Women in Love – William Ivory [BBC Four]

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Women in Love est une adaptation des romans The Rainbow (L’arc en ciel en VF) et Women in Love (Femmes amoureuses en VF) de DH Lawrence. Deux épisodes de 1h30 chacun – rapide à voir donc. Ajoutez à cela un casting étoilé (Rosamund Pike, Rachael Stirling, Joseph Mawle, Rory Kinnear, Ben Daniels, et Saskia Reeves pour ne citez que les principaux), et une histoire se passant dans les années 10 et il n’en faut pas plus pour me tenter.

Au final, un très bon moment de passé mais avec une légère pointe de déception. J’ai aimé, mais j’ai trouvé qu’il manquait le “petit truc qui fait que”.

Women in love nous emmène à la rencontre de 2 générations de femmes – celle de Lydia, et de ses deux filles Ursula et Gudrun. 3 femmes, 3 façons de vivre, 3 façons d’aimer et d’être aimé. On s’en doute au vu du titre et sachant que c’est adapté de D.H Lawrence, Women in love traitera essentiellement d’amour… et le plus souvent charnel. Et pour le coup, de l’amour charnel on en voit, un peu au détriment du reste. (Les scènes de ce genre ne me dérangent pas, mais je les trouve vraiment inutiles là plupart du temps)

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Le problème de Women in love vient plus du traitement de l’intrigue. Il est étonnant de voir qu’il n’y a que deux épisodes de 1H30 alors que c’est une adaptation de deux romans ! La série aurait beaucoup gagné avec ne serait-ce que deux épisodes de plus. Cela aurait permis un meilleur développement des personnages, du contexte, de la chronologie… Il y a beaucoup de non-dits, on passe un peu du coq à l’âne et c’est un peu déstabilisant – on en vient souvent à se demander “c’est qui lui par rapport à elle” ? ou bien “il fait quoi déjà lui” ? Au final, on passe plus de temps à essayer de comprendre l’état d’esprit des personnages, et les implications de chacun d’eux par rapport aux autres pour réussir à vraiment rentrer dans l’histoire.

Des deux parties, si je ne devais en garder qu’une, ce serait la seconde. Beaucoup plus concentrée sur les deux couples formés par Gudrun et Gerald et Ursula et Rupert, elle permet une meilleure mise en avant des relations entre les personnages, et offre de belles scènes entre les deux soeurs. A telle point que cette seconde partie pourrait presquer fonctionner à elle seule, et se regarder indépendamment de la première.

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Malheureusement, même ainsi, le manque de développement des personnages persiste. A cause de ça, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. A part peut-être Ursula… et encore, dans la première partie essentiellement… Même si cela s’améliore un peu dans la seconde partie je n’ai pas réussi à savoir s’il y avait vraiment de l’amour entre chacun des couples, ce que les sœurs pensaient l’une de l’autre… Impossible de me faire un avis sur rien !

Ceci mis à part, Women in love est une très belle mini-série. Les acteurs sont vraiment tous fantastiques – Rosamund Pike est toujours aussi magnifique, tout autant que Rachael Stirling que je n’avais vu que dans Boy Meets Girl (avec choupi Martin Freeman ^^). Et il en va de même pour tous les autres. J’avoue avoir été particulièrement ravie de retrouver Ben Daniels après l’avoir vu en vrai de vrai un mois plus tôt. Les acteurs sont des plus convaincants, vraiment à fond dans leur personnage.

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Côté réalisation, là encore, rien à redire. En termes d’images, c’est magnifique, et les lieux de tournage font rêver – tout particulièrement lorsqu’ils partent en Afrique du Sud ! Il en va de même pour la musique et tous les costumes, décors, coiffures… J’ai aussi vraiment beaucoup aimé l’atmosphère qui s’en dégage – plutôt lourde, et on sent qu’on aura pas de fin heureuse – mais assez fascinante en même temps. Je sais que même si j’ai trouvé le temps un peu long à des moments, je n’arrivais ni à bouger de mon canapé, ni à faire autre chose en même temps. 

