Café givré – Suzanne Selfors

L’histoire se passe à Nordby, un village scandinavien purement fictif, mais librement inspiré de la vraie ville de Poulsbo (Washington). On y suit Katrina, 16 ans, lycéenne sans talent si ce n’est servir les clients du café de sa grand-mère Anna et faire la conversation aux plus agés. Elle n’a peut-être pas de talent, mais une grande qualité : sa gentilesse. Aussi, lorsqu’un matin avant l’ouverture du café elle voit un jeune homme recroquevillé contre la porte, elle n’hésite pas à lui offrir une boisson chaude et des douceurs – et ce, même si ce type l’effraye un peu… Qu’il soit un psychopathe ou un simple sans domicile, il fait froid dehors, tout le monde devrait avoir droit à un café.

Continue Reading

My life in film [BBC – 2004]

My life in film est une mini-série créée par Mark Chappell et diffusée en 2004 sur BBC Three (puis sur BBC Two). Et c’est une des séries les plus drôles que j’ai regardé ces dernières années (il faut dire aussi que je regarde peu de séries humoristiques…)

My life in film c’est l’histoire de Art : apprenti scénariste et réalisateur de films à petit budget. Art est un génie. Mais à part lui, personne ne l’a encore remarqué. Aussi, en attendant de voir un jour son génie reconnu et de pouvoir alors réaliser ses propres films, il travaille dans un petit cinéma avec son meilleur ami Jones. Comme si être un génie méconnu de tous ne suffisait pas, Art voit un autre problème se profiler à l’horizon : Beth, la petite copine de Jones – et par extension, son ennemi : elle éloigne Jones de Art. Quelle horreur ! Surtout que Art est allergique à Beth…

Continue Reading

Will&will – David Levithan et John Green

Ce livre, ça fait plus de 6 mois que je l’ai emprunté. Et ça fait deux fois plus longtemps que je voulais le lire. Mais je ne sais pas, je n’étais pas motivée, je trouvais que ce n’était pas le bon moment. Et puis j’ai finalement décidé de m’y mettre un matin. Comme ça, sans raison particulière, juste parce qu’il était le plus petit de ma pile, le plus léger et que pour emporter c’était mieux.

Et… je l’ai dévoré. Un véritable coup de cœur. J’ai rigolé aux éclats (souvent), j’ai pleuré (parfois) et je suis tombée amoureuse. Trois fois. D’un géant gay, Tiny Cooper, qui mange pour quatre. De son meilleur ami hétéro Will Grayson qui a deux règles dans la vie (1. Ne jamais trop s’investir. 2. Toujours la fermer) et un exemplaire de Persuasion dans sa bibliothèque. Et de will grayson, dépressif, gay lui aussi, qui regarde Orgueil et Préjugés (avec Colin Firth) avec sa mère et a appelé ses poissons rouges, Samson et Dalila. 

Continue Reading

Sherlock & Steven Moffat chez France 4.

SAM_2598.jpg

Et donc comme vous le savez sans doute si vous me suivez sur Twitter et/ou Facebook, j’ai eu la chance d’assister à l’avant-première de Sherlock, à France Télévisions mercredi dernier. Et pour ça, on remercie tout d’abord Elisha qui a gagné des places dimanche, et ensuite on remercie France 4  qui m’informe le lendemain que j’ai gagné des places moi aussi. J’ai profité des deux places bonux pour embarquer Alizée, ma copine dUnion Jacks et sa soeur.

19h55 : On retrouve Alizée et sa soeurette au T3 après avoir traversé le pont au pas de course. On avait rendez-vous à 19h45. Mais je ne m’inquiétais pas trop, une telle projection ne peut vraiment commencer sans Queen of the Hub.
20h05 : Qu’est-ce que je disais : les gens font encore la queue pour rentrer ! On en profite pour discuter, couiner sur Andrew Scott et David Tennant et critiquer les over-fans cosplayées.
20H15 : On rentre dans la salle. Et on s’installe… au 2ème rang ! Pendant que le gens se dévissent le cou à essayer d’apercevoir Steven Moffat et Sue Vertue dans le fond, moi je regarde en boucle les bandes-annonces sur l’écran : il y a Mitchell sur écran géant bon sang ! (ahahah)

IMG_20120215_202631.jpg(gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii)

20h35 (environ) : Petit speech de présentation, applaudissements et… ça commence ! Et c’est en VOST ! C’est parti pour 1h30 de A Scandal in Belgravia traduit chez nous par Un Scandale à Buckingham. Ne criez pas au scandale (ahahah bis), c’était un changement obligatoire : demandez donc à un français s’il connait le quartier de Belgravia – Buckingham lui parlera bien plus.

