que ce que j’aurais pu imaginer !

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