Bref, pas convaincue à 100% mais un bon moment de passé quand mêmeWomen in love fait partie de ces films et séries qu’il faut regarder pour tout, sauf son intrigue ! Je vais peut-être tenter la lecture des romans avant de revoir ces deux épisodes.

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Fast and Furious 5 – Rio Heist | Justin Lin

Parce qu’il y 10 ans, il n’y a pas que la saga Harry Potter qu’on a découvert au cinéma… Il y avait aussi The Fast and The Furious. Première et dernière fois que j’ai payé le plein tarif pour un film, et 10 ans plus tard, je ne regrette toujours pas ! Parce Fast and Furious, ça dépote toujours autant.

2 ans après Fast and Furious 4, nous retrouvons le trio de choc, pile là où nous l’avions laissé : Dom dans un car de la police, Brian et Mia préparant son évasion. D’entrée de jeu, on est dans l’action. Les 15 premières minutes sont un enchainement de courses poursuites, de cascades, d’explosions… on est littéralement scotchés sur nos sièges, et on ne comprend rien à ce qu’il se passe à l’écran tellement tout s’enchaine.

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On s’en doute et on ne s’en cache pas, la saga des Fast and Furious ne brille pas par ses scénarios. Même si un effort a été fait pour celui-ci, qui se rapproche plus du film policier que du film d’action, avec son intrigue à la Ocean’s Eleven. En effet, Dom décide de faire un dernier gros coup, le gros coup qui leur permettra à tous de prendre une retraite bien méritée. Mais pour ça, il lui faut une équipe – et même si Brian et Mia sont des plus doués – 3 membres ne suffisent pas à réussir une mission aussi impossible (ou presque). Chacun y va donc de sa connaissances et voilà le retour en force de Roman Pearce (FF2), Tej Parker (FF2), Han Lue (FF3 et 4), Gisele Harabo (FF4), Tego Leo (FF4) et un petit nouveau qui accompagne ce dernier, Rico Santos. Sans oublier un vétéran : Vince qui revient 10 ans et un bébé plus tard.

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Du côté des gentils (méchants ?), on retrouve Luke Hobbs aka Dwayne Johnson (qui transpire la testostérone)(littéralement) et Elena Neves aka Elsa Pataky (la femme de Thor)(littéralement). Et du côté des méchants (les vrais méchants de l’histoire) Hernan Reyes aka Joaquim de Almeida (un portugais)(hiiiiiiii). Que des gens bien quoi. Et qui nous offrent de belles scènes entre chacun d’entre eux – je pense notamment au combat de titans entre Dwayne Johnson et Vin Diesel qui vaut son pesant de cacahuètes (qu’est-ce qu’ils ont dû rigoler en tournant !)

Vous l’aurez compris (ou pas), Fast and Furious 5 amorce un virage à 180% dans la saga (passez-moi l’expression). Moins de rodéos nocturnes, plus de mise en avant des personnages. Et pour le coup, c’est réussi. Comme je le dis depuis maintenant 10 ans, F&F c’est un film sur la famille et les amis avant d’être un film sur les rodéos nocturnes. Les méchants ne sont pas toujours ceux qu’on croit, et souvent les gentils sont bien pires (Hobbs et son équipe d’élite adooooorent les mitraillettes)(et oublient parfois ce que FBI veut dire…). Il y a moins de rodéos, mais tout autant des courses poursuites des plus… renversantes ? Selon mes sources, au moins 220 voitures ont été détruites pendant le tournage ! Alors soit, ils y sont allés doucement sur les explosions (et ça fait du bien) mais pas sur les cascades !