21h45 : Aaaaaaah il n’y a plus d’image ! 20 minutes avant la fin et juste après le « Jumbo Jet » de Moriarty. J’ai toujours dit que Moriarty était fort, mais je ne pensais pas qu’avec une rapide apparition à l’écran il bousillerait tout…

22h30 (environ) : C’est fini. Et c’est toujours aussi bien. Voire mieux sur écran géant. Le public semblait content. Ok, vu les réactions, beaucoup devaient être des fans qui avaient déjà vus l’épisode : suffisait de voir le nombre de fois où les gens rigolaient avant même que quelque chose se passe. C’était chouette, mais d’un autre côté ça gâchait un peu le spectacle… Ok, il y a de l’humour dans Sherlock, beaucoup même, mais souvent c’est un humour dramatique qui fait rire mais pas forcément s’esclaffer. Désolée, mais la scène avec Molly, moi elle ne me fait vraiment pas rire… Pouvaient pas se contenter de faire des coeurs avec la main et de couiner en silence comme moi ? Enfin, ce n’est que mon esprit de contradiction qui me reprend…

Arrive alors le moment tant attendu : questions/réponses avec Steven Moffat ! Je n’ai pas retenu toutes les questions, car pour certaines soit elles ne servaient à rien (Q : Qu’est-ce donc que Sherlock aurait bien pu offrir à Watson pour Noël? R : Rien. C’est Sherlock ! Il s’est probablement levé le matin sans savoir que c’était Noël), soit on connaissait déjà la réponse (Que pensez-vous de la version CBS de Sherlock ? R : No comment)(nan mais genre, vous allez pas sur Twitter ou quoi?)

SAM_2588.jpg
(trop gentille, je mets même pas de copyright)

Mais il y en avait des biens. Du genre : Pourquoi un tel Jim Moriarty ? Parce qu’Andrew Scott

Parce qu’il voulait quelqu’un de nouveau, de différent, de méconnaissable. Pas le méchant de la nouvelle ou le cliché qu’on voit déjà dans des tas d’autres films. Et puis au départ, nous ne devions pas découvrir qui était Moriarty dans l’épisode The Great Game. Il prévoyait de nous « présenter » que Gay!Jim et pas Moriarty!Jim. Mais Andrew Scott était tellement bon qu’il a finalement décidé de réécrire la scène finale pour faire apparaître Moriarty!Jim. Et bien moi J’APPROUVE A FOND !

Ou encore : D’où vient l’idée d’afficher les textes à l’écran ?

Et bien ça ne vient PAS de Moffat ! Mais de Paul McGuigan, réalisateur de l’épisode The Great Game () le tout premier épisode à avoir été tourné. Il y a beaucoup de textos dans cet épisode, et Paul McGuigan n’aime vraiment pas faire de plan sur les téléphones, alors il a décidé d’incruster les messages à l’écran. Moffat a trouvé cette idée stupide, jusqu’où jour où il est passé dans la salle de montage et a vu ça en action. Il a trouvé ça tellement bon qu’il a finalement inséré ça dans son épisode de A Study In Pink (dont il n’avait pas encore fini le script). Et depuis, tout le monde reprend sa brillante idée.

Ou bien : Que pensez-vous du Sherlock Holmes de Guy Ritchie ?

Au début, en voyant la bande-annonce, il pensait qu’il allait détester mais finalement il a adoré. Toutes les versions fidèles au canon ont déjà été faites, et quitte à faire une nouvelle adaptation de Sherlock Holmes type blockbuster hollywoodien, c’est la bonne façon de faire. Il n’a absolument rien contre, il trouve ça très bien et tant qu’à faire quelque chose, autant y aller radicalement – ce que Guy Ritchie a bien compris.

Et une autre question dont j’ai adoré la réponse : Mais pourquoi faire parler Sherlock aussi vite ?

Parce que personne ne réfléchit aussi vite que Sherlock Holmes. Et puis franchement, a-t-on envie d’un long discours d’explication sur le pourquoi du comment, plein de détails, de longueurs… Non ! On veut savoir vite et bien et passer à la suite. Alors Sherlock parle aussi vite qu’il pense. Et il faut féliciter Benedict pour ça. La question avait été posée par le directeur en charge du doublage.. Moffat lui a dit qu’il compatissait avec le doubleur mais que bon… que dire de Benedict qui doit réciter tout ça, à cette vitesse, SANS LE SCRIPT ! Donc voilà, désolé, mais « no taking back ».

