One last ride… (Furious 7 – James Wan)

Furious-7-poster Je suis allée voir Furious 7. Je n’étais pas pressée de le voir après ce qu’il s’est passé en novembre 2013. Parce que je savais que les deux heures allaient être difficiles. Je ne m’étais pas trompée.

Je suis une fan de la première heure. J’ai grandi avec les romans de JK Rowling mais encore plus avec Fast and Furious. Je venais à peine de fêter mes 13 ans quand The Fast and the Furious est sorti et je « connaissais » Paul Walker depuis deux ans déjà. 14 ans plus tard, je suis toujours là.  Il n’y a que The Fast and the Furious: Tokyo Drift, que je n’ai pas vu au cinéma, pour la simple raison qu’il ne passait pas dans mon coin de Portugal.

J’étais absolument ravie quand Fast And Furious 4 a été annoncé et tout autant ravie pour Fast Five et Furious 6 et Furious Seven ! Je l’ai dit, je le redis et je le dirai encore à qui veut: Fast & Furious est tellement plus qu’une saga de films avec des belles voitures, des belles filles court vêtues, des beaux mecs musclés et des courses poursuites improbables dans les rues de Los Angeles. C’est avant tout une histoire de famille. Ceux qui ne voient que les voitures et les scènes d’actions passent à côté de ce qui fait vraiment le succès et l’intérêt des films : les personnages. Ceux qui sont là depuis le début – Dom, Brian, Letty, Mia – mais aussi ceux qui sont arrivés en cours de route – Roman, Tej, Han, Gisele, Hobbs et les autres. Des amis, des connaissances, des « ennemis », qui ont prouvé leur loyauté, qui ont donné leur vie, qui ont compris que dans la vie tout est plutôt gris, que ce qui est correct n’est pas forcément juste et que la vitesse, l’argent, c’est merveilleux mais que rien ne vaut la famille.

I don’t have friends, I got family. — Dom

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Pour preuve, toute l’intrigue de ce septième film se base sur une histoire de famille : Deckard Shaw veut venger son frère.  À laquelle s’ajoute par la suite une histoire de piratage et de données informatiques et le film plonge alors dans le techno-thriller. La saga roule sur son succès, mais elle a su innover au fil des ans pour offrir au spectateur une intrigue chaque fois plus poussée et actuelle. C’était déjà un peu le cas dans 2 Fast 2 Furious, mais c’est vraiment depuis Furious 6 que la donne a changé : il ne s’agit plus pour le FBI de traquer l’équipe de Dom à travers l’Amérique (le monde!) afin de les arrêter pour vol et rodéos nocturnes, mais bien de faire appel à leur esprit de famille et leur addiction à l’adrénaline pour remplir des missions à risques.

Dans ce septième opus ce n’est pas le FBI qui fait appel à eux, mais Frank Petty (Kurt Russell, méconnaissable !) un agent du gouvernement qui a de gros moyens financiers et matériels mais dont l’équipe a peur de voler en voiture. Leur mission : libérer un hacker des mains d’un mercenaire et récupérer l’œil de Dieu, le programme informatique qu’elle a développé et qui, utilisé par les mauvaises personnes peut se transformer en arme.

Los Angeles, République Dominicaine, Japon, Montagnes du Caucause (du Colorado plutôt), Abu Dhabi (réellement)le dépaysement est assuré. Et le spectacle aussi : quand la situation est bien maitrisée, les voitures peuvent voler oui. 230 voitures ont été détruites pendant le tournage, mais le résultat final est phénoménal. À ne surtout pas reproduire pendant son temps libre par contre.

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Furious Seven
était un ravissement pour les yeux, aussi rapide et spectaculaire que les précédents, mais c’était aussi le plus difficile à gérer. Car beaucoup de passages prenaient un nouveau sens. Ce n’était pas voulu mais c’était difficile parfois de ne pas lier ce qui se disait à l’écran avec ce qu’il s’est passé en novembre 2013.

Oui, le décès de Paul Walker m’a sacrément marquée et oui encore aujourd’hui j’ai du mal à réaliser qu’on ne verra plus son sourire et ses yeux bleus au cinéma. Je suis allée voir Furious 7 de bonne humeur mais en me doutant que ça se finirait en larmes. En fait non, je savais pertinemment que ça se finirait en larmes. Je n’ai pas honte de le dire : j’ai eu les larmes aux yeux pendant les 3/4 du film, et sur la dernière scène, mes canaux lacrymaux ont finalement cédés. Une dernière course, un dernier au revoir à Brian O’Connor, à Paul Walker.
L’hommage final est parfait.

I used to say I live my life a quarter mile at a time and I think that’s why we were brothers – because you did too. No matter where you are in this world, whether it’s a quarter mile away or half way across the world. The most important thing in life will always be the people in this room, right here, right now. Salute mi familia. You’ll always be with me. And you’ll always be my brother.  — Vin Diesel

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Photos © Universal Pictures

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