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L’autre point fort de FF5 c’est son dépaysement. Dans les précédents (FF3 excepté) on se contentait de faire des courses poursuites dans les rues de L.A, avec un passage par le Mexique si la route n’était pas trop chargée. Ici on s’envole pour Rio de Janeiro ! (Plus souvent Porto Rico que Rio, mais n’allons pas chipoter, ça reste dans le même hémisphère). Et qui dit Rio, dit Brésil. Et qui dit Brésil, dit brésilien. Et qui dit bré… oui bon, vous avez compris : j’étais extatique pendant tout le film. Vous vous rendez compte ? Paul Walker et Vin Diesel qui parlent portugais ?! Je fonds *_*

Fast and Furious 6 est déjà prévu au programme ! Au vu de la séquence d’après générique,  et sachant que Justin Lin et les acteurs d’origine rempilent, je sens qu’on va encore passer un excellent moment.

Amateurs de la franchise, allez-y pied au plancher ! (pardon) Vous ne regretterez pas votre place de ciné ! Contrairement à Thor .

Fast and Furious 5 – Rio Heist (Fast Five) | Réalisé par : Justin Lin | Avec : Paul Walker, Vin Diesel, Jordana Brewster, Dwayne Johnson…

Résumé : Depuis que Brian et Mia Toretto ont extirpé Dom des mains de la justice, ils ont dû franchir de nombreuses frontières pour échapper aux autorités. Retirés à Rio, ils sont contraints de monter un dernier coup pour se faire blanchir et recouvrer leur liberté. Ils se constituent une équipe d’élite, réunissant les pilotes les plus avertis, conscients que leur seule chance d’être acquittés pour bonne conduite nécessite une confrontation avec l’homme d’affaires véreux qui souhaite les voir morts. Mais il n’est pas le seul à leurs trousses. L’impitoyable agent fédéral Luke Hobbs n’a jamais loupé sa cible. Affecté à la traque des fugitifs, lui et son équipe de choc élaborent un implacable dispositif d’assaut destiné à les capturer…

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Once upon a time…

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… a vampire, a werewolf and a ghost shared a house in Bristol : voila le point de départ de Being Human.

A ce jour, deux saisons ont été diffusées et la 3ème est en tournage (à Cardiff même!) Le pire dans l’histoire, c’est que la série a failli ne pas aller plus loin que l’épisode pilote.

Je resitue : en février 2008, la BBC 3 a lancé un programme de pilotes, l’idée étant de diffuser 5 pilotes de séries, chacune sur un sujet différent, et en fonction de l’engouement des téléspectateurs pour l’une ou l’autre série, par la suite, de commander (ou pas) une saison complète. Being Human a fait partie des grandes gagnantes (me demandez pas s’il y en a eu d’autres, je ne saurais vous répondre) !

Donc, après le succès du pilote six autres épisodes ont été commandés. Le soucis c’est qu’entre la diffusion du pilote, et la décision finale de faire une saison complète, 99% des acteurs se sont lancés dans d’autres projets. Du pilote d’origine, seul Russell Tovey est resté.

Le changement d’acteur a aussi entraîné un changement de “ton” dans la série. Le pilote est essentiellement placé sous le signe de l’humour, avec George et Mitchell, l’un loup-garou, l’autre vampire, qui sur une idée de Mitchell décident d’emménager ensemble. S’ensuivent alors la recherche de l’appart idéal, les quiproquos dûs au fait qu’ils vont cohabiter, les achats pour la déco, la mise en place de leurs relations maintenant qu’ils se cotoyent tous les jours – et surtout, la ‘découverte’ d’une troisième locataire dans la maison : Annie, l’ancienne propriétaire qui est morte dans la maison, mais n’a pu se résigner à partir, et qui depuis hante chaque nouveau locataire. Mais c’était sans compter sur Michell et George qui grâce à leur “facultés surnaturelles” peuvent voir les fantômes.