SAM_2590.jpg
(A ce moment-là, Mr Moffat essaye de déchiffre les hiéroglyphes sur le carnet de l’interprète)

J’ai filmé les questions/réponses et comptait faire un transcript des réponses. Sauf que chez 3xcusemyfrench quelqu’un l’a déjà fait. Aussi, comme je sais que les 3/4 de mes lecteurs comprennent l’anglais, je vous invite à aller lire l’intégralité des questions et réponses LA BAS.

Vers 23h, fin des questions/réponses. On nous invite à rejoindre le bar et le buffet tandis que Steven Moffat reste dans la salle avec les journalistes. Une vingtaine de minutes plus tard, on voit un attroupement près de la porte de la salle de projection : Steven Moffat est de retour ! Vu le monde autour, vu son air fatigué et vu sa façon de signer, je suis restée dans mon coin (qui était pas si mal: sa femme était derrière moi) – avoir un autographe c’est bien, mais que cet autographe ait une histoire c’est mieux. Et là, j’avais vraiment l’impression d’être de retour à la stage door de Much Ado About Nothing, mais avec cette fois Steven Moffat où l’artiste signe tout ce qu’on lui mettait sous le nez sans vraiment faire attention tellement il est fatigué. Et j’avais encore moins envie quand les gens sont retournés lui demander photos et autographes alors que tout ce qu’il voulait c’était partir…

Finalement, Steven Moffat arrive à partir. On reste encore un peu dans le coin, à attendre notre chauffeur et surtout à attendre l’une des gentilles demoiselles qui m’avaient dit qu’on pourrait prendre les affiches promos après le départ de ce cher Moffat. Sauf que ces affiches (réservées, je tiens à le dire) elles nous sont passées sous le nez, malgré mes protestations et explications. Merci aux membres du forum français. Mais bon, je “rouspète” encore (car, en effet, comme me l’a si gentiment fait remarquer une membre, je n’ai pas arrêté de rouspéter). Enfin, j’ai quand même réussi à récupérer une affiche promo. Et sans oublier de remercier l’une des deux demoiselles en partant. (parce que oui, je rouspète, mais au moins je fais pas les choses en douce et je suis polie)

Enfin voilà. Une excellente soirée, un excellent épisode, un excellent Moffat et tout ça, en excellente compagnie.

Merci une fois encore à France Télévisions pour la très bonne organisation et les invitations. On recommence quand vous voulez ! (Pour la prochaine saison de Being Human ??)

Oh et pour info : à partir de demain, France 4 rediffuse la saison 1, avant d’enchaîner sur la saison 2 les 10, 17 et 24 mars ! Juste avant la sortie du DVD prévue pour le 24 avril !

Continue Reading

Sherlock – Saison 1 [BBC – 2010]

tumblr_l8d2l01iDZ1qa7kauo1_500.gif

Ce n’est un scoop pour personne, j’aime les séries britanniques car je ne suis jamais déçue. Ne me demandez pas pourquoi, mais il suffit qu’une série ait le label “britannique” pour être sure que la qualité sera au rendez-vous.  Alors oui bien sur, il y a des ratés des fois, mais c’est rare. Et sinon, même dans ces ratés, on arrive à trouver du bon.

Mais là, c’est une réussite. Car nous parlons de Sherlock Holmes ! Et de Steven Moffat et Mark Gattis, à qui nous devons une partie de Doctor Who – rien qu’avec ça, on sait d’ores et déjà qu’on a affaire à du lourd. Ajoutez à cela des acteurs brillants, et une transposition moderne de la vie du célèbre détective, et vous voila face à une série quasi-parfaite (car chacun le sait, rien ne peut vraiment être parfait)

Venons-en aux faits : en août dernier, la BBC a diffusé une nouvelle série en 3 épisodes, de 1h30 chacun. Sherlock que ça s’appelle. Avec Benedict Cumberbatch dans le rôle du brillant détective, et Martin Freeman dans celui de son fidèle ami et associé John Watson. L’idée n’était pas de faire une énième adaptation des aventures du héros de Conan Doyle, mais plutôt de faire dans la nouveauté et donc de faire revivre ce détective deux siècles plus tard, au XXIème siècle.