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(Episode pilote : Andrea Riseborough // Russell Tovey // Guy Flanagan)

Guy Flanagan joue un Mitchell débraillé, un brin emo, qui fait le ménage un magazine à la main, et se repose dans les baignoires. Andrea Riseborough, elle, nous présente une Annie quelque peu délurée, un peu effrayée par la vie hors des murs de sa maison, fan de Colin Firth mais surtout ravie de découvrir que ses nouveaux locataires peuvent la voir !

La série finale perd un peu de son ton humoristique au profit d’une ambiance plus sombre, plus dramatique. Le ton n’est plus aussi enjoué, même si les personnages nous offrent certains scènes bien sympathiques. La Annie de Lenora Crichlow est aussi délurée que celle de Andrea, mais elle est aussi beaucoup plus sujette aux larmes – c’est là le principal défaut que je lui trouve. Quant au Mitchell de Aidan Turner, il est beaucoup plus torturé, mais sur certains points ne s’éloigne pas trop de son prédécesseur donc tout va bien.

La saison 1, bien que ne comportant que 6 épisodes, est assez inégale. Les épisodes alternent entre les passages prenants et d’autres plus creux, certains allant même jusqu’à trainer un peu en longueur. (chaque épisode dure près d’1h, ce qui est beaucoup plus long que les 43min habituelles) Le tout s’accélère cependant en fin de saison. Souvent, les premières saisons sont essentiellement faites pour poser les bases d’une série. Celle de Being Human ne fait pas exception à la règle. Au fil des épisodes, nous découvrons les personnages, comment ils ont été “transformés”, comment ils l’ont vécu, comment ils l’ont accepté… ou pas. On suit le quotidien de ces 3 êtres paranormaux, à l’opposé les uns des autres, mais qui aspirent à la même chose : se sentir humains, à défaut de l’être vraiment.

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La saison 2, de 8 épisodes cette fois, repousse les limites et devient beaucoup plus sanglante. La fin de la saison précédente a laissé nos trois colocataires dans un état lamentable – émotionnellement, et physiquement parlant, mais ils aspirent toujours autant à vivre le plus humainement possible : Annie  se trouve un travail, et George une nouvelle petite copine tout ce qu’il y a de plus normale. Mitchell se retrouve malgré lui à la tête des vampires de la ville, mais va profiter de son nouveau statut pour ré-écrire les règles et surtout les remettre sur le “droit chemin”. Nos héros ne sont cependant pas au bout de leurs peines avec l’arrivée de nouveaux personnages, et la mort d’autres (personnellement, j’adore Ivan et Daisy, même si elle est un peu cinglée !) Les épisodes sont dans cette saison beaucoup plus prenants, les évènements chaque fois plus dramatiques et le tout nous mène à une fin de saison des plus éprouvantes.

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Being Human se distingue des autres séries traitant du même sujet – la différence, la recherche d’identité et d’humanité – grâce au fait que ici, tout est bien qui fini mal et les situations sont plus crédibles. Les effets spéciaux ne sont pas des plus spéciaux, ni explosifs, mais toujours efficaces. Les vampires ont vraiment des pulsions sanguinaires, et on sent que se transformer en loup-garou n’est pas une partie de plaisir. D’ailleurs sur ce point, je suis totalement soufflée à chacune des transformations par le jeu de Russell Tovey – même tranquillement assise dans mon fauteuil, j’arrive à ressentir sa douleur, quand ses os, ses organes, ses entrailles se transforment… il m’est même arrivé de couper le son pour ne plus entendre ses cris, c’est dire !

La série est diffusée à partir de ce soir 20H35, sur France 4. Cependant, d’après ce que j’ai compris l’épisode pilote lui n’est pas diffusé. Cela ne pose pas de problème pour apprécier la série, par contre, si vous avez le moyen de le voir, n’hésitez pas car le premier épisode de la saison 1 reprend là où s’était fini le pilote. C’est à dire que la saison commence en pleine action, avec Annie, Mitchell et George qui habitent déjà ensemble, sans réelle explication de comment ils en sont arrivés là. De plus, il est fait à des moments référence à des évènements de l’épisode, donc je ne pourrais que trop vous encourager à le voir.

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(Série finale :  Russell Tovey // Lenora Crichlow // Aidan Turner )

J’ai beau avoir vu la série il y quelques mois de ça, je serai fidèle au rendez-vous – espérons juste que la VF ne sera pas aussi atroce que le titre choisi: Being Human – La confrérie de l’étrange

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Party Animals [BBC]

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Sex, Drugs & Politics : voila comment on pourrait résumer Party Animals en quelques mots…

Dans la lignée de State of PlayParty Animals nous plonge dans les coulisses de Westminster où pouvoir et manigances sont les maitres mots. On y suit avec plaisir le quotidien de ceux qui font la politique d’aujourd’hui, qu’ils soient membres du Parlement, simples assistants, journalistes ou lobbyists.

Party Animals nous entraîne dans le quotidien mouvementé de deux membres du Parlement et de leur assistants.
Pour le Labour Party on a Joanne Porter, mère de famille qui a souvent bien du mal à gérer vie politique et vie familiale. Heureusement que ses assistants sont là : Kirsty Mackenzie – interne et future assistante qui n’a qu’un but dans la vie : monter vite dans l’échelle politique – et Daniel Foster – assistant de Jo depuis sa sortie de la fac, excellent dans son travail, et surtout loyal à jamais !
Pour le côté adverse, le Conservative Party, on a James Northcote – Tory jusqu’au bout des ongles, et qui trompe sa femme sans aucun scrupule, entouré de ses assistants Matt Baker, gay et fière de l’être, et Ashika Chandiramani, maîtresse malmenée de James mais surtout jeune femme ambitieuse qui va vite prendre son envol.

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Tout ce petit monde gravite autour de Daniel et Scott Foster, frères qui baignent dans la politique depuis leur naissance – leur père ayant été lui-même membre du Parlement. Danny est devenu assistant tandis que son frère a été plus attiré par le monde subversif du lobbying.

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Chacun le sait, le monde politique est cruel et sans pitié, et Party Animals nous le montre bien. Dès le premier quart d’heure le ton est lancé : la victoire avant tout, peu importe les conséquences sur les autres. Mais le monde politique est aussi bien versatile, et les retournements de situations se produisent en continu : le gagnant d’un jour peut très vite devenir le perdant du lendemain…

Party Animals a beau être une série dite “politique” on se rend vite compte qu’au final ce n’est pas tant le système politique le sujet principal de la série, mais bien les personnes qui le font et surtout ce qui en résulte sur leur vie personnelle.
Mensonges, trahison, coup bas, sont le quotidien de ces jeunes gens. Certains le supportent et arrivent à passer outre, d’autres pas et noient alors leur mal-être dans l’alcool, le sexe et autres substances illicites. Et oui, travailleurs de Westminster ou pas, ils sont avant tout des être humains, avec leurs qualités et surtout leurs défauts… Voila où réside tout l’intérêt de la série – trop de politique aurait vite lassé, et je pense que ceux n’ayant pas quelques bases auraient vite été perdus (donc un conseil, révisez un peu le système politique anglais avant de vous lancer dans la série ^^).

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Côté casting, rien à dire ! On sent la forte alchimie entre les acteurs, et c’est alors d’autant plus facile de s’attacher aux personnages. Les acteurs sont tous excellents et on se sent qu’ils se sont investis. Mais il faut tout de même noter Andrew Buchanen lobbyiste invertueux qui va tout remettre en question après un funeste évènement ainsi que Raquel Cassidy, sidérante en membre du Parlement qui voit tout s’effondrer autour d’elle. Andrea Riseborough quant à elle confirme tout le bien que je pense d’elle – elle était déjà remarquable dans The Devil’s Whore, elle l’est tout autant ici en petite peste carriériste et manipulatrice qui va vite apprendre à ses dépends que dans la vie on a pas toujours tout ce qu’on veut. Sans oublier bien évidemment celui pour qui j’ai regardé la sérié, Matt Smith, parfaitement crédible dans la peau de ce jeune assistant, maladroit en amour mais extrêmement compétent dans son travail et optimiste sans failles.