Tous les personnages importants sont là : Sherlock et Watson bien sur, mais aussi l’inspecteur Lestrade, Moriarty, Mycroft Holmes, Mrs Hudson, les “irregulars”, et j’en passe. Et leurs principales charactériques sont là elles aussi : Sherlock est toujours ce sociopathe égocentrique et brillant, attentif aux détails, fan de violon, détestés de ses congénères mais respecté de tous et toujours aussi ignorant des relations humaines. Watson lui est bien ce médecin de guerre, revenu blessé, patient mais pas trop, fidèle ami apportant la part d’humanité qui manque tant à Sherlock. La différence est que nous sommes au XXIème siècle maintenant – de nos jours, Watson raconte ses exploits et ceux de son ami sur son blog, tandis que Sherlock lance des énigmes sur son site, est totalement accro aux sms et a remplacé la pipe par les patchs de nicotine et le chapeau par l’écharpe.

tumblr_l7zzgc7jKK1qd68kdo1_500.jpg

L’intérêt aussi en transposant Sherlock au XXIème c’est qu’on peut aller beaucoup plus loin grâce aux nouvelles technologies. Surtout sur le plan de la mise en scène – et c’est d’ailleurs ça qui, pour moi, rend cette série aussi magistrale. Et dès les premières minutes on est servis : une conférence de presse, tous les présents recoivent un sms en même temps, personne ne le lit à voix-haute… mais nous savons quand même ce qu’il est écrit car le texte apparait à l’écran. Un autre passage qui m’a fait crier au génie est lorsque nos deux héros se lancent à la poursuite d’un criminel… là nous entrons carrément dans la tête de Sherlock : il a mémorisé dans sa tête tout le plan de Londres, et pendant la poursuite nous suivons ses pas, nous savons où ils sont et où est le fugitif. Magistral vous dis-je !

tumblr_l8ivxxCyp21qa7kauo1_500.gif

Sur le point du scénario, là encore rien à redire. Mais venant de Moffat et Gatiss, deux fans de l’original, c’était à prévoir. Les crimes en eux-mêmes ne sont pas forcément des plus originaux il faut l’avouer, mais le mobile des criminels oui. Surtout dans l’épisode 1, A Study In Pink, et le 3, The great GameDe plus, l’humour omni-présent et la mise en scène plutôt dynamique nous font passer une très agréable heure et demi à chaque épisode – même si il est à noter que l’épisode 2 lui comporte quelques longueurs.

Concernant l’interprétation, et bien, tous les acteurs sont anglais, ce qui veut déjà tout dire ! Choisir des acteurs connus mais pas trop, fut une excellente idée. Benedict Cumberbatch est absolument bluffant en Sherlock Holmes – il a su parfaitement retranscrire toute la singularité de ce personnage haut en couleurs, ignorant des choses les plus simples de la vie, mais toujours à l’affût du moindre détail. Martin Freeman lui nous interprète un John Watson à l’esprit torturé, blessé physiquement et mentalement par la guerre, et qui au contact de Sherlock va petit à petit s’ouvrir aux autres et reprendre confiance en lui. (j’aime Watson).

J’ai volontairement omis de mentionner Moriarty. Et un conseil : si vous ne connaissez pas Andrew Scott, et bien ne cherchez pas à le connaître; ni à savoir à quoi il ressemble avant d’avoir regardé la série, vous n’en serez que plus surpris(e) !

tumblr_l8fwe8kGtN1qd68kdo1_500.jpg

Voila un autre point fort de cette série : la relation Holmes/Watson. Même sans connaître l’histoire originale, on sent dès le départ que ces deux-là sont fait pour s’entendre, et ce même si Sherlock vit dans son monde, tandis que John vit dans le monde réel. Ce qui au départ n’était qu’une simple colocation (difficile en ce qui concerne Watson parce qu’il faut en avoir de la patience pour vivre avec Sherlock), va vite se transformer en une grande amitié, et ces deux-là vont apprendre à s’apprécier, se soutenir, et surtout à compter l’un sur l’autre… Les scènes entre eux sont tantôt comiques, tantôt dramatiques, mais toujours savoureuses (oui je sais, ma phrase ne veut pas dire grand chose, mais vous avez saisit l’essentiel) – je suis tout particulièrement fan de leur discussion au restaurant dans le premier épisode.

Vous l’aurez compris, Sherlock est LA série du moment, pour ne pas dire de l’année. LA série à ne pas rater. LA série qui vous donnera envie de relire tous les Conan Doyle. LA série qui vous poussera à faire attention aux moindres détails. Mais surtout LA série que vous regretterez d’avoir regardé parce qu’après il vous faudra attendre 1 an pour avoir la saison 2 – et avec un tel final, croyez-moi, l’attente va être longue..

Continue Reading