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Si vous avez aimé State of Play et que vous chercher une série dans la même veine mais avec un ton plus “frivole” alors Party Animals est pour vous ! 8 épisodes remplis de “power & glamour” (pour citer la jaquette), où coeur et politique se mêlent pour nous offrir une série des plus atypiques, mais surtout des plus sympathiques et divertissantes !

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Cambridge Spies – BBC

Enfin ! Enfin, j’ai regardé les derniers épisodes de Cambridge Spies ! J’aurais mis le temps… Oh ce n’est pas que j’ai eu du mal à accrocher – bien au contraire – mais entre temps il y a eu les révisions et le Marathon Torchwood, donc j’avais mis Cambridge Spies de côté pour un temps.

J’ai trouvé cette série fascinante. Même si du point de vue du scénario j’ai trouvé que ça laissait quelque peu à désirer : certains moments de leur vie sont expédiés, l’histoire est censée se dérouler sur 20 ans, mais les 20 ans, on ne les voit pas. On a l’impression que tout se passe dans un cours laps de temps, ce qui fait qu’à certains moments on ne sait plus trop en quelle année on est.

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Mais à bien y réfléchir, ce n’est pas si gênant que ça. La série se focalise plus sur leur vie personnelle et leur ressenti vis-à-vis de leur travail, que sur leurs missions à proprement parler. Guy Burgess, Anthony Blunt, Donald MacLean et Kim Philbyont consacré 20 ans de leur vie à essayer de changer les choses, mettant leur vie personnelle de côté. Leur quotidien n’était que mensonges, trahison et faux-semblants. Certains en étaient fiers et heureux, d’autres en sont venu à tout vouloir laisser tomber.

Mais au final, ils sont allés jusqu’au bout car le plus important pour eux, c’était leur amitié. Ils se sont soutenus et protégés pendant plus de 20 ans ! Voila, selon moi, de quoi traite essentiellement Cambridge Spies : l’amitié. Chaque épisode, et chaque évènement troublant met en avant cette amitié, si forte entre eux. “If one falls, we all fall” telle est leur devise.

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Les acteurs sont tous fantastiques. J’avoue que j’ai regardé la série essentiellement pour mon ex-mari Rupert Penry-Jones, mais c’est surtout Tom Hollander que j’ai retenu. Je l’ai trouvé tout simplement “brilliant”. Toby Stephens quant à lui nous montre encore une fois toute l’étendu de son talent. Samuel West est parfait dans le rôle de l’espion proche de la Couronne, qui est aussi à la fois l’ami, l’amant, le frère…

Cambridge Spies est inspiré d’une histoire vraie. Ces 4 espions ont vraiment existé, et d’ailleurs, la série m’a donné très envie d’en savoir plus sur eux. Ils sont considérés comme les plus grands espions britanniques, et la découverte de leur secret a fait couler beaucoup d’encre, mais j’avoue qu’avant de voir la mini-série, je n’avais jamais entendu parler d’eux…

Cambridge Spies est une mini-série qui mérite vraiment d’être vue… comme une grande partie des productions britanniques en somme.

cambd300.jpgFiche d’identité :

Titre : Cambridge Spies
Année : 2003
Avec : Rupert Penry-Jones, Tom Hollander, Toby Stephens, Samuel West…

Résumé : Au sein de la prestigieuse Université de Cambridge, quatre étudiants issus de la grande bourgeoisie anglaise vont être courtisés et recrutés par les services secrets soviétiques dans le but d’infiltrer les hautes sphères de l’intelligentsia britannique. Assoiffés d’idéalisme et de justice sociale, désirant lutter contre la montée du nazisme, ils vont trahir leur pays sans vergogne, durant vingt ans, au profit du communisme